55e messe des malades à Marie, Reine-de-La-Paix


Garder la vertu de l'espérance dans la souffrance

«Il n'est pas facile de garder la vertu de l'espérance quand on se sait condamné», a fait ressortir le père Henri Souchon, lors de la 55e messe des malades célébrée le 14 octobre à la Marie, Reine-de-La-Paix. Occasion pour lui d'inviter tous les Mauriciens à s'unir ensemble autour d'une même prière pour demander à Dieu de donner aux malades et aux vieux le courage et l'espérance dans leur vie.

La gloire de Dieu resplendissait dans le cœur des 1 500 malades et des six centenaires présents en ce dimanche matin. Ils se sont levés plus tôt que d'habitude. Plusieurs d'entre eux attendaient ce moment avec impatience. Ils viennent des quatre coins de l'île. Pour plusieurs, le rendez-vous du 2e dimanche du mois d'octobre est sacré. Parmi, il y a ceux qui viennent des hospices, couvents ou autres maisons de retraite. Tout est programmé d'avance pour qu'ils aient un transport adéquat pour le déplacement - bus spécial route -, sans compter les nombreux volontaires qui se dévouent chaque année en mettant des moyens de transport à la disposition des malades.

Thé gratuit

Les membres de la Mission catholique chinoise étaient déjà sur place depuis 7h00 pour offrir gratuitement, et avec tout leur amour, leur service à ces malades : un thé chaud et une brioche après la cérémonie, qui prend fin autour de 11h00. Les fidèles brancardiers ne ratent jamais cette occasion. Environ 600 se déplacent pour la circonstance afin d'aider les malades à trouver une place sous les tentes. Des officiers de la Special Mobile Force sont également là pour aider les brancardiers dans leur tâche. Sans oublier les policiers présents pour assurer la bonne circulation routière.

Rendez-vous avec Dieu

Assis sous les tentes au pied de Marie, Reine-de-La-Paix, l'enthousiasme était palpable chez les malades. Malgré leurs souffrances ou handicaps, leur cœur était

en fête. C'était leur rendez-vous avec Dieu ­ en présence duquel ils viennent déposer toutes leurs souffrances. Grâce à la radio et à la télévision, des milliers de malades ont pu ouvre cette la messe, allongés dans leur lit ou dans leur fauteuil ou même dans leurs lits d'hôpital ou de clinique. Cette année, les Rodriguais ont eu la chance de suivre en direct cette messe de chez eux. Célébration qui était animée par des membres du Renouveau charismatique.

Négliger les vieux résulte en une décadence de la société, a précisé le curé de l'Immaculée-Conception, il a lancé un appel à l'assistance pour qu'elle fasse preuve d'un peu plus d'amour et d'attention envers leurs aînés. Dans ses prières, le père Souchon n'a pas oublié ceux qui sont à l'agonie, les cancéreux et sidéens. Ce fut aussi l'occasion pour le père Souchon d'inviter les six centenaires présents ­ cinq femmes et un homme ­ à dire quelques mots. Ces centenaires que le curé qualifie «d'île Maurice d'hier, d'aujourd'hui et de demain». Il a aussi remercié les écoles de l'Apeim, qui font un «travail merveilleux» pour les enfants handicapés.

Offrir souffrances et peines

Deux temps forts de la célébration : d'abord au moment de l'offertoire, quand les malades portés par les brancardiers ont offert, outre le pain et le vin, leurs souffrances, leurs peines, leurs douleurs et leurs maladies à Dieu. Puis le père Souchon a procédé à la bénédiction solennelle des malades lors de la procession du Saint-Sacrement. Alors que la chorale entonnait la litanie de la Sainte-Vierge.

A la fin de la célébration, le père Souchon n'a pas manqué de rendre hommage à Louis Espitalier-Noël, dit Bouzic, fondateur de l'Association des brancardiers, décédé le 13 octobre de l'an dernier à l'âge de 89 ans. Bouzic qui fut toujours présent lors de cette célébration eucharistique. La chorale a ensuite entonné l'Ave Maria de Lourdes en son honneur.

Sandra Potié

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