A l'initiative du Leo Club de Barkly


Les adolescents réfléchissent

sur l'argent de poche et l'épargne

Enclencher un début de réflexion en vue de sensibiliser et d'inciter les adolescents de Cité-Barkly à épargner. Tel était, le 20 septembre dernier, l'objectif du Leo Club, la branche jeune du Lions' Club.

Un langage clair, un ton direct et au ras des pâquerettes et une solide expérience aux côtés des victimes du surendettement. Gérard Mailliaté, accompagnateur du Leo Club de Barkly, avait de solides atouts dans l'escarcelle pour cette mission de réflexion et de sensibilisation. Les faits : des écoliers de 9 ans achetant à crédit à la cantine scolaire. Une famille sur trois vit les affres du surendettement. Et 38% des jeunes qui ont recours au suicide en arrivent à ce geste à cause de la violence familiale, qui, elle-même, découle d'une mauvaise gestion du crédit facile.

Une mise en bouche pour amener les ados à prendre conscience, d'une part, de l'ampleur de ce «problème social des plus graves» et, d'autre part, à remonter à la source de l'argent de poche. C'est-à-dire, la sueur et le dur labeur parental. Et que, dans le concret, pour un salarié touchant Rs 7 000, Rs 35 allouées en termes d'argent de poche signifient une heure «rint lekor».

Un argent dépensé - comme l'ont dit les ados - à l'achat de gâteaux, de cartes téléphoniques, de cigarettes, d'alcool, de portables... Ce qui a permis aussi une réflexion plus large sur la vie, notamment autour de l'argent «converti en fumée», de «la communication virtuelle» et du «développement d'une société de non-communication».

Toute une démarche pour arriver à quelques idées maîtresses/actions pour son entourage. Se donner la peine, autant que possible, de convertir le prix des biens en termes d'heure de travail. De dépenser intelligemment et judicieusement : «Les gens intelligents se posent toujours la question du pourquoi et les parents responsables interrogent les besoins de leurs enfants et leur expliquent pourquoi ils ne peuvent pas accéder à leurs demandes», affirmait Gérard Malliaté. Et ces deux conseils: «N'insistez pas quand les parents vous disent qu'ils ne peuvent pas» et «Ne soyez pas des adeptes du TATDSANQP : tout avoir, tout de suite et à n'importe quel prix.»

Cette première activité du Leo Club s'inscrit dans la durée. De novembre prochain à mai 2008, est prévue une «opération tirelire» incitant à l'épargne; la somme ainsi économisée sera par la suite doublée grâce au partenariat avec une banque. Et un concours de poster/slogan programme de novembre à fin février 2008. Les prix [Rs 5 000, Rs 3 000 et Rs 2 000] seront remis «au nom du pays», dans le cadre du 40e anniversaire de l'accession du pays à l'indépendance. Une bien belle manière d'illustrer que tout processus d'indépendance ne peut se passer d'indépendance économique...

Danièle Babooram


Angleterre


La Père Laval

Association

fête l'Apôtre
des Noirs

La Père Laval Association (Angleterre) a célébré la messe annuelle d'action de grâce au Père Laval le 9 septembre dernier, en l'église de St. Mary's, à Clapham Common, dans le sud-ouest de Londres.

«Comme les années précédentes, l'église était bondée tant pour la messe que pour la fête qui a suivi», raconte Clency Mariapa, secrétaire de l'association. Une messe présidée par Mgr Maurice Couve de Murville, archevêque émérite de Birmingham et président d'honneur de l'association ; le père Jean-Patrice Coulon, salésien d'origine mauricienne ; et le père Ralph Hesketh, supérieur de la congrégation des pères Rédemptoristes.

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