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Suite à la grève des médecins dans l'île


La minorité régionale réclame
la démission du Conseil exécutif

Suite à la grève de deux heures qu'ont effectuée certains médecins en service auprès de l'Assemblée régionale de Rodrigues, le mercredi 26 septembre dernier, leur Disturbance Allowance étant réduite à 25%, l'Organisation du peuple de Rodrigues (OPR) avait réuni la presse dans la mi-journée à Mont-Lubin pour commenter cette question.

Selon Serge Clair, cette situation était prévisible. «Nous avons tiré la sonnette d'alarme pour faire comprendre que ce service public connaît une mauvaise gestion. Le gouvernement régional OPR avait introduit des mesures incitatives telles que les 50% de Subsistance Allowance à tous les médecins mauriciens pour les encourager à travailler dans l'île le temps que nos éventuels médecins rodriguais admis au SSR Medical College les remplacent progressivement», a-t-il rappelé.

L'actuel commissaire à la Santé aurait dit à un médecin que ce problème de salaire ne concernait pas sa commission. Or, ajouta M. Clair, la commission de tutelle à la responsabilité du personnel, du service en général et des salaires alors que le ministère gère l'aspect technique. Il s'est dit en faveur d'un check-up médical régulier pour les fonctionnaires. L'OPR va solliciter une rencontre avec le ministre de la Santé, Satish Faugoo, pour des discussions sur ce dossier. «L'OPR a été au pouvoir pendant vingt-quatre ans et c'est la première fois dans l'histoire de Rodrigues que des blouses blanches effectuent une grève. Avec la construction des deux écoles communautaires, il était également prévu l'aménagement d'une infirmerie pour s'occuper de la santé des écoliers.»

Simon Pierre Roussety a demandé la démission en bloc du gouvernement régional et celui du commissaire à la Santé. «On ne peut pas jouer avec la santé d'un peuple.» Pour Arlette Perrine-Begué, «c'est la décrépitude sur tous les plans». Elle note une absence de prise de position concertée. «Il faut privilégier un dialogue sérieux avec les acteurs de cette commission. Avec les promesses non tenues, c'est le moral du peuple qui est encore une fois sapé.» Alex Nancy dira que la santé d'un peuple n'a pas de prix et s'insurge contre la mission d'une délégation dirigée par le Chef commissaire à Trinidad et Tobago.

Jean-Gérard Gaspard


Rod Venture et l'association
Tourisme-Vert marquent
la Journée mondiale du tourisme

Rod Venture et l'association Tourisme-Vert ont rencontré la presse pour faire un bilan des activités organisées pour marquer la Journée du tourisme. David Casimir et Benoît Jolicœur, présidents des deux organisations, se disent satisfaits des manifestations organisées : a) la valorisation de la gastronomie rodriguaise ; et, b) une réflexion sur la participation des Rodriguais dans le développement touristique - thème de la journée.

David Casimir a présenté brièvement son association, Rod Venture, une équipe de jeunes passionnés de la nature et de la marche. Rod Venture vise la création d'emplois et propose des randonnées pédestrese sur des sentiers balisés. Quelques membres de Rod Venture ont bénéficié d'une formation à La Réunion.

Benoit Jolicœur, président de l'association Tourisme-Vert, a rappelé que cette organisation favorise un type de tourisme rural avec des contacts avec les habitants et met en valeur des produits du terroir (de l'élevage, de l'agriculture). L'association mise sur un accueil de qualité, a-t-il affirmé.

Les deux responsables se disent satisfaits de la Journée du tourisme. Les plats locaux ont été très demandés et bon nombre de personnes sont venues en profiter. «Le secteur du tourisme permet la création et valorise d'autres secteurs parallèles.» Les deux notent une baisse dans l'arrivée touristique, baisse due à un manque de places d'avion. Ils dénoncent la compétition malsaine entre les opérateurs touristiques et la perte d'emplois dans l'hôtellerie. Ils sont pour une plus grande concertation entre les autorités et leurs associations.

L'exercice de réflexion aura permis une plus grande concertation entre les différents agents touristiques locaux. Parlant au nom de leurs associations, David Casimir et Benoit Jolicœur ajoutent que les autorités devraient donner priorité aux Rodriguais dans les grands projets touristiques. Ils se disent pour la création d'un fonds pour aider à la construction de chambres et tables d'hôte à Rodrigues. Ce fonds aidera les opérateurs à se conformer aux normes établies et d'offrir un meilleur service. Les deux intervenants se posent beaucoup de questions quant à l'introduction du Local Property Scheme à Rodrigues. Une décision qui risque de mettre le secteur touristique entre les mains de quelques opérateurs étrangers et, affirment-ils, «avoir comme résultat que les Rodriguais perdront le contrôle de leur industrie touristique».

Jean Teddy Labour


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