Célébration

L'OPR fête les 5 ans

de l'autonomie à Malabar

C'est le dimanche 21 octobre dernier que les sympathisants de l'Organisation du peuple de Rodrigues (OPR) se sont retrouvés à Malabar pour fêter les cinq ans de l'autonomie de Rodrigues. Au programme : dépôt de gerbes au monument de l'autonomie, messages et animation culturelle. La veille, une trentaine de personnes ayant contribué dans la lutte de l'autonomie et au combat de l'OPR ont reçu des médailles - parmi Olivia Bégué, centenaire.

Présidant le rassemblement, le leader de l'OPR, Serge Clair, a fait l'historique de son parti. Selon lui, un parti politique mauricien avait, à l'époque, utilisé «l'ignorance des Rodriguais pour massacrer le peuple». Le changement de nom de l'aéroport de Plaine-Corail, rebaptisé Sir-Gaëtan-Duval, a été, selon lui, «concocté par le Conseil exécutif de l'Assemblée régionale de Rodrigues (ARR) et un ministre mauricien pour effacer l'histoire de l'OPR pour les cinq ans de l'autonomie». Il a donné lecture d'une lettre qui sera expédiée au président de la République, au Premier ministre et au Leader de l'opposition concernant ce changement. Celle-ci sera accompagnée d'une pétition signée par des milliers de personnes.

Pour Nicholson Lisette, chaque 12 octobre, le parti célébrera la Journée de Rodrigues et comme opposition parlementaire, elle veillera à ce que les acquis de l'autonomie soient préservés. Selon lui, le président de l'Assemblée régionale ne respecte pas les droits des membres de la minorité. «Des scandales puent sur les dossiers de collecte de concombres de mer et d'aquaculture.»

Franchette Gaspard-Pierre-Louis est revenue sur l'embauche de 245 stagiaires pour un projet de formation dans la fonction publique. L'OPR n'est pas contre ce projet, a-t-elle précisé, mais déplore que «la mauvaise gouvernance et le copinage aient été légion sur ce dossier». La jeunesse doit tirer profit de l'Empowerment Programme, a-t-elle souhaité.

C'est la cacophonie dans le secteur de la santé, a observé Simon Pierre Roussety. Et de citer l'ingérence partisane dans l'exercice de transferts du personnel hospitalier, le fait que certains fonctionnaires ne touchent pas leur allocation de travail de nuit ou le récent cas de patients victimes de la mauvaise coordination lors de rendez-vous avec un chirurgien dentiste.

De son côté, Francisco François se dit inquiet de notre patrimoine : la terre et la mer. Selon lui, le Local Residential Property Scheme est une menace pour l'avenir du pays. Daniel Spéville a accentué son intervention sur la fièvre porcine, les chiens errants et la gestion de l'eau.

Pour Robert Spéville, l'exode des Rodriguais à Maurice a un effet néfaste sur Rodrigues et, à Maurice, ces personnes sont confrontées à d'énormes difficultés. Grâce à Serge Clair et à l'OPR, le pays a connu d'énormes avancées, témoigne Alex Nancy. Des fonctionnaires ont été recrutés avec de faibles certificats, des jeunes ont été admis dans des université étrangères. «C'est un honneur pour la République de Maurice qu'Arlette Perrine-Bégué fait partie d'une mission officielle auprès de pays africains.» Il a également critiqué le gouvernement régional, épinglé dans le dernier rapport de l'Audit, a-t-il avancé.

Jean-Gérard Gaspard

Line

Rodrigues au festival du film d'Afrique
et des îles

Le Festival du film d'Afrique et des îles est un événement annuel organisé par la ville réunionnaise du Port. Cette année, au début du mois d'octobre, Rodrigues était présente à travers deux films. D'abord, par le film Les accord de Bella, du cinéaste mauricien David Constantin. Un film qui met en valeur l'accordéon diatonique à Rodrigues. Ensuite, le documentaire Babie, réalisé en 2005 par Benoit Jolicoeur, du groupe Soursouri Production, qui comprend James Castel, Nelly Bégué, Percy Gontran, James Castel et Rosaire Perrine. Ce documentaire met en valeur la polyvalence et la débrouillardise de la femme rodriguaise. Babie, c'est une femme de Rivière-Banane qui est à la fois femme au foyer, piqueuse d'ourites, agricultrice et vendeuse au marche de Port-Mathurin. Ce film a pu être réalisé grâce au programme d'aide à la production de la MFDC. Les images sont de James Castel et Nelly Begué.

Ce Festival est une occasion de mettre en valeur des productions cinématographiques d'Afrique et des îles qui, malheureusement, ne trouvent pas trop place dans les médias, envahis par les images d'Europe et des Etats-Unis. C'est aussi l'occasion pour les réalisateurs de ces régions de se rencontrer et de faire des projets communs. Ils sont bien conscients qu'il faut se serrer les coudes afin de trouver sa place dans ce monde où l'image joue un rôle de plus en plus important.

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