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«Qui va descendre sur le terrain ? Qui va partager ses cinq pains ? Ses cinq pains de courage, d'amitié, de générosité. Ne les accablez pas, ne les stigmatisez pas : Pa dir zot inn rode, tan pi. Ces frères et sœurs sont des enfants de Dieu ; ils ont droit à un traitement gratuit, à un encouragement, à un soutien pour continuer leur vie»

Des droits, mais aussi des devoirs de la part de celui/ceux qui s'engage/nt dans des comportements à risques : se soumettre à des tests de dépistage, prévenir son/sa partenaire de son état de santé, se protéger et protéger son/sa partenaire et, en aucun cas, mettre la vie des autres en danger.

Acteurs engagés

Incitant les Mauriciens à «être acteurs» dans le combat du VIH/sida, Mgr Maurice E. Piat a rappelé que cette maladie ne s'attrape pas à la manière d'une grippe ou encore du chikungunya. «Bizin al rod-li. Donc, il y a la possibilité de faire un travail de prévention. De décourager les gens à aller chercher la maladie pour l'emporter chez eux. La drogue, c'est une marchandise, un commerce. La pub nous dit qu'elle donne le nisa. C'est archifaux ! La jouissance ne dure que quelques moments et, après, c'est une très grande souffrance.»

Pour ce faire, l'évêque en appelle à la jeunesse mauricienne pour montrer qu'une vie heureuse et épanouie est possible sans drogue, sans alcool. Et, s'adressant aux diverses composantes de la société, il a fait un vif plaidoyer pour des «loisirs sains où les jeunes seraient acteurs», l'encadrement de ces derniers, dans différents domaines, par de jeunes adultes, l'organisation d'«activités sociales volontaires permettant aux jeunes de donner de leur temps au service de la société».

Mgr Maurice E. Piat a conclu son plaidoyer par un appel aux autorités. En faveur d'un «plan national» de lutte, porté par la concertation et un «leadership fort». Avec la contribution de toutes les communautés et religions. Ce, avant de «rendre grâce pour tous ceux qui se donnent de la peine, de leur courage, de leur temps pour barrer la route à la drogue et au VIH/sida».

Danièle Babooram

Participation active du Conseil des religions

Les membres du Conseil des religions ­ la pandita Pokraz (Arya Samaj), François Lan (Bouddhist Association of Mauritius)), Masjid Abdool Karrumtallee (Muslin Citizens Council) et le pandit Ved Gopee (Sanatahn Dharma Temples Federation) - ont fait de courtes interventions et une prière au tout début de l'eucharistie présidée par Mgr Maurice E. Piat.

Une intervention pour, d'une part, motiver leur «cause commune dans le combat contre le VIH/sida». Et, d'autre part, leur engagement dans la présente campagne de sensibilisation et de prévention : «Se débarrasser de ce fléau qui menace à la fois notre jeunesse et notre société.»

Ainsi, le Masjid Abdool Karrumtallee a rappelé que «Dieu ne change pas les conditions d'un peuple à moins que celui-ci ne change de comportement, d'attitude». Alors que le pandit Ved Gopee a insisté sur l'importance de «canaliser la puissance des religions afin de consolider davantage l'harmonie, favoriser le dialogue entre les différentes cultures et religions et ainsi arriver à un monde meilleur». Et que la pandita Auckraz et François Lan ont abondé dans le même sens ; la première nommée notamment en priant pour le respect des femmes.

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Olivia, 8 septembre dernier


«Avek Père Laval Pa Zet Lekor»

Catholiques et autrement croyants des quartiers d'Olivia étaient réunis autour de la grotte consacrée au Bx Père Laval dans le quartier de Boutique-Charlie pour redécouvrir qui fut ce grand apôtre que nous célébrons chaque année le 9 septembre.

C'est par le chant Viv to lavi pou levanzil que la veillée du 8 septembre a débuté. Une soirée très riche, divisée en plusieurs parties, où, à travers le CD sur la vie du Bx, présenté par le père Louis Verchère, nous avons pu revivre le parcours du père Laval de sa France natale jusqu'à chez nous.

A travers des sketches présentés par certains quartiers, nous avons pu revivre les étapes de la mission du père Laval et comprendre ce que sa mission nous enseigne encore aujourd'hui ; cela nous a permis de réfléchir sur la grande question de la soirée : Ki nou mission dan legliz azordi ?

Notre mission : être à l'écoute de la parole de Dieu, la mettre en pratique pour être un soutien les uns les autres dans l'amour et la persévérance, à l'exemple de père Laval. A la fin de la veillée, les intentions de prière ont été pour une Eglise plus unie et solidaire. Dans la joie et la reconnaissance, nous chantions :«Merci difon nou leker... Merci, merci Père Laval.»

Pendant que les gens réunis priaient autour du mini-caveau du bienheureux avant de rentrer chez eux... Rendez-vous à 8h30 le matin du 9 septembre pour une procession de la cour de la chapelle Ste-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus à la grotte du père Laval, pour la célébration de la messe et encore une fois rendre hommage à celui qui a évangélisé notre île Maurice.

Envoi du


Mini Conseil­Olivia


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