Formation


Se former pour être de meilleures personnes

Le diocèse de Port-Louis offre une panoplie de formations, cela depuis plusieurs années. Depuis un certains temps, celles-ci sont plus accessibles grâce à la régionalisation. Se former pourquoi ? La formation mène à quoi? Jean-Noël Adolphe, directeur de l'Ecole de solidarité pour la justice (ESJ), et le père Jean-Claude Véder, directeur de l'Ecole de théologie et de sciences humaines (ETSH), nous apportent quelques éléments
de réponses.

Citant Tertullien, le père Véder explique qu'«on ne naît pas chrétien, on le devient». Selon lui, «la foi chrétienne est une foi qui s'apprend, qui demande un apprentissage, une initiation». Abondant dans le même sens, Jean-Noël Adolphe ajoute que «de nos jours, nous avons besoin de formation continue pour devenir de meilleures personnes humaines».

Comprendre sa foi

L'ESJ propose des cours de leadership social aux adultes, un de ses principaux secteurs d'activité. Selon le directeur de l'organisme, il y a des personnes qui veulent servir les autres, particulièrement les pauvres. «La formation que nous leur offrons et qui comprend plusieurs modules» (voir plus loin) permet à ces personnes de mieux faire leur travail et les motiver à l'action. Concernant l'ETSH, les sessions de formation proposées tournent autour de la foi chrétienne.

Pour le père Véder, «il est important de comprendre sa foi de manière intelligente». La formation, selon lui, sert à éclairer sa vie chrétienne pour être toujours fidèle à ce que Dieu nous demande. Elle mène à une maturité dans sa foi et à une maturité humaine. Deux éléments indissociables pour le chrétien, affirme-t-il.

Si du côté de l'ESJ, offrir des sessions de formation pour former des animateurs sociaux et lancer des projets pour combattre la pauvreté émanent du Synode, le

père Véder explique que la formation est une tradition instaurée dans notre Eglise depuis plus de 25 ans. «Les laïcsavaient de plus en plus soif de connaître leur foi et de la comprendre de manière intelligente. Avec le monde moderne, nous avons besoin de confronter notre foi avec la raison, de pouvoir répondre à ceux qui nous questionnent.»

Selon lui, la théologie n'était pas l'affaire de quelques prêtres. «Tous les baptisés pouvaient y avoir accès.» Cela s'inscrit dans l'ouverture du Concile Vatican II, qui redonnait «au peuple chrétien sa vraie dignité ».

Cours variés

En général, expliquent nos deux interlocuteurs, les gens trouvent chaussures à leurs pieds et sont satisfaits des sessions qui leur sont proposées. Pour Jean-Noël Adolphe, les cours de leadership social donnent aux participants ce qu'ils doivent savoir pour répondre aux besoins de la base, de comprendre leurs problèmes.

Concernant les sessions de l'ETSH, le père Véder est d'avis que chacun y participe selon ce qu'il souhaite approfondir. Les cours proposés varient de la théologie, du spirituel, de l'éthique, de la morale, de la pastorale, de la philosophie et de la liturgie, entre autres. Peu importe la volonté. Aucune formation ne laisse indifférente, avance le père Véder. «Il y a une semence qui est jetée, elle germera en son temps.»

Des deux côtés, les participants se forment pour répondre à un besoin personnel ou s'engagent dans un créneau quelconque, selon leur charisme. Pour cela, il ne faut pas être un intellectuel pour y participer: tout le monde y est admis.

D'une manière ou d'une autre, les cours proposés, que ce soit par l'ESJ ou l'ETSH, répondent aux besoins et aux aspirations de la base. A chacun de savoir en profiter.

Jean-Marie St-Cyr

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