Jean-Bernard Moutia, employé de banque :

«J'ai 31 ans. Employé d'une banque commerciale. Membre du groupe interreligieux Mosaique et de Solidarité Palestine. L'année dernière, j'étais un des animateurs du Groupe 40 Fondamental II à Siloé et j'étais, de 2003 à 2005, le trésorier de la Pastorale des jeunes.

Nostra Aetate :

Le premier cours que j'ai suivi fut Nostra Aetate avec père Raymond Zimmerman. Pour moi, cela a été une découverte et le début d'un cheminement de formation et de foi. La déclaration conciliaire Nostra Aetate me force à faire une démarche spirituelle personnelle pour mieux connaître Jésus-Christ et faire une ouverture aux autrement croyants que je côtoie tous les jours. Suivre le cours de Nostra Aetate n'a pas été qu'un exercice intellectuel ou académique. Ce cours m'a permis de m'engager concrètement là où je suis dans un dialogue avec mes frères et sœurs hindous et musulmans. Nostra Aetate a changé mon regard et aussi ma manière de vivre ma foi chrétienne avec les autres.»

Spiritualité ignatienne :

«Vivre ma foi au milieu d'autres croyants m'a demandé de faire un pèlerinage intérieur et de me mettre sous la conduite du Christ. Dialoguer avec les autrement croyants me demande sans cesse de relire ma vie avec le Christ et à la lumière de l'Evangile. J'ai passé une année à découvrir le visage du Christ dans ma vie. Découvrir que Dieu n'a qu'un désir: de se faire aimer et partager ma vie. C'était aussi une année où j'ai appris la discipline dans la prière. Une année où j'ai vécu le silence pour accueillir la Parole et où j'ai compris l'importance de la contemplation.

Cette expérience spirituelle est la fondation sur laquelle j'ai bâti pour m'engager après dans un service d'Eglise. Ce parcours me renvoie sans cesse à la mission et au monde.»

Martine Aliphon, Relationship Advisor à Barclays Prestige Banking:

«C'est par hasard que je me suis inscrite au cours de Leadership social au cours duquel j'ai appris que l'enseignement social de l'Eglise nous rappelle que l'engagement de chaque baptisé est de faire avancer la condition humaine.

Les différents modules ne sont pas le fait du hasard, mais bien organisés et réfléchis. Ils sont complémentaires. Par exemple, l'histoire de Maurice nous a fait découvrir les origines de différentes composantes de notre société et le poids de l'histoire de chacune de ces composantes.

L'économie a été un rappel de notre réalité économique, un rappel terre à terre et objectif. L'animation de groupe est venue démystifier le leader traditionnel et présente le leader d'aujourd'hui à l'écoute des membres de son groupe et non pas en dictant sa pensée et ses propres convictions. Le cours sur le travail social a été le déclic par l'approche humaine et chrétienne envers le pauvre et les défavorisés. Des termes comme l'empathie - attitude de non jugement ­ autant de notions intellectuelles certes, mais fondamentales pour un travail social réussi.

Avec Danielle Huët, une amie qui suivait le même cours, nous avons mis en place «Un petit plus pour Albion», projet visant à offrir une base aux enfants des Std I et II. On les encadre le samedi de 9h00 à midi depuis 2003. On a développé une approche humaine et chaleureuse envers eux pour transmettre l'amour des études et de l'école à ces enfants.

Nous utilisons des chants et des poèmes et sollicitons l'aide des acteurs sociaux du village comme des policiers, une infirmière du dispensaire d'à côté pour des cours extrascolaires sur

comment bien se comporter en chemin et l'hygiène corporelle. Pour mon engagement dans mon quartier, j'ai remporté le Chirman's Award for Corporate Social Responsabilty en 2004. Cette distinction récompense les employés de la Barclays dans le monde ayant accompli un travail social remarquable dans la communauté où ils habitent.»

Yolette Vyapoory, travailleur social au Centre de solidarité :

«J'ai entendu parler de ce cours par un ami qui m'a dit tellement de bien que j'ai fini par m'y inscrire. J'ai pris deux ans pour faire ces onze modules. J'ai fait beaucoup de sacrifices, parce que tous mes samedis et certains mercredis étaient consacrés à ces cours. Il y a eu aussi les examens, il fallait bosser dur pour les réussir et avoir mon certificat de leadership social. Mais je peux dire que je ne regrette pas d'avoir donné tout ce temps, car en sortant de chaque cours, je me sentais différente. Je voyais le monde avec un autre regard parce que j'ai appris de nouvelles choses. Je peux dire que ces cours m'ont rendue plus forte, plus confiante dans ce que je fais comme travailleur social auprès de ceux qui viennent chercher de l'aide au Centre de solidarité. Je fais mon travail avec plus de professionnalisme. Le cours à l'ESJ m'a donné des techniques, des moyens pour devenir un travailleur social authentique et crédible. Tout ce que j'ai appris m'aide chaque jour à ne pas rester dans mes pantoufles, mais à être une constructrice d'humanité et à aller vers l'étoile. Le cours de l'ESJ a été un grand événement formateur pour moi. Grâce à ces cours, j'ai pris goût à apprendre et à me former. Malgré mes quarante ans, j'ai soumis une demande à l'université de Maurice tout récemment pour suivre un cours et je suis contente d'avoir été sélectionnée. Ce désir d'apprendre et de me former davantage, je le dois en partie à l'ESJ.

Je remercie tous les chargés de cours, qui sont des professionnels. Je remercie Jean-Noël Adolphe, qui a été exceptionnel dans tout ce qu'il nous a transmis comme formation, dans son approche avec les élèves et pour tout ce qu'il nous a permis d'être durant le cours.»

Lindsay Myrthil, policier :

«Sincèrement, la formation a répondu à mes attentes. Je suis engagé dans le travail social depuis l'enfance. Ma formation à l'IDP, dans les années 70, m'a incité à donner de mon temps aux autres, cela malgré mon emploi dans la force policière. J'ai été amené à suivre le cours de leadership social, qui m'a bien enrichi. J'ai appris à développer davantage le sens de l'écoute, ce qui me permet de mieux comprendre le problème des gens et de les aider à sortir des situations difficiles. Je retiens surtout que ce n'est pas mon rôle de résoudre le problème des gens, mais de les accompagner dans leur détresse et de leur offrir une écoute et leur montrer qu'il y a quelqu'un qui est prêt à cheminer avec eux.

Aujourd'hui, j'ai la conviction que ma destinée, c'est d'être au service des autres. Grâce à tout ce que j'ai appris, j'ai développé plusieurs aptitudes pour répondre aux exigences de mon métier et aux attentes des gens qui viennent me voir. Je suis mieux organisé dans mon travail et il est plus facile pour moi de répondre et de canaliser ceux qui viennent frapper à ma porte vers les services appropriés pour que leurs problèmes soient résolus au plus vite.

Aujourd'hui, je veux dire à tous ceux qui se sentent marginalisés de cesser d'être des fatalistes en évoquant diverses raisons pour leur état de vie. Je leur demande de prendre goût à l'éducation et qu'il n'est jamais trop tard pour réussir dans la vie.»

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