Samedi 8 décembre, à Sacré-Cœur,


Deux mères de famille de Batimarais s'engagent comme laïques salésiennes

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Ce 8 décembre marquera une «nouvelle étape» dans la vie
de Nathalie Baillache et de Denise Saint-Mart, des mères de famille de Batimarais. Elles recevront à 16h00, à Sacré-Cœur, Rivière-des-Anguilles, la consécration comme laïques salésiennes.

Salésiennes missionnaires de Marie-Immaculée. Laïques salésiennes. Ces notions étaient inconnues à Nathalie Baillache et à Denise Saint-Mart jusqu'à ce que leur route croise celle des religieuses installées, depuis 2000, dans leur paroisse. Ainsi que celle des laïques salésiennes qui visitent régulièrement la communauté religieuse.

«J'ai été invitée à une rencontre, raconte Nathalie, et le partage m'a plu. Je me sentais à l'aise et en confiance.» Propos qui amènent un acquiescement de la tête chez Denise St-Mart, qui explique que les «fréquentations» sont devenues petit à petit plus assidues.

Soif de tout savoir

Au point où quand Sr Maria Goretti, la supérieure des religieuses salésiennes, lui lance : «Tu seras salésienne», cela ne provoque en elle aucune appréhension, mais plutôt de la «curiosité» et une «grande soif de tout savoir sur les salésiennes, religieuses et laïques».

«Je pensais, au départ, avoir choisi d'être salésienne, mais aujourd'hui, j'ai conscience que c'est Dieu qui m'a choisie, témoigne Denise. Et qu'Il me comble de sa grâce.»

Au bout de trois ans de cheminement et de formation, Nathalie et Denise peuvent aisément évaluer l'enrichissement dans leur vie. «Aujourd'hui, je suis plus calme, plus patiente, explique Nathalie. J'ai appris à m'accepter. Je m'abandonne plus facilement au Seigneur et cette confiance rejaillit sur ma famille qui maintenant, par exemple, prie régulièrement... Tout cela a ressoudé la famille.»

Fleurir là où on est

Et Denise d'enchaîner sur le profond sentiment de «libération» qui l'habite. Plus question de faire les choses par obligation, par «force» ; aujourd'hui, c'est l'amour qui motive ses actes. Et la famille ­ son conjoint, ses enfants et petits-enfants ­ est devenue sa priorité. Une famille solidaire de sa consécration et qui l'incite à vivre pleinement les dons de son baptême.

Conscientes des «exemples, de bon modèles» pour tous, Denise et Nathalie reconnaissent que leur consécration marquera une étape nouvelle dans leur vie et celle des autres. «Etre consacrées ne veut pas dire que tout va être désormais beau, lâche Denise. Il s'agira tout simplement de fleurir là où on est placé ­ dans la famille, le quartier, la paroisse ­ et de concrètement faire comprendre que la sainteté se vit aussi dans les petites choses, dans la vie de tous les jours.»

Danièle Babooram

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