p.11foto1

FMMH (Grande-Rivière-Nord-Ouest)


Pour un cheminement
heureux vers l'épanouissement des handicapés

La graine semée par le père Henri Souchon en 1976 à travers la Fraternité mauricienne des malades et handicapés (FMMH) a fait boule de neige à travers l'île. Bientôt trente-et-un ans depuis que les handicapés et malades ont retrouvé un espace propre, le siège social de la Fraterbité étant situé route Royale, à Grande-Rivière-Nord-Ouest, Port-Louis. Deux bâtiments y sont construits - un centre et une école pour enfants handicapés.

Depuis 1993, l'école FMMH accueille, sous la varangue du Centre, le premier siège social de l'association. Inauguré en 1983, le Centre accueille ses premiers élèves, toutes communautés confondues, mais ayant un handicap physique et ne pouvant suivre le cursus scolaire normal pour une raison ou une autre. Trois ans plus tard, les élèves sont accueillis dans un nouveau bâtiment construit à l'arrière du Centre. Cet établissement scolaire se veut être un milieu propice pour susciter chez ces enfants ce qu'il y a de meilleur. Une éducation et une formation à la vie leur est prodiguée. Cela consiste à les aider à découvrir tout ce qu'ils ont de positif et de beau en eux, précise Lisemay Lim Kee, responsable de l'école. L'occasion leur est aussi donnée de se rendre compte de leur capacité de travailler et de leurs talents de faire de belles choses.

Vraie entraide

Ils sont pleins de vie et débordent d'amour. Malgré leur handicap physique, ils sont aimables et capables de rendre heureux tous ceux qui les entourent. Ils se prénomment Jordy, Jonathan, Jérémie, Mélanie, Nicolas et Emmanuel. Et sont âgés de 7, 8, 10, 16, 17 et 18 ans respectivement. Chaque jour, ils sont accueillis peu avant 9h00 par leur enseignante - Sylvie Nanan -, qui dit faire son travail avec beaucoup de plaisir. «C'est une vraie entraide lorsqu'ils descendent du taxi qui les récupère chaque matin», affirme Jacques Lim Kee, président de la FMMH. A l'école, ils ont l'occasion de développer leurs talents et aptitudes. A l'exemple de Nicolas, doué sur l'ordinateur ; ou de Mélanie, qui excelle en dessin malgré sa difficulté motrice.

Une attention particulière est surtout accordée à chaque enfant, souligne Lisemay Lim Kee. «Notre souci est de leur donner les meilleures conditions pour s'épanouir, leur apprendre à vaincre leurs difficultés et à nouer des relations les uns avec les autres, s'ouvrant ainsi à la socialisation», ajoute son mari, Jacques. «C'est un cheminement heureux qu'on leur offre.» Le cursus scolaire normal, avec ses différentes activités, leur est proposé. Pour Sylvie Nanan, ce sont des enfants avec beaucoup de potentiel qui veulent à tout prix progresser. Plusieurs visites sont aussi organisées : l'île-aux-Cerfs et Casela aussi bien qu'une tournée à

retour aller