Banque africaine de développement (BAD) et la participation de plusieurs autres organisations. La COI comptait plusieurs représentants, dont le Dr Renaud Ng Man Sun (administrateur de projet), Agnès Chetty (chargée de formation) et Denis Bossard, qui remplaçait la secrétaire générale de la COI, Monique Andréas. Il a souligné que le colloque est organisé dans le cadre de la COI «mais ce n'est pas un colloque de la COI».

A noter également que la COI a développé et finance plusieurs programmes dans le cadre de la prévention et le combat contre le VIH/sida dans les pays membres. La tenue du colloque est à mettre à l'initiative de l'association RIVE océan Indien, basée à l'ile de La Réunion. Chaque pays hôte participe à l'organisation en lien avec l'association.

Outre des professionnels du domaine de la santé, particulièrement ceux travaillant et accompagnant les PVVIH, des représentants de diverses ONG luttant contre le VIH/sida et qui soutiennent aussi les PVVIH, étaient présents. Etaient également présents des représentants des bailleurs de fonds ayant permis la tenue du colloque. Présence aussi des représentants de l'OMS et de l'ONUSIDA.

La partie mauricienne étaient composée d'une dizaine de personnes, dont des représentants du Aids Secretariat, des membres du personnel soignant (sage-femme, psychiatre et gynécologue) - tous travaillant avec les PVVIH et des membres de Pils.

mois déjà à Maurice est la désintoxication par la méthadone (au Barkly Detox Centre) et le programme d'échanges de seringues (par les ONG), introduits après maintes tergiversations.

L'expérience donne des résultats tangibles jusqu'ici mais ils ne seront vraiment visibles que dans plusieurs années, le «Barkly Detox Centre» ne peut accueillir qu'une trentaine de patients par mois à ce jour. Eu égard le nombre d'usagers de drogue injectables, cela prendra vraisemblablement plusieurs années.

Ce 6e colloque a aussi permis aux participants de mieux cerner les tenants et les aboutissants du VIH/sida qui, si rien n'est fait, va continuer à prendre de l'ampleur dans la zone de l'océan Indien, mettant ainsi en péril la vie de nombreuses personnes, appauvrissant plusieurs sociétés et rendant orphelins d'autres (comme c'est la cas dans des pays d'Afrique subsaharienne), entre autres.

Parmi les sujets abordés lors de cette rencontre, soulignons l'intervention des professeurs Willy Rozenbaum (infectiologue à l'hôpital Saint-Louis, à Paris) et Hakima Himich (infectiologue du CHU de Casablanca) ­ tous deux ont parlé des obstacles à l'accès universel aux antirétroviraux (ARV), ainsi que celles du professeur Jean-Marie Lang (hématologue du CHU de Strasbourg) et du Dr Catherine Gaud (présidente de la association RIVE océan Indien, basée à la Réunion) sur la situation mondiale et régionale : épidémiologie, prise en charge et particularités.

Participations diverses

Les participants ont pu profiter de leur expérience tant dans les domaines médical, scientifique que social lors de divers ateliers qui ciblaient d'un côté les professionnels de la santé et de l'autre ceux engagés dans le travail social et qui, d'une façon ou d'une autre, contribuent à lutter contre le VIH/sida. Parmi les sujets présentés : Traitements Nord-Sud : une différence nécessaire ou scandaleuse, Principales infections et affections du VIH et L'information grand public et la prévention de proximité, entre autres. L'importance du travail en réseau a aussi été au menu des discussions.

Soulignons que la tenue de ce colloque a été rendue possible grâce à la participation de la COI dans le cadre du Projet d'appui à l'initiative régionale de prévention aux IST/VIH/sida (AIRIS), financé par la Banque africaine de développement (BAD) et la participation de plusieurs autres organisations. La COI comptait plusieurs représentants, dont le Dr Renaud Ng Man Sun (administrateur de projet), Agnès Chetty (chargée de formation) et Denis Bossard, qui remplaçait la secrétaire générale de la COI, Monique Andréas.

Il a souligné que le colloque est organisé dans le cadre de la COI «mais ce n'est pas un colloque de la COI».

A noter également que la COI a développé et finance plusieurs programmes dans le cadre de la prévention et le combat contre le VIH/sida dans les pays membres. La tenue du colloque est à mettre à l'initiative de l'association RIVE océan Indien, basée à l'ile de la Réunion. Chaque pays hôte participe à l'organisation en lien avec l'association.

Outre des professionnels du domaine de la santé, particulièrement ceux travaillant et accompagnant les PVVIH, des représentants de diverses ONG luttant contre le VIH/sida et qui soutiennent aussi les PVVIH, étaient présents. Etaient également présents des représentants des bailleurs de fonds ayant permis la tenue du colloque. Présence aussi des représentants de l'OMS et de l'ONUSIDA.

La partie mauricienne étaient composée d'une dizaine de personnes, dont des représentants du Aids Secretariat, des membres du personnel soignant (sage-femme, psychiatre et gynécologue) - tous travaillant avec les PVVIH et des membres de Pils.

Jean-Marie St-Cyr

Mieux connaître l'Union des Comores

Les Comores comptent une population de près de 600 000 habitants. 57% de la population est âgée de moins de 20 ans et le pays connaît une mortalité infantile de 83.2%. 71 % des Comoriens sont des agriculteurs et vivent en milieu rural. Les langues du pays sont le comorien, le français et l'arabe.

Les Comores sont constituées de quatre îles : la Grande Comores, Anjouan, Mohéli et Mayotte. Cette dernière est sous administration française tandis que les trois premières sont indépendantes depuis 1975. Elles se sont constituées en Union des Comores en 2001.

En réponse à la prévalence, même faible du VIH/sida, le pays a établi un Programme national de lutte contre ce fléaux et a défini ses axes stratégiques pour la période 2008-2012 à travers : le leadership, la prévention et la mobilisation sociale, la surveillance et la prise en charge, l'engagement favorable et la coordination, le suivi et l'évaluation.

La tenue de ce colloque régional annuel VIH océan Indien donne la possibilité :

* D'un partage des informations médicales, sociales et épidémiologiques.

* L'actualisation des connaissances sur la prise en charge médico-sociale.

* Le partage sur des grands sujets liés au VIH tels que la prévention, la banalisation de l'infection, la discrimination des PVVIH, l'homosexualité.

* La mise en œuvre d'ateliers de travail.

* Les échanges au niveau des associations, des journalistes, des paramédicaux, des religieux.

* La présentation et l'évolution des actions de coopération régionale dans le cadre de la COI.

Le 1er colloque s'est tenu à l'île de la Réunion en 2002 à l'initiative de l'association RIVE en collaboration avec le CISIH et le Conseil général de La Réunion. A l'issue des différents ateliers de travail, les représentants des gouvernements, des organisations de santé publique ont pu alors mesurer l'importance de mettre en commun leurs forces pour lutter contre l'épidémie. Ce premier colloque est vite devenu un événement annuel incontournable et s'est tenu respectivement à Maurice (2003), Madagascar (2004), Seychelles (2005) et La Réunion (2006). Maurice aura le privilège d'accueillir une nouvelle fois le colloque l'an prochain.

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