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Célébration du Week-end de la catéchèse


Désiré Farla : «La catéchèse doit d'être portée par l'ensemble de la communauté»

Le diocèse célèbre ces 3 et 4 février le Week-end de la catéchèse. Explications avec Désiré Farla.

Pourquoi consacrer un week-end à la catéchèse ?

C'est un événement annuel - entre la grande rentrée scolaire et le carême - dont le but est de faire connaître la catéchèse. Celle-ci est hélas trop souvent associée au sacramentel : la première communion et la confirmation. Alors que, dans le concret, la catéchèse est d'abord et avant tout l'annonce de la Parole de Dieu ; une responsabilité qui se doit d'être portée par l'ensemble de la communauté.

Le week-end a aussi pour but de rendre visibles les catéchètes et de faire appel à d'autres. De mettre en valeur toutes les activités liées à la catéchèse, elle-même répartie en plusieurs secteurs : l'éveil de la foi, le primaire, le secondaire, l'extrascolaire, la catéchèse des parents et la catéchèse spécialisée.

Et comment va se célébrer ce week-end ?

Le thème choisi cette année est Ranforsi nou la foi. Dans chaque paroisse, l'équipe de catéchète est invitée à préparer et à bâtir la célébration eucharistique autour de ce thème. Ce, notamment, à travers des témoignages, l'envoi et l'appel de catéchètes.

Ce week-end est une occasion pour chacun de se poser des questions sur sa foi, de réfléchir aux moyens de se donner pour la consolider et se mettre réellement à la suite de Jésus-Christ.

A quoi reconnaît-on justement une foi solide, enracinée ?

Rappelons d'abord que le Christ est au centre de l'action catéchétique. Et que le catéchète fait le relais entre Jésus-Christ et le jeune en cheminement.

Quelqu'un qui s'approche de la maturité dans la foi présente certaines caractéristiques de base. La personne est en relation avec Dieu, a une sécurité dans le questionnement, vit sa foi en communauté, vit l'Évangile plus qu'elle n'en parle, sait discerner la volonté de Dieu, peut accepter les remises en question, a une connaissance juste de la foi, témoigne d'un amour préférentiel pour les petits et fait la volonté de Dieu.

Qu'en est-il de la situation de la catéchèse à ce jour ?

Commençons par le positif : nous avons beaucoup mis l'accent sur la formation des catéchètes. La production de nouveaux manuels mauriciens est en cours. La formation pour le primaire se fait aujourd'hui en région. Et la catéchèse est aujourd'hui portée par une nouvelle équipe : Désirée Venkatasamy est responsable de l'équipe d'animation de l'École de catéchèse ; Sœur Rosaleen, du secteur primair; Sr Maïta Musatte, de l'éveil religieux ; Fr Antonio Ah-Yoon, de la catéchèse spécialisée; Sr Josiane Marie-Jeanne, de la catéchèse des parents ; le père Alain Romaine, directeur de la Commission catéchèse; et moi, son adjoint.

Au niveau du secondaire, nous avons accès, depuis quelques années, aux collèges d'État. Ainsi, nous assurons la catéchèse des Form I à III dans un certain nombre de State Secondary Schools. Mais, le manque de catéchètes se fait toujours cruellement sentir. Cette parole du Christ - «La mission est abondante et les ouvriers peu nombreux» - est toujours d'actualité.

Quid de vos préoccupations ?

Qu'on le veuille ou pas, la catéchèse n'est pas imperméable aux mutations que subit la société. Et parmi nos préoccupations, je pense, entre autres, à l'importance de déborder le cadre de l'école pour toucher les jeunes qui sont hors du collège. Comment aborder ces jeunes ? Comment leur proposer la foi aujourd'hui ? Ce sont là certainement quelques questions qui seront abordées lors des prochaines Assises de la catéchèse.

Parlez-nous de ce rendez-vous.

Les Assises de la catéchèse sont prévues le 2 mars prochain, de 9h00 à 15h30, à la salle de formation du Bureau de l'éducation catholique (BEC). Tout en mettant le cap sur 2010, notre objectif sera de relancer le service de la foi à l'île Maurice. Ce, par le biais d'une actualisation du Mission Statement de chacun des secteurs de la catéchèse. Nous aurons tout le loisir de présenter chacun des secteurs, de poser un regard sur le chemin parcouru depuis 2001, de nous projeter dans l'avenir avec ses défis, ses besoins, ses perspectives.

Danièle Babooram


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