Funérailles émouvantes

p.4foto1
Line

Adieu Erick

Nous avons appris avec peine le décès tragique d'Erick Brelu-Brelu. Son passage à La Vie Catholique aura été bref, d'avril 2006 au 7 novembre 2007, date à laquelle il a soumis sa démission au Conseil d'Administration.

Durant cette période, en concertation avec l'équipe de La Vie Catholique, dans son ensemble, il a surtout apporté des changements au niveau de la présentation et du contenu de notre magazine hebdomadaire, avec pour objectif de le rendre plus accessible à tous et d'accroître les possibilités de participation des uns et des autres.

Homme courtois et d'action, fin observateur de la société mauricienne, Erick Brelu-Brelu était à l'écoute des autres pour les encourager et leur faire voir le meilleur d'eux-mêmes... aspect que, souvent, ils ne voyaient pas toujours. Pour lui, chaque personne a le potentiel de réussir quelque part.

Engagé dans diverses instances sociales ­ dont Amnesty International ­ et d'Eglise, l'humain avait une grande place dans sa vie. Fervent adepte de l'Action catholique, Erick Brelu-Brelu avait une foi profondément enracinée dans la vie d'où, des analyses rigoureuses et pertinentes.

Cet ancien enseignant du Collège La Confiance devait donner un autre tournant à sa carrière professionnelle en se joignant, en 1996, à Le Mauricien, en tant que secrétaire de rédaction. Par la suite, Erick Brelu-Brelu devait assumer la communication au sein du groupe hôtelier Naïades ce, avant de rejoindre successivement L'express Dimanche et La Vie Catholique.

A tous ceux endeuillés par sa tragique disparition ­ en particulier à Gilberte, son épouse, ses enfants : David, Jérémie et Sarah, ainsi que ses

C'est devant une assistance nombreuse, composée de proches et d'amis, que se sont déroulées les funérailles d'Erick Brelu-Brelu, ancien rédacteur en chef de La Vie Catholique. C'est avec stupeur que tous ont appris son décès et nombreux étaient ceux qui ont tenu à lui rendre un dernier hommage, diman-che dernier, en l'église Immaculée-Conception, lors d'une cérémonie qui a vu la participation des deux vicaires généraux du diocèse de Port-Louis et d'une douzaine de prêtres.

Une atmosphère pesante a régné tout au long de la cérémonie et à travers les différents témoignages ­ entre autres, de son épouse, Gilberte, accompagnée de ses enfants ; de son frère et sa belle-sœur ; de sa sœur et de ceux qui l'ont côtoyé à différentes étapes de sa vie, des pères Robert Jauffret et Henri Souchon ­ on ne peut que retenir la bonté d'un homme toujours disponible pour aider les autres mais qui, dans ses déboires, s'est senti seul à tel point qu'il a choisi d'abréger sa souffrance, loin de tous.

A la douleur de la séparation s'ajoutait le mystère du drame humain qui se vit dans ces circonstances. Mais, aujourd'hui, on ne peut que respecter le choix du disparu et prier pour que son âme repose en paix.

retour