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Mgr Piat en «pèlerinage» auprès des mouvements de jeunes du diocèse

Après les visites pastorales dans les paroisses en 2004/05, Mgr Maurice E. Piat ira à la rencontre des mouvements de jeunes du diocèse. Un «pèlerinage» qui s'échelonnera du 10 février au 25 mars prochains. Et qui culminera le 1er avril prochain, au Thabor, avec la célébration de la Journée nationale de la jeunesse : une grande rencontre entre l'évêque et l'ensemble des jeunes qui constituent les mouvements diocésains.

L'organisation de ces rencontres est coordonnée par la Pastorale jeunes. «Tous les mouvements de jeunes sont concernés par cet exercice, dont les objectifs sont la redécouverte de leur charisme ainsi que leur contribution à la mission d'évangélisation des jeunes», explique Suze Chelliah, secrétaire de la Pastorale jeunes.

Chaque rencontre réunira quelque 150 jeunes, qui parleront au nom de leur mouvement respectif. Et pour respecter le calendrier et permettre l'expression la plus large, l'évêque rencontrera tantôt un mouvement seul ­ surtout dans le cas où celui-ci regrouperait beaucoup de membres -, tantôt un regroupement de mouvements.

«Il y a un grand désir de la part de l'évêque et de la pastorale des jeunes `a ce que les jeunes puissent s'exprimer, dire cequ'ils vivent et voir comment cheminer ensemble, ajoute le père Steves Babooram, responsable de la pastorale des jeunes. C'est aussi l'occasion de partager la nouvelle vision de la pastorale qui se met graduellement en place.»

L'effervescence est grande en ce moment au sein des mouvements de jeunes du diocèse. Ainsi, la salle de la paroisse Sainte-Anne, Stanley, était prise d'assaut, le samedi 27 janvier dernier, par le Youth Encounter Spirit (YES) et le Groupe 40.

Effervescence et motivation

Le chantier s'avérait immense : présentation du YES et du Groupe 40, de leur fondation à ce jour, mise en lumière des joies et difficultés des membres ainsi que des inévitables défis qui pointent à l'horizon.

«C'est à nous - le YES, le Groupe 40 et les Pèlerins d'Espérance - d'être parmi les premiers à ouvrir le bal, explique Sœur Maud Adam, coordinatrice spirituelle du YES. «Les jeunes sont motivés, enthousiastes, commente Alain Petite, responsable des servants d'autel. Cette rencontre vient définitivement combler un vide.» Le langage est similaire chez Linley Brunet, de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), qui accueille cette initiative avec une grande joie.

Aller vers et écouter

«C'est important que l'évêque soit au courant de ce qui se vit au sein des divers mouvements, explique-t-il. Ce coup d'œil, ce regard servent aussi à nous motiver.» Alors que pour Antonio Latour, de FIAT Jeunes, que «l'évêque se déplace et aille vers les jeunes» vient confirmer et réaffirmer la volonté de leur faire de la place. C'est une «excellente chose» que l'évêque se mette à l'écoute des «attentes et des aspirations» des jeunes, se réjouit Danielle Laville, du Youth Alive.

Jonathan Ravat, du groupe Jeunes pour la solidarité et la justice (JSJ), ne tarit pas d'éloges sur cette initiative. «C'est une aubaine, s'exclame-t-il, une occasion de travailler d'abord sur nous-mêmes personnellement, sur notre mouvement. Une occasion de remise en question, d'examen de conscience, de poser certaines bonnes questions au sujet de notre charisme, de notre fonctionnement, de notre ancrage dans la foi et la vie. Une occasion rêvée aussi pour connaître de manière plus profonde d'autres mouvements.»

Et Jonathan Ravat et Linley Brunet d'affirmer que le travail de préparation en commun a d'ores et déjà permis de tisser des liens entre membres de différents mouvements qui, jusque-là, ne se connaissaient qu'assez superficiellement.

Enrichir la pastorale

«Nous sentons fort bien que ces rencontres avec l'évêque ne peuvent que servir l'unité, la cohésion, déboucher sur une vision plus large de part et d'autre, enrichir notre pastorale et jeter de solides bases pour une Eglise communion», analyse Jonathan Ravat.

Une occasion, comme le dit le père Babooram de «créer des réseaux au niveau des différentes forces au sein des mouvements de service. De travailler ensemble à la même cause. D'avoir des repères clairs pour mieux servir les jeunes dans le diocèse.»

Les jeunes mettent beaucoup de soin dans leur présentation - une préparation qu'ils jugent «demanding». «Elle ne peut pas être stéréotypée, robotique ou mécanique», concède Jonathan Ravat. C'est «avec sérieux que nous nous y attelons», ajoute Linley Brunet, qui y voit là «une occasion en or de partage autour de la spécificité de la JOC». Et Sr Maud Adam d'ajouter avec conviction : «Il nous semblait essentiel de trouver un moyen attrayant pour transmettre notre réflexion ; aussi, avons-nous opté pour le PowerPoint.»

Antonio Latour, lui, porte le souci qu'un maximum de jeunes soit présent à ce rendez-vous. «On comprend que l'évêque ne puisse pas rencontrer tous les jeunes. Mais que les aînés qui les encadrent leur fassent de la place pour ce face à face avec l'évêque», plaide-t-il.

Quelle suite à ces rencontres ? Comment partager notre vécu avec les autres ? Ces questions interpellent fortement Danielle Laville. Alors plusieurs rêves germent chez Jonathan Ravat. «Rêvons de telles rencontres demain pour d'autres mouvements de notre diocèse : les mouvements de famille, les mouvements sociaux... Rêvons un jour de telles rencontres au sein du monde chrétien...»

D'autant plus que tout dialogue, effectué dans un réel esprit de partage, est toujours bon à prendre.

Danièle Babooram

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