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Mouvement social de la jeunesse mauricienne


Quarante ans au service des nécessiteux

Même esprit

Après 40 ans, le mouvement a gardé le même esprit et essaie de venir en aide aux nécessiteux et son champ d'action a grandi. Le MSJM poursuit son action dans la formation technique des jeunes garçons n'ayant pas réussi le cursus académique, fait la promotion d'une éducation à la vie et aux valeurs humaines auprès des jeunes afin qu'ils aient un comportement responsable et soient à l'abri des nombreux fléaux qui les guettent (drogue, alcool, cigarette). Il organise aussi des activités éducatives et récréatives pour les enfants, jeunes et personnes âgées, ainsi que des activités caritatives pour venir en aide aux nécessiteux.

Le mouvement, avec un collectif d'ONG, fait aussi l'accompagnement des 76 familles en quête d'un logement à Bambous, avec le soutien de l'Empowerment Programme, et offre des cours d'alphabétisation fonctionnelle à des jeunes et à des adultes. Jean-Philippe Provence espère qu'un changement de regard de la population sur ces familles, souvent stigmatisées, pourra les aider à mieux intégrer la société. «Il faut les valoriser, car ce sont des hommes, des femmes et des enfants qui ont des atouts et des droits.» Il croit dur comme fer dans le potentiel de tous ceux que le mouvement accompagne.

Un tel engagement n'est guère facile, déclare Jean-Philippe Provence. «Nous évoluons dans des conditions difficiles, avec les moyens de bord, tant en ressources humaines que financières.» Le MSJM peut encore compter sur de généreux bienfaiteurs, ce qui lui permet d'aller de l'avant avec son projet.

Jean-Marie St-Cyr

Œuvrer avec et pour les personnes pauvres, tel est l'un des objectifs que s'est fixé le Mouvement social de la jeunesse mauricienne (MSJM). Fondé en 1967, le mouvement a fêté ses 40 ans d'existence le mercredi 12 septembre dernier au cours d'une messe d'action de grâce à la salle St-Ignace. Une célébration présidée par le père Cyrille Nallétamby, aumônier du mouvement, et le père Michel Moura.

Le mouvement compte une quinzaine de membres et de nombreux collaborateurs, explique Jean-Philippe Provence, secrétaire du MSJM. «En quarante ans, nous avons fait un bon bout de chemin - cela grâce à notre fondateur, le père Antoni Ponnudurai. A l'époque, suite au passage d'un cyclone, il a trouvé qu'il fallait reloger des familles ayant perdu leur maison. Il y a eu une collecte de fonds pour la reconstruction d'une centaine de maisons pour faire face à la crise de logement qu'il y avait à ce moment-là.» Constatant que de nombreux jeunes erraient dans les rues, le mouvement s'est aussi lancé, dans les années 70, dans la formation technique afin de leur permettre de gagner leur vie. C'est ainsi qu'a été créé le centre technique St-Joseph, qui se trouve dans la cour de la Résidence St-Ignace jusqu'à ce jour. «Nous arrivons à fonctionner grâce au soutien de la communauté des jésuites, propriétaire des lieux, et la collaboration de la mairie de Beau-Bassin/Rose-Hill.»

Si l'école comptait une dizaine d'élèves à l'époque, elle en compte une soixantaine aujourd'hui pour des cours de menuiserie, tôlerie et soudure. Nombreux sont ceux qui occupent des postes importants aujourd'hui grâce à la formation qu'ils ont reçue, affirme Jean-Philippe Provence.

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