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Crèche St-Sauveur-Caritas, Bambous


Permettre aux mères de travailler

Désormais, les mères ayant des enfants en bas âge et désirant travailler peuvent confier leurs enfants aux bons soins des puéricultrices de la crèche St-Sauveur. Un lieu d'accueil qui a ouvert ses portes pour permettre aux mères de famille faisant face à des difficultés financières de trouver un travail.

A peine une quinzaine de jours depuis que la crèche St-Sauveur a ouvert ses portes et voilà que le nombre d'enfants admis est passé de 5 à 11. C'est dire l'intérêt que suscite cette crèche chez les habitants de Bambous.

D'ailleurs, si elle a vu le jour, c'est bien pour répondre à une demande. Marie-Lourdes Amic, responsable du Service d'écoute de la paroisse St-Sauveur, Bambous, avait, à maintes reprises, eu à faire à des mères de famille qui avaient besoin de travailler mais qui n'avaient pas un endroit où quitter leurs enfants. Le prix réclamé étant bien souvent au-delà de leurs moyens.

Ce projet, demeuré pendant longtemps au placard, a finalement pu se concrétiser quand le collège St-Mary's-Ouest a quitté les locaux se trouvant à l'arrière de l'église St-Sauveur pour occuper leur bâtiment flambant neuf, à Petite-Rivière. «C'est grâce au soutien des prêtres de la paroisse, à Caritas, à la Fondation Medine Horizons et à d'autres firmes que la crèche a finalement pu ouvrir ses portes», explique la responsable du Service d'écoute. Don d'équipements (chaises, matelas, électroménagers...), main-d'œuvre - autant d'aide sans laquelle la crèche n'aurait pu être opérationnelle.

Depuis le 17 septembre dernier, les petits s'attellent donc à s'approprier ce

nouvel environnement dans lequel ils évoluent de 7 à 15h00 en jour de semaine. Pour les encadrer, il y a Lolita Wade, responsable de la crèche, et trois autres personnes, dont une bénévole. «Actuellement, nous offrons le petit-déjeuner et le goûter aux enfants, raconte Lolita Wade. A l'avenir, nous espérons pouvoir leur offrir également le déjeuner.»

Des projets d'avenir, la crèche en a tout plein : proposer le déjeuner, accueillir plus d'enfants, augmenter le personnel (la capacité maximale est de 20 enfants)... mais pour ce faire, l'aide de généreux donateurs est indispensable, car la garderie n'est pas financièrement autosuffisante.

En effet, la crèche ayant été créée pour des familles en situation financière précaire, une contribution mensuelle de base est demandée aux parents. Une somme qui est loin d'être assez pour couvrir les dépenses de la crèche.

Ainsi, afin de trouver de l'aide pour que ce lieu puisse subsister et en même temps assurer sa gestion financière, un comité constitué de six personnes, dont le curé de la paroisse, a été créé.

Témoignage


Géraldine :«Je suis plus tranquille»

Géraldine : «Je suis seule avec mon fils. Je travaille à l'hôtel. Avant, c'était ma mère qui gardait mon fils et comme c'est une personne ayant plusieurs engagements, il lui fallait des fois l'emmener avec elle à ses réunions ou le confier à des voisins. Cette crèche est à un prix abordable et, de plus, je connais les gens qui y travaillent. Je suis plus rassurée et ma mère plus libre.»

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