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Célébration du 1er-Février à L'Union

Les travaux avaient débuté l'année dernière pour créer, à côté du tombeau de l'administrateur et agriculteur Philibert Marragon, un haut lieu de mémoire pour les esclaves à Rodrigues. En effet, l'ancien petit terrain de football du village de L'Union, dans le sous-bois, a été transformé en un lieu bien aménagé pour rendre hommage à nos ancêtres esclaves. Cette année, une plaque commémorative a été dévoilée pour marquer ce haut lieu de mémoire. La cérémonie a réuni une bonne foule autour des élus de la majorité et de la minorité. Un programme bien étoffé avait été préparé par la commission de l'Education, des Arts et de la Culture, avec discours de circonstance, dépôt de gerbes, récitation de poèmes, danse et musique ainsi que des interventions sur l'histoire de l'esclavage à Rodrigues.

Célébration de la vie consacrée

Appelés,
consacrés, envoyés

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Les personnes consacrées dans la vie religieuse ou dans un institut séculier se sont retrouvées en l'église de Port-Mathurin, avec la communauté paroissiale, pour la messe de 7h00 le dimanche 4 février dernier. Une messe présidée par Mgr Alain Harel en présence du curé de la paroisse, le père Jocelyn Patient. Occasion de prendre conscience de la place et de la diversité des vocations dans la vie consacrée au sein du vicariat apostolique de Rodrigues. Les congrégations présentes sont : les Filles de Marie, Marie-Réparatrice, les Frères auxiliaires, les jésuites et l'Institut séculier Oblate missionnaire de Marie. Les organisateurs ont choisi comme thème: Appelés, consacrés, envoyés, quel défi pour le monde ?

L'innovation, cette année, a été la prise de parole des laïcs sur la vie consacrée. En effet, des questions ont été posées à différentes personnes sur les aspects de la vie religieuse et consacrée. Isora, de Grand-Baie, trouve que le célibat demeure une grande question pour les jeunes d'aujourd'hui.

Interrogée, Madeleine Meunier est émerveillée devant la disponibilité des consacrés, qui ont, souvent, à déménager pour annoncer la Bonne Nouvelle. Elle a parlé de l'évolution du style de vie des consacrés. Il y a aujourd'hui une plus grande proximité avec les religieux/es et ils sont plus accessibles. Elle entrevoit la vie communautaire des personnes qui ne l'ont pas nécessairement choisie comme une difficulté.

Pour Antoinette Prudence, également interrogée au cours de la célébration, les consacrés doivent s'interroger sur leur manière d'intégrer les priorités du vicariat apostolique dans leur apostolat. Les priorités, selon elle, touchent à la promotion des valeurs familiales, à l'inculturation et à la présence active des chrétiens dans le monde. Elle est d'avis que les consacrés ont une place indispensable dans la vie et la mission de l'Eglise. Mgr Alain Harel a remercié les consacrés pour leur présence et tout ce qu'ils apportent pour la vitalité du vicariat apostolique de Rodrigues. Il a souhaité qu'il y ait une suite aux différents sujets abordés par les laïcs. Cette célébration a été aussi l'occasion pour les consacrés de renouveler ensemble leur engagement.

Benoît Jolicœur


Ecologie


Ardeti : «L'exploitation des bambaras,
une menace pour le tourisme»

L'Association rodriguaise pour un développement touristique intégré (Ardeti) a rencontré la presse le mois dernier pour parler de la situation touristique dans l'île. Son président, Jean-Pierre Lim Kim, était entouré de Maxi André et de Christophe Meunier. Il a mis l'accent sur l'importance de la promotion de Rodrigues comme île écologique. Il a tiré la sonnette d'alarme concernant la situation de l'environnement marin quant à l'exploitation sans contrôle des concombres de mer (bambaras) dans le lagon de Rodrigues.

Cette pratique constitue une menace pour les plages. «Au bord des côtes actuellement, il y a des endroits où l'on ne peut plus respirer à cause des odeurs de déchets de bambaras.» D'après une étude menée par Shoals Rodrigues, qui travaille en collaboration avec l'Ardeti, les bambaras sont indispensables pour la préservation de l'écosystème marin. L'association fait appel aux autorités afin qu'il y ait un contrôle dans ce secteur.

Selon Christophe Meunier, il est très important de recueillir les impressions des touristes qui visitent Rodrigues afin d'améliorer les services offerts. C'est pourquoi la nouvelle association va entreprendre une enquête auprès des touristes.

L'accès aérien a été un autre point abordé par l'association. Les membres souhaitent la réouverture de la ligne Réunion/Rodrigues. «Nous avons beaucoup de clients à l'île de La Réunion qui souhaitent venir directement à Rodrigues parce qu'ils ne veulent pas perdre de temps à Plaisance pour le transit, la récupération des bagages», déclare Maxi André. Il souhaite que le gouvernement accède à la demande de Catovair pour assurer la desserte Réunion/Rodrigues.

Benoît Jolicœur


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