Candos


Restauration de la chapelle Ste-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus

La petite chapelle de Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus, sise dans la cour de l'hôpital Candos, vient d'être complètement restaurée. Pour marquer l'événement et commémorer la fête de notre sainte patronne, une messe d'action de grâces a été dite en la chapelle le lundi 1er octobre dernier à 18h00.

Le mardi 8 mai dernier, vers les 21h00, par une nuit calme, la chapelle située dans l'enceinte de l'hôpital Victoria, à Candos, a été la proie des flammes. Tout en bois et recouverte d'un toit de tôle Profilage de couleur bleu turquoise, la chapelle, de ce malheureux concours de circonstances, perdit une bonne partie de sa boiserie, de son toit, de son mobilier et de ses vêtements liturgiques.

Il paraît que c'était une bougie demeurée allumée à la fermeture de la chapelle qui a causé cet incendie. Un agent de sécurité ayant détecté une épaisse fumée qui se dégageait du bâtiment a vite fait de déclencher l'alarme. Sitôt avertis, le service hospitalier aidé du service de sécurité et celui des pompes de Quatre-Bornes ont, tous, investi les lieux. Et toutes leurs forces réunies, ils ont réussi à maîtriser rapidement l'incendie, évitant ainsi des dégâts plus conséquents.

Le samedi suivant, c'est, frappée de stupeur et visiblement émue, que la petite communauté de fidèles venus de Paillotte, de Cité-Kennedy, de Quatre-Bornes ayant rejoint les malades et les infirmières pour participer à la messe du samedi après-midi, se rend compte de ce drame qui va les priver de leur lieu de prières où ils avaient l'habitude de venir participer à la célébration de la messe avec le père Roger-Marie.

Par la suite, résolus de prêter main forte au père Roger-Marie Verbruggen, aumônier de l'hôpital, de précieux collaborateurs s'organisent autour de lui et décident, après un constat des dégâts, de restaurer complètement la chapelle, mais avec la ferme intention de lui conserver son lustre d'antan. Et, comme l'explique le coordonnateur du projet, ceci «sans toucher ni à sa structure, ni à ses vives couleurs, et selon le vœu de tous, lui garder son authenticité. Seulement une rampe y sera ajoutée pour donner accès aux fauteuils roulants». Le coût total des travaux sera autour de Rs 600 000.

L'aumônerie de l'hôpital

Erigée en 1931 dans l'arrière-cour de l'hôpital Victoria pour servir de lieu de recueillement et de prières, la chapelle a été toujours desservie par les prêtres de Notre-Dame-du-Rosaire, Quatre-Bornes, vu que la chapelle se trouve sur son territoire paroissial. Et c'est ainsi que successivement, les pères Michel Guérin, L. Trublet Raoul, Robert Jauffret, Jean Chasteau, Robert Giraud, entre autres, ont été au service des malades.

Le père Roger-MarieVerbruggen, plus connu dans tout l'hôpital et ailleurs sous le nom de père Roger-Marie, est en service auprès des malades depuis 1970. Quoique affecté à St-Paul, Phœnix, et desservant aussi la paroisse de Centre-de-Flacq le dimanche, le père Roger-Marie, conscient de ce qu'attendent de lui «ses» malades, a continué et continue à desservir les deux hôpitaux avec beaucoup de ferveur. Le bâtiment, quoique inutilisable de l'intérieur après l'incendie, n'a pas empêché notre aumônier de continuer à célébrer le culte dans la varangue arrière.

La chapelle et son histoire

C'est en 1927 que Notre-Dame-du-Rosaire est officiellement érigée en paroisse. A partir de ce moment et dans les années 30, la paroisse a connu bien des développements. Le territoire paroissial a accueilli des

nombreux fidèles. Pleines d'habitations ont été construites. La chapelle de Ste-Brigitte, à Palma (1931), a vu le jour.

La propriété Mon Désir, qui s'étendait au pied de la colline Candos avec sa grande plantation de canne à sucre et sa sucrerie, avait, à un certain temps, interrompu ses activités. A la place de la sucrerie a été construit l'hôpital Victoria, inauguré le 6 juillet 1922. La sucrerie avait pour principal actionnaire un avoué du nom d'Alexandre Paillotte. Ces noms de Mon Désir et Paillotte ont été conservés et les régions avoisinantes les portent encore.

La chapelle de Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus a été érigée dans la cour de l'hôpital Victoria en 1931. C'était une matrone anglaise, Miss E.C Humphreys, qui dirigeait alors l'hôpital et, par la suite, tout l'emplacement va se trouver en plein développement. De nombreux services complémentaires vont être créés. De nouvelles salles vont être construites. La direction de l'hôpital sera confiée aux matrones mauriciennes. Et l'hôpital orthopédique, du nom de la princesse Margaret, viendra s'y ajouter

Vie de Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus

Cinquième et dernière fille de la famille Martin, d'Alençon, France, née le 2 janvier 1873, Thérèse aura connu une vie plutôt douloureuse. A quatre ans, elle perd sa maman, décédée d'une grave maladie. Elle trouve en sa sœur aînée, Pauline, une deuxième maman. La famille se déplace à Lisieux pour aller retrouver des proches. Peu après, Pauline entre au Carmel. Cette séparation sera fortement ressentie, car les deux sœurs étaient très intimement liées et, déjà, Thérèse avait commencé à sentir l'appel de Jésus à la vie religieuse.

A l'âge de neuf ans, c'est sa sœur Marie, qu'elle avait choisi comme maman de substitution à la place de Pauline, qui, elle aussi, devient carmélite. A quinze ans, très jeune encore, Thérèse cherche à faire son entrée au Carmel. Avec l'approbation de son père, ils se rendent à Rome pour faire une demande de dérogation au pape Léon XIII, qui leur donnera pour toute réponse : «Si c'est la volonté de Dieu, cela se fera.»

Le 9 avril 1888, Thérèse entre au Carmel et quelques années après, elle va s'occuper du noviciat. Sa vocation religieuse, elle la vivra avec un complet dévouement, une confiance à toute épreuve en son Seigneur Jésus, une patience persévérante et une soumission joyeuse à la volonté divine. Elle vivra pleinement l'amour divin et prendra le chemin de la sainteté.

A 24 ans, le 30 septembre 1897, Thérèse est secouée par une grave maladie, qui la minait depuis quelques années. Elle mourra à l'infirmerie du couvent après une pénible agonie. Et, à sa mort, Thérèse laissera à sa sœur, Mère Agnès, trois manuscrits relatant ses souvenirs d'enfance et sa vie religieuse. De là est sorti le livre Histoire d'une âme.

Quelques années après, le pape Pie X reconnaîtra en elle «la plus grande sainte des temps modernes».

Ste Thérèse de l'Enfant Jésus reste, pour nous, chrétiens, un modèle de bonté, d'amour divin et de sainteté.

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