En stage pastoral à St-Gabriel

Alex Perrine :
«Les paroissiens participent
à ma formation»

Depuis août dernier, le séminariste rodriguais Alex Perrine, originaire de Roseaux, est en stage pastoral d'une année dans la paroisse St-Gabriel. L'objectif de ce stage, explique-t-il, est de permettre au séminariste de se replonger dans les réalités pastorales de l'île. Alex s'occupe de trois pôles d'activités : la catéchèse, les activités des mouvements et autres forces vives d'Eglise sur la paroisse et les activités paroissiales. «Je prends le temps nécessaire pour observer ce qui se passe dans les villages. Je vais également à la rencontre des conseils pastoraux de villages pour voir leurs besoins réels et je porte une attention spéciale aux jeunes. J'accompagne quatre villages sur le territoire paroissial :
St-Gabriel, Le Chou, L'Union et Soupir.»

Le séminariste est aussi engagé dans la Commission jeunes et celles de l'inculturation et de la catéchèse. Les lundis, il participe aux rencontres de coordination des permanents des mouvements d'action catholique au Centre-Carrefour. Comme stagiaire, Alex Perrine travaille en étroite collaboration avec le père Eddy Coosnapen pour porter le projet pastoral de la paroisse. «Je fais bien comprendre aux paroissiens que je suis en insertion pastorale, ce qui veut dire qu'eux aussi participent pleinement et activement dans ma formation ... En somme, j'applique dans les réalités locales toutes les théories que j'ai apprises.» En août prochain, le séminariste regagnera la France pour poursuivre sa formation. Pour rappel, Alex Perrine était religieux chez les Frères auxiliaires pendant neuf ans à Maurice.

Jean-Gérard Gaspard

Line

Financement

Caisses jeunesse :
développer
la débrouillardise

L'Association coopérative caisse villageoise Lévé Déboute mise sur l'esprit d'entreprise des jeunes. Après avoir créé les 63 caisses villageoises destinées aux personnes vulnérables, l'Association se tourne vers les jeunes. Depuis l'année dernière, quatre caisses jeunesse ont été créées, notamment à Malabar, La Ferme, Grande-Montagne et Camp-du-Roi et 70 jeunes sont touchés par ce projet.

Avant de créer une caisse jeunesse, précise Wensley Emilien, promoteur de cette coopérative, un travail de conscientisation permet aux jeunes intéressés à avoir confiance en eux-mêmes et à maîtriser le goût du risque. Suit alors la formation sur la tenue d'un livre de comptes, sur comment calculer le prix de revient, sur le marketing et enfin à mieux comprendre leur environnement social et économique. L'objectif étant de permettre à ces jeunes d'avoir accès aux outils techniques et financiers pour garantir leur autonomie. «Nous leur expliquons qu'il ne faut pas mélanger budget familial et budget du projet. Nous décourageons la vente à crédit. Nous travaillons avec ceux ayant échoué le CPE», explique Wensley Emilien.

Avant que tout jeune ne se lance dans un projet, il bénéficie d'un solide travail d'accompagnement. Pour Christiane Agathe, présidente de l'Association, ce projet «est un moyen de combattre la pauvreté. Nous encourageons les jeunes à développer l'esprit de débrouillardise afin de mieux se prendre en charge.»

Cependant, pour bénéficier d'un prêt, il faut être membre de la Caisse jeunesse. L'intéressé doit avoir entre 18 et 30 ans. Il doit s'acquitter d'une contribution mensuelle de Rs 10, après un droit d'entrée de
Rs 20. Le prêt accordé varie entre Rs 1 000 et Rs 4 000, avec un taux d'intérêt de 6% sur une période de 12 mois. A noter que le bénéficiaire a une période moratoire de 2 mois avant le remboursement. Rappelons qu'à ce jour, 89 microprojets ont été approuvés pour un total de Rs 240 000. Les secteurs privilégiés par les jeunes sont l'agroalimentaire, l'élevage de porc, l'agriculture, la photographie, la pâtisserie, la coiffure et l'apiculture.

Christian Raboude

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