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1er anniversaire d'Espoir Revivre Barkly


Satisfaction de mise

Objectifatteint pour Espoir Revivre Barkly (ERB). Après une année d'existence, le groupe a pu ramener deux toxicomanes hors des griffes de la drogue. L'un est aujourd'hui en cheminement au Centre de solidarité (CDS) alors que l'autre, sur Méthadone, a repris sa vie en main.

Une goutte d'eau dans l'immense chantier que représentent la lutte contre la drogue et la réinsertion de ces marginalisés, diront certains. Mais les membres de l'ERB ont de quoi être fiers de ce bilan. Surtout par rapport à l'amitié et la solidarité tissées avec les toxicomanes, leur ouvrant ainsi la perspective d'un retour au sein de la société.

Au programme de ce premier anniversaire : un dépistage du VIH/sida, en collaboration avec la caravane du ministère de la Santé, pour ceux habitant les rues Cosmos et Antoine-Chavrimootoo. Rien qu'avec le bouche-à-oreilles, une centaine de personnes ont répondu présentes pour le Rapid Test.

«L'idée, insiste Joëlle Rabot, membre de l'ERB, était de toucher Monsieur et Madame tout le monde, ces porteurs du VIH/sida qui s'ignorent, et pas uniquement les toxicomanes.» Animation au centre Marie-Michelle Utile et conférence par le Dr Sulliman, qui a su enlever certaines inquiétudes. «Non, la Méthadone n'est pas une autre drogue. Ce n'est pas sortir du piège de la dépendance pour entrer dans un autre...»

Et l'ouverture officielle (en présence de Dany Philippe, du CDS ; de Jean-Noël Adolphe, directeur de l'Ecole pour la solidarité et la justice;

et des membres de Rapid, entre autres) était l'occasion d'insister sur le coté humain dans la démarche de l'ERB.

Occasion aussi de présenter les projets à venir. Dont un ayant trait à l'agriculture. «Quand les ex-toxicomanes terminent leur stage de réinsertion, très souvent ils se retrouvent dans un cercle vicieux: regagner la rue et retrouver les anciens amis ou alors se débrouiller, avec tout ce que cela comporte comme possibilités de rechute. Solidarité unité et développement (SUD) nous a offert un terrain à Roches-Brunes pour y cultiver du piment, qui sera processed, avant d'être envoyé en Australie, où un marché a été déjà trouvé», explique notre interlocutrice.

Autre projet tout aussi important : travailler à l'autonomie des membres toxicomanes de l'ERB. «Il faut qu'ils retrouvent leur estime de soi, la confiance en leur potentiel et arrivent, petit à petit, par exemple, à ne compter exclusivement que sur nous pour les animations hebdomadaires.»

La semaine d'activités a pris fin par une célébration eucharistique en la chapelle N.-D.-de-La-Confiance, aussi messe d'au revoir du père Robert Fleuriot. Un moment d'émotion très fort réunissant chrétiens et non chrétiens, toxicomanes et la communauté paroissiale dans une même prière en faveur du vrai bonheur de chacun et de tous.

Danièle Babooram


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