Conseil pastoral des enfants


Vivre ensemble la mission paroissiale

Créé en avril dernier, le Conseil pastoral des enfants (CPE) de la paroisse du Sacré-Cœur, Beau-Bassin, semble avoir apporté une nouvelle synergie entre les mouvements des enfants. Une nouvelle impulsion qui fait la joie de tous. Leur devise : «Anou viv lamitie ansam.»

«Le CPE regroupe les servants d'autel, l'Action catholique des enfants, les scouts et les enfants de la catéchèse. Il a été créé pour faire le lien entres les différents mouvements des enfants de la paroisse», explique Marie-Josée Lecoq. Depuis sa création, chacun a appris à mieux se connaître et à travailler ensemble tout en gardant sa spécificité et vivre la mission de la paroisse. Si avant il n'y avait aucun lien, ou presque, entre les différents mouvements, aujourd'hui une grande amitié et solidarité se sont installées entre les différents groupes qui travaillent avec les enfants.

Ainsi, une fois par mois, les membres du Conseil se réunissent pour discuter des activités qu'ils peuvent organiser ensemble. Une de leurs premières activités a été la retraite qui s'est tenue en mai dernier et qui a permis à chacun de mieux se connaître et nouer des liens d'amitié, précise Doris Coralie, assistante responsable du Conseil. Elle ajoute que le CPE est venu briser les barrières entre les différents mouvements.

Le frère Jean-Paul Lee, qui accompagne les membres du CPE, explique que le rôle du Conseil est d'amener tout le monde à travailler ensemble en essayant de toucher tous les enfants de la paroisse à travers différentes activités. Ils ont bénéficié du soutien de l'ancien curé de la paroisse, Robert Fleurot. Le père Sylvain Victoire, qui l'a succédé, continue sur la même lancée d'autant plus qu'il était le vicaire de la paroisse quand le CPE a été lancé et que c'est sous son impulsion que l'ACE a démarré dans la paroisse il y a quelques mois.

Selon Maïta Madelon, un des avantages à travailler ensemble, est la facilité avec laquelle les activités sont organisées. «Chacun donne ses idées et apporte sa contribution selon ses talents et l'organisation se fait plus facilement que quand un groupe seul devait le faire. Avec les compétences de chacun et les différentes opinions partagées, les choses vont plus vite.»

Christelle, Véronique, Bernard et Erwan expriment leur joie de s'etre fait de nouveaux amis grâce au CPE alors que Melvyn Madelon est d'avis que cela a permis de montrer une nouvelle image du scoutisme. «Avant, on nous confait le rôle du service d'ordre et autres. Aujourd'hui, nous nous sommes vu confier d'autres responsabilités, comme la liturgie, ce qui permet à nos membres de mettre en valeur leurs autres talents. Nous avons beaucoup reçu du CPE et le travail avec les différents mouvements de la paroisse», ajoute-t-il.

Un nouveau dynamisme semble s'être installé dans la paroisse, qui est placée, depuis le début de ce mois, sous la responsabilité de deux prêtres jésuites, Sylvain Victoire, le curé par intérim, et Régis Wan Sai Cheong Son, le vicaire.

Line

Notre-Dame-de-Lourdes


Succès de la messe méditative

Proposée lors du carême 2007 à Notre-Dame-de-Lourdes, Rose-Hill, la messe méditative a trouvé son public chaque samedi soir à 18h00. Ce type de liturgie, plus tranquille et paisible, fait appel à d'autres éléments qui diffèrent de la liturgie classique. Nombreux sont ceux qui s'y retrouvent, la célébration étant plus priante et répondant à une certaine attente.

D'emblée, la lumière tamisée de l'église invite au silence et à la méditation. Le ton calme et posé du père Gérard Sullivan, curé de la paroisse, contribue également à cela. A différents moments, une idée forte revient et sur laquelle chacun peut méditer et intérioriser. L'écoute de la parole de Dieu résonne encore plus fort dans un tel climat et il est difficile de demeurer insensible au message adressé à chacun.

Bien que cette formule soit ancienne, elle a été mise au goût du jour, explique le père Sullivan, qui précise qu'elle n'est ni extraordinaire, ni meilleure de ce qui se fait déjà ailleurs, dans d'autres paroisses. «La célébration est différente et permet à certains de se retrouver. Ce que nous faisons n'est pas une nouveauté. Elle ressemble à ce qu'avait proposé le cardinal Jean Margéot il y a quelques années.»

Contrairement aux autres célébrations classiques, l'assistance demeure assise plus longtemps, avec un type d'éclairage léger, presque la pénombre. Des réflexions sont proposées dès l'arrivée des fidèles peu avant 18h00 - et heureux ceux qui arrivent tôt pour pouvoir en profiter ! Comme le souligne le père Sullivan, l'accent est mis sur le calme et les instants de silence. «Tout est mis en œuvre pour inciter l'assistance à intérioriser et à s'approprier les textes du jour.» Même les chants sont doux - ce qui prolonge davantage vers cette atmosphère de méditation. Et c'est forte de ce qu'elle a vécu que l'assistance est invitée à formuler des prières universelles.

La formule proposée ayant séduit, la messe attire de plus en plus de monde chaque samedi soir - ce qui montre, selon le père Sullivan, que ceux qui y participent en parlent autour d'eux.

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