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«Jeudi, les jeunes
ont témoigné de leur ras-le-bol»

* Prochain rendez-vous le 9 mars

Après la manifestation qui s'est tenue dans les rues de Port-Louis le jeudi 22 février dernier et à laquelle avaient participé les membres des plateformes citoyenne et nationale et satisfaits de cette première mobilisation, les deux rassemblements se préparent à poursuivre leur combat.

«Nous sommes extrêmement satisfaits en ce qu'il s'agit de la marche de jeudi. Nous ne nous attendions pas à une si grande foule», déclare, d'emblée, Yaya Paraouty, membre de la Plateforme nationale. Sentiment partagé par Christian Lecordier, de la Plateforme citoyenne : «Cette manifestation a été extraordinaire.»

Alors que Yaya Paraouty salue la participation des élèves, qui ont, selon lui, «montré qu'ils sont conscients de leur avenir» et «ont fait des slogans où ils prennent eux-mêmes position», Christain Lecordier fait ressortir que la manifestation du jeudi 22 a vu la participation de toutes les composantes de la Nation mauricienne. «Ceux qui voulaient associer cette manifestation à quelque chose de communal en sont pour leurs frais. L'île Maurice ne peut rester insensible à la cherté de la vie et à cette affaire de frais d'examens.»

7 000 manifestants

Pour Yaya Paraouty, cette manifestation a été loin d'être une affaire politique. «Il y avait 7 000 personnes, dont 5 000 collégiens. Le ministre Gokhool, en disant que c'était une manifestation politique, essaie de trouver des excuses. Il dit qu'il n'y avait pas de parents, alors que des parents sont venus de diverses régions de l'île, dont Grand-Gaube et Cité-Mangalkhan. Les gens sont aujourd'hui très en colère.»

Parlant de l'attitude des collégiens lors de cette marche, Yaya Paraouty a déclaré que la manifestation de ces derniers devant le Parlement, devant le bureau du Premier ministre et le fait que certains s'en sont pris à une voiture

«est très symbolique. Cela montre que les jeunes se révoltent contre le gouvernement. C'est un cri de douleur, un sentiment de dégoût».

Manif du 9 mars

Désormais, les deux plateformes réfléchissent sur la marche à suivre. D'ailleurs, la Plateforme citoyenne organisera une grande rencontre au collège du St-Esprit, Quatre-Bornes, le samedi 3 mars à 14h30, pour faire le point sur la situation. «Ce sera une réunion d'une grande importance où une décision finale de la Plateforme sera communiquée», fait ressortir Christian Lecordier.

De son côté, la Plateforme nationale se prépare pour une nouvelle grande manifestation le vendredi 9 mars prochain à Rose-Hill. Le «carnaval de protestation» rassemblera les membres de la Plateforme, des collégiens, des parents et des membres de divers partis politiques. «La marche débutera à la place Margéot pour se rendre à la rue Edward VII, où se tiendra une animation musicale. Ce sera encore un exercice de conscientisation.» Selon Yaya Paraouty, le bruit court que les élèves profiteront de cette journée pour boycotter la lecture du message du Premier ministre, qui se fait traditionnellement dans chaque établissement scolaire. «C'est une initiative des élèves», précise-t-il.

La Plateforme nationale a également remis une lettre au Premier ministre, le mercredi 28 février, sollicitant une rencontre pour dialoguer.

Martine Théodore

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