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Table-ronde autour de la lettre pastorale 2007


Echanges sur les enjeux
socio-économiques

Table-ronde de «La Vie Catholique» autour de la
Lettre pastorale 2007 avec des personnes issues de différents milieux, ayant des responsabilités différentes et donc, confrontées à des impératifs différents.
Occasion de réfléchir, de partager, de débattre
et de faire ensemble un bout de chemin.

Appréciation générale de la Lettre pastorale

Gérard Garrioch : «On sent dans l'analyse du volet économique que le monde du travail et de l'emploi inquiète Mgr Piat. Il se pose de bonnes questions, sans toutefois nécessairement y apporter les bonnes réponses. Dans ce sens, il fait preuve d'une certaine «naïveté». Faire un appel à la solidarité, c'est bien, mais pour partager la richesse, il faut d'abord la créer. Quant au volet qui concerne plus directement l'Eglise, on sent son grand chagrin devant les soubresauts qui secouent cette institution.»

Mario Jolicœur : «Je décèle beaucoup de ressemblance entre la Lettre pastorale 2006 et celle de 2007. Surtout au niveau de l'introduction, où Mgr Piat livre en quelque sorte sa personne, son état d'âme. On sent l'évêque fortement interpellé par ce qui se passe dans le pays et dans l'Eglise. Toutefois, il reste assez évasif sur les grands défis du monde, mais va très loin sur la question interne de l'Eglise : la pastorale, la fragilité du sacerdoce, le visage de l'Eglise de demain... Ce faisant, Mgr Piat rejoint la lignée des grands prophètes qui, à temps et à contretemps, annoncent, dénoncent, tout en insistant sur une spiritualité d'espérance.»

Jane Ragoo : «L'évêque met bien le doigt sur la plaie des problèmes sociaux. Mais je ne suis pas d'accord avec ses solutions. J'ai comme l'impression qu'il échoue à son devoir en encourageant à espérer. Il semble nous dire de prier et nous trouverons les solutions à nos problèmes. Mais le Christ nous montre aussi qu'il faut lutter ; d'ailleurs, il a commencé à revendiquer à 12 ans.»

Jacques Pougnet : «Cette lettre arrive au bon moment. Car Mgr Piat nous invite tous à prendre conscience, de façon réaliste de ce qui nous attend : mondialisation, libéralisme économique et surtout, la disparition des mesures de protection... La lettre insiste fortement sur un point : le libéralisme implique la responsabilité, la solidarité. Certes, l'évêque ne propose pas des solutions à nos difficultés, mais il nous invite à réfléchir à en trouver nous-mêmes. A nous mettre en marche avec espérance, cela en dépit de la morosité..»

Appréciation de la démarche

Jane Ragoo : «C'était une excellente occasion de connaître d'autres personnes, d'enlever certains malentendus.»

Mario Jolicœur : «La Vie Catholique inaugure dans sa manière de faire une petite révolution à l'intérieur de l'Eglise. Il faut pousser encore plus loin. Penser à des dialogues prêtres/laïcs, entre les religions... Le tout dans l'optique de toujours mieux se comprendre.

«La lettre de Mgr Piat est un plaidoyer très fort pour que les croyants découvrent une Eglise dont la raison d'être est tout ce qui fait la vie humaine. Une Eglise dont la foi est incarnée.»

Jacques Pougnet : «Ce fut un exercice valable J'avais quelques appréhensions au départ. Nous avons certes eu des lectures différentes. Je pense que l'évêque a fait un constat et fort de celui-ci, il nous invite à prendre nos responsabilités, à vivre la solidarité et l'espérance..»

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