p.11foto1

Ecole catholique


Un siècle au service
de l'enfant rodriguais

Le vendredi 31 août était un jour de fête à La Ferme, car toute la famille de l'école primaire de la localité fêtait, dans la joie et avec une fierté non dissimulée, le centenaire de l'école primaire de la localité et de l'école catholique à Rodrigues. Pour marquer cet événement, une série d'activités avait été soigneusement préparée, et ce en présence d'enfants venant des cinq écoles primaires catholiques de l'île, les enseignants, les autorités de l'île ainsi que les parents.

La journée a débuté par une célébration religieuse. Lors de son homélie, Mgr Alain Harel a invité l'assistance à rendre grâce au Seigneur pour «tous ceux qui ont apporté leur précieuse contribution tout au long de ces 100 ans de l'existence de l'école catholique à Rodrigues».

La première école-chapelle fut construite à Rivière-Coco par le prêtre spiritain Jean-Marie Pivault. Plus tard, il entreprit la construction d'une autre école-chapelle dans le village de La Ferme, là où se trouve l'actuelle école primaire.

Consolider la pédagogie inclusive

Mgr Alain Harel a parlé du travail accompli par les prêtres spiritains, les religieuses Fille de Marie, les prêtres séculiers du diocèse de Port-Louis ainsi que les laïcs dupuis plus de cent ans. Il a cité le père Ronald Gandy, qui a mis en marche la rodriganisation en démarrant la formation de jeunes enseignants natifs de Rodrigues.

L'évêque a également rendu hommage à Antoinette Prudence, cheville ouvrière des assises des écoles catholiques en 1995. «Antoinette avait le rêve de voir l'école catholique devenir l'école de la réussite pour tous les enfants.» Il a parlé de la précieuse contribution de la disparue dans la mise en œuvre de la pédagogie inclusive. Mgr Harel a affirmé que l'Eglise doit poursuivre le chemin déjà initié en consolidant cette pédagogie.

Au début de son homélie, l'évêque a parlé de la manière de vivre des enfants, un exemple pour ceux qui veulent entrer dans le Royaume de Dieu. «Jésus est venu nous montrer une nouvelle manière de vivre comme frères et sœurs. Dieu, qui est notre Père

à tous, veut notre bonheur en nous invitant à vivre dans la solidarité, le partage et le pardon.» L'homélie de l'évêque de Rodrigues a été entrecoupée par le refrain «Merci Bon Die nou tappe la main pou li.»

Durant la partie protocolaire qui a suivi la religieuse, le Chef commissaire, Johnson Roussety, a salué la contribution de l'école catholique dans le développement de Rodrigues. Il a déclaré qu'au cours du dernier exercice budgétaire, son gouvernement a doublé la dotation accordée aux écoles catholiques. Il a fait un appel pour que l'école devienne l'affaire de toute la communauté.

L'adjoint au Chef commissaire et commissaire à l'Education, Gaëtan Jhabeemissur, a fait l'historique de son parcours comme instituteur à La Ferme. Il a parlé de la mission de l'Eglise, un partenaire dans l'éducation.

Rôle prophétique de l'Eglise

Claude Roussety, nouveau Manager des écoles catholiques à Rodrigues, a souhaité que le rôle prophétique et significatif de l'Eglise dans la construction de Rodigues et l'avancement de son peuple soit reconnu. L'Eglise, a-t-il affirmé, a à cœur la promotion de l'homme et le souci d'éduquer, sans distinction, les enfants de Rodrigues en leur inculquant les valeurs qui leur permettent de développer les aptitudes nécessaires pour être des bons citoyens.

Gilberte Chung, directrice du Bureau de l'éducation catholique (BEC) à Maurice, a parlé du rôle des enseignants dans la transmission des valeurs et pour aider à l'épanouissement des enfants. Elle a rappelé que l'école catholique a une triple mission : évangélique, catéchétique et éducative «pour faire grandir chaque enfant selon ses capacités».

Cette journée a été également marquée par une partie culturelle comprenant un concours de quiz inter-écoles, des chants et des sketches mettant tour à tour en scène des enseignants et des élèves.

Benoit Jolicœur

retour aller