p.11foto1

Déclaré à la presse

BEC : «C'est à l'Etat de prendre
en charge les frais d'examens»

Rencontrant la presse, vendredi dernier, les responsables du diocèse ont présenté officiellement la nouvelle équipe du Bureau de l'éducation catholique (BEC) et parlé des principaux chantiers de cette année. Y étaient présents : Mgr Maurice E. Piat, Gilberte Chung, directrice du BEC ; Alain Doolub, nouveau secrétaire de la RCEA ; Emilie Rivet-Duval et Jimmy Harmon, nouveaux membres de l'équipe, ainsi que l'ancienne équipe : Hervé de St-Pern, Daniel Merven, Arlette Ahnee et le père Vittorio Costanzo.

Mgr Maurice E. Piat a rappelé que le BEC «n'est pas un organisme de contrôle», mais qu'il est «au service des collèges secondaires et écoles primaires catholiques de l'île». Et cette mission, précise-t-il, s'articule autour de quatre axes : une éducation intégrale qui vise à l'épanouissement de l'enfant; une éducation pour tous, qui vise les divers milieux sociaux et divers niveaux (d'où la création de la filière prévocationnelle) ; une ouverture aux services (écoles complémentaires) ; une éducation à la foi (l'impact de sa foi dans son épanouissement).

Gilberte Chung, nouvelle directrice du BEC, a dit prendre ses nouvelles responsabilités avec «calme et sérénité». Ses deux mots d'ordre: inclusion, soit école pour tous, et confiance. Les cinq axes prioritaires de son travail seront : a) Le service de l'enfant, avec l'enfant et autour de l'enfant ; b) La continuité, avancer avec les projets déjà enclenchés ; c) Placer l'enfant au centre de son apprentissage ; d) Partenariat renforcé avec l'Etat ; et, e) L'esprit d'équipe.

Frais d'examens de SC et de HSC

Interrogée sur la hausse importante des frais d'examens de SC et de HSC, Gilberte Chung a affirmé que plusieurs élèves issus de milieu modeste ou de la classe moyenne seront pénalisés. Surtout les familles qui doivent payer deux fees (SC et HSC). Même si les «collèges catholiques ont toujours trouvé des solutions pour les élèves qui ne pouvaient payer leurs frais d'examens», elle a affirmé que «c'est à l'Etat de prendre en charge ces frais».

«Si on veut que les jeunes Mauriciens aillent le plus loin possible dans leurs études secondaires et soient nombreux à entreprendre des études universitaires, il faut dépenser moins ailleurs et investir davantage dans l'éducation. C'est un acte de foi à faire dans l'avenir», a affirmé Hervé de St-Pern, pour qui la compétition du A+ ne fait que gangréner toute possibilité de vraie réussite. «C'est malsain comme mentalité.»

Sandra Potié

Line

Projet «Terre-Nouvelle» : constat accablant des ONG quant à l'inaction et au manque de volonté politique

Dans un document remis, entre autres, au Premier ministre et aux ministres concernés, le collectif qui s'est mobilisé pour l'accompagnement et le relogement des 76 familles «très vulnérables» à Terre-Nouvelle, Bambous, fustige les nombreux couacs administratifs et le manque de volonté politique pour faire avancer ce dossier.

Ce collectif, qui regroupe Caritas île Maurice, le Comité catholique pour la justice, le Mouvement social Débarcadère, le Mouvement social de la jeunesse mauricienne et le Service d'écoute et de développement de Caritas Sainte-Marie-Madeleine, fait, dans le document remis aux autorités, un relevé chronologique des événements ayant mené à l'occupation illégale d'appartements de la NHDC peu avant les dernières législatives. Il relate également les différentes péripéties dans les démarches entreprises depuis pour que les 78 familles puissent être correctement logées.

Les cosignataires de ce document de 41 pages rappellent que leur objectif n'est pas «seulement de construire des logements pour ces familles». Mais qu'il s'agit maintenant «de trouver une solution à long terme qui puisse satisfaire toutes les parties en cause et qui tienne compte de la dignité et du respect de la personne humaine». Soit, mettre l'accent «sur la nécessité de proposer un projet plus humain».

Les cosignataires de ce rapport clinique déplorent que les différents ministères et départements concernés se contredisent souvent, ce qui ne manque pas de retarder la concrétisation de ce projet de construction de logements. Par exemple : les autorisations strictes à l'effet que les logements à construire devaient être en bois et tôles de deux chambres de 11 pieds par 11 pieds, sans toilettes, sans salle de bains et sans cuisine. Le financement de Rs 40 000 provenant du Trust Fund. Ce dernier «objecte à ce que cette somme puisse servir autrement que pour la construction en bois et tôles des deux chambres par famille». Refus également du Trust Fund à «toute proposition visant à utiliser les Rs 40 000 pour couvrir au moins en partie les frais de construction de maisons en dur».

Appel est donc lancé aux autorités et à l'ensemble des citoyens de la République. Les cosignataires précisent que «l'absence d'informations vérifiées et vérifiables peut engendrer des incompréhensions». Ils rappellent que, vu la grande précarité de ces 76 familles, «une action prioritaire et l'engagement de tous est nécessaire». Le souhait des auteurs de ce rapport, est-il précisé, est que sa «lecture enclenchera vite l'action de tous ceux qui sont en position d'autorité et ont le pouvoir de faire avancer le projet». La balle est désormais dans le camp des autorités.

Erick Brelu-Brelu


retour