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Foi et lumière


Penser aujourd'hui l'avenir

Foi et lumière compte depuis peu de nouveaux responsables. Judex et Marie-France Violette, coordonnateurs de la zone océan Indien (en remplacement de Caroline de Monfrat, qui assurait jusqu'ici la fonction de correspondante) et Hedley et Christiane Herry, coordonnateurs nationaux. «Un pas en avant dans la responsabilisation des laïcs de l'océan Indien et la structuration du mouvement», comme le commente avec joie le père Roger Cerveaux, aumônier..

Pendant presque une semaine, au Thabor, Foi et lumière de La Réunion, des Seychelles, de Madagascar et de Maurice, avec Caroline de Mofarts et Ghislain du Chené, ont mis l'accent sur la formation de leurs membres, ainsi que sur un travail de discernement. Formation sur «l'identité et la mission de Foi et lumière». Un partage des idées en vue de donner un souffle nouveau pour les cinquante prochaines années.

«Nous nous retrouverons, l'an prochain, à Lourdes, sous le souffle de l'Esprit-Saint, pour finaliser nos propositions, voir dans quelle direction aller, explique Marie-France Violette. Ce sera un retour aux sources, sous le regard de la Vierge ; un retour au lieu et aux années où Foi et lumière a pris naissance.»

Semaine riche

Une semaine avec l'eucharistie chaque matin, au Thabor, et une belle célébration haut en couleurs, le samedi 25 août dernier, en l'église Saint-Marc, Flic-en-Flac, animée par la chorale de Rose-Belle et aux couleurs de l'océan Indien.

Une semaine avec Lucas et Christie, deux adolescents handicapés mentaux, comme centre. «Ils ont été à la hauteur de l'événement, constatent les couples Violette et Herry. Ils jouaient, s'amusaient, avaient leur mot à dire, ont crée des signets, ont fait silence quand il le fallait...»

Une semaine au cours de laquelle les parents d'enfants handicapés mentaux - notamment de Bambous et de Sainte-Croix - étaient les bienvenus. Et déjà une personne de Bambous, enthousiasmée par ce qu'elle a vu et vécu, s'est engagée à prendre la responsabilité d'une

communauté.

Vote rigoureux

«J'ai beaucoup aimé l'ambiance qui a régné lors de cette rencontre régionale, confie le père Cerveaux. J'ai aussi apprécie le temps de prière et le discernement pris avant le vote.» Un temps pour se redire le rôle des coordonnateurs de zone et les qualités qu'ils se doivent de posséder.

Trois noms avaient été suggérés, racontent Judex Violette et Hedley Herry. «En l'absence du couple dont il sera question, les autres sont invités à faire un état des lieux de leurs qualités et faiblesses. Ce avant de leur en faire part de vive voix.»«C'est un vote très rigoureux, sans parti pis, où chacun a sa chance, droit au respect et la possibilité d'entendre ses richesses et ses points faibles», se réjouit le père Cerveaux.

Et Marie-France Violette et Christiane Herry d'insister que le choix d'une personne donnée pour une responsabilité ne signifie pas qu'elle est «meilleure» que les autres. La responsabilisation, il faut la concevoir «comme un appel».

Priorités

Mais quid des priorités du couple coordonnateur de Maurice? Veiller à ce que les handicapés mentaux «aient l'essentiel, la meilleure place» au sein du mouvement et de l'Eglise. Mais aussi voir au-delà : travailler à un véritable accueil, à leur insertion sociale. «Les proches d'enfants handicapés mentaux portent tous la même souffrance et ce peu importe leur communauté et religion», affirme Hedley Herry.

Alors que celles du couple Violette seront de «veiller à la croissance du mouvement à l'intérieur du pays, dans la région et dans les pays où il n'existe pas», de tisser et de resserrer les liens dans la région, d'accompagner et de former et de s'assurer de la relève.

A vendredi dernier, chacun avait regagné son pays, son chez soi, conscient qu'il y a encore beaucoup à faire. Entre autres, la demande de reconnaissance émanant des Seychelles, les prochaines élections à La Réunion et œuvrer à l'autonomie du mouvement de Rodrigues.

Danièle Babooram

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