Cité-St-Luc


L'éducation : facteur crucial
du combat contre la pauvreté

Conscients que l'éducation des enfants est une priorité dans la lutte contre la pauvreté et les fléaux sociaux, les membres des Forces-Vives de Cité-Attlee ont démarré une campagne de sensibilisation avec la remise de matériels scolaires à un groupe d'enfants du primaire de la cité en fin d'année 2006 au centre Vers un monde sans pauvreté de St-Jean, Cité-Attlee.

«L'objectif est d'encourager les familles en difficulté à envoyer leurs enfants à l'école. Par ce petit geste, l'association a voulu donner la chance aux enfants les plus nécessiteux de se munir de tout ce dont ils auront besoin coté matériel scolaire afin que la rentrée d'école se fasse dans les meilleures conditions», a déclaré Clet Adolphe, membre des Forces-Vives, à La Vie Catholique.

Les membres des Forces-Vives ont voulu faire de l'éducation la clé du combat contre la pauvreté, conscients du fait que, l'école primaire de Cité-Attlee a, de longues années durant, eu un taux de réussite de 40% au CPE. Et nombre de ces échecs scolaires produisaient des rejetés dans la société. D'où un engagement concret et dans la durée des Forces-Vives. Et les fruits de ce travail se font rapidement sentir : «Le taux de réussite au CPE à l'école Attlee est de 55% cette année, comparé à l'année dernière, où il était de 35%. Autre point réconfortant : plusieurs repeaters ont réussi cette année», souligne un membre de l'Association parents-enseignants (PTA). «Il suffit simplement d'un coup de pouce pour améliorer l'environnement des enfants et leur donner le goût de lire, d'écrire et de compter.»

Réussir au CPE

«Ces résultats démontrent que les familles ont pris conscience de l'importance que leurs enfants réussissent au CPE. Et pour ces jeunes, l'importance est de savoir lire et écrire, car de plus en plus, nous évoluons dans une société de libre service, où il devient impératif de pouvoir se débrouiller tout seul, sinon on risque d'être bloqué et voué à être dépendant des autres», fait ressortir de son côté Tony Chelvan, membre des Forces-vives.

«Cela fait plusieurs années déjà que nous travaillons en collaboration avec l'école du

gouvernement de la région. Notre souci était le taux d'absentéisme : certains, faute de moyens, n'arrivent pas à envoyer leurs enfants à l'école et beaucoup ne dépassent pas le cap du primaire. D'ou notre objectif de sensibiliser les familles sur l'importance de l'éducation, avec la remise de matériels scolaires suite à un recensement effectué dans la Cité.»

Clet Adolphe a donné l'assurance que les Forces-vives vont suivre ces enfants afin qu'ils aient le soutien voulu au cours de cette année et il a, dans la même foulée, souhaité aux parents d'encourager leurs enfants à être présents à l'école. «Avant la fin du premier trimestre, nous avons l'intention de créer un club de lecture pour les enfants de la région.»

Soutien des parents

Tony Chelvan a ajouté vouloir «encourager l'éducation des enfants de la Cité Attlee pour pouvoir maintenir un environnement sain dans notre quartier et permettre à nos jeunes de réfléchir et de devenir des responsables capables de ne pas être influencés et victimes des fléaux».

Du côté des parents des enfants de l'école, la démarche des Forces-vives est soutenue. Ainsi, Mme Monvoisin, mère de Maeva et Grégory, élèves de Std II et III respectivement, se dit consciente «que les parents doivent bien suivre l'éducation de leurs enfants, véritable passeport pour réussir dans la vie et pour devenir, plus tard, des adultes responsables».

Autre parent, Mme Dorasawmy a déclaré qu'un «enfant coûte cher aujourd'hui et que, souvent, on ne peut acheter ce dont il a besoin. On ne peut même pas lui donner son cash tiffin quotidien. J'encourage malgré tout mes enfants d'aller à l'école et pour qu'ils soient consciencieux dans leurs études».

Sheriaz de Std V, se dit heureuse d'avoir pu bénéficier de ces matériels scolaires : «Mo bien encouraze pou al lecol e mo pou fer tou pou pase mo lexamen.» A la question de savoir quel métier elle compte faire plus tard, prudente, elle dira : «Faude mo pass tou mo class avan.»

Sylvio Sundanum

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