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Transport en commun


La LOAC poursuit son action

Pour faire suite à l'action entreprise et pour apporter des solutions aux problèmes du transport en commun, une rencontre a eu lieu, la semaine dernière, entre les responsables de la Ligue ouvrière d'action catholique (LOAC) et les présidents des associations des propriétaires d'autobus - Jocelyn Legoff et Alain Stephan. Rencontre qui s'est déroulée dans une esprit de dialogue, ceci afin d'offrir un meilleur service aux usagers.

La LOAC a eu l'occasion de présenter le rapport que le mouvement avait fait, l'année dernière, sur le transport en commun ainsi qu'un compte-rendu de la récente réunion avec les usagers de la région La Ferme.

Il a été décidé d'un commun accord d'instituer un sous-comité permanent sur chaque ligne - comité qui comprendra les membres de la LOAC et les représentants des usagers de chaque ligne, et ceci afin de veiller de près aux différents problèmes et de voir rapidement les solutions avec les autorités compétentes. Une deuxième décision à l'issue de cette rencontre : un programme de formation pour les chauffeurs, les receveurs et les propriétaires. Selon Jean-Claude Tolbize, permanent de la LOAC, il est flagrant de constater le manque de formation à tous les échelons dans ce secteur. Selon lui, «à chaque fois, ce sont les usagers qui subissent les conséquences des manquements des uns et des autres».

Jean-Claude Tolbize ajoute qu'il a été suggéré d'afficher les horaires des autobus à la gare routière de Port-Mathurin et sur les autres terminus pour permettre aux usagers d'être informés sur les heures de départ des autobus.

Déclaré à la presse


OPR : «Situation catastrophique»

Les dirigeants de l'Organisation du peuple de Rodrigues (OPR) ont réuni la presse le mois dernier pour parler essentiellement de la récente tournée d'information du parti à l'île Maurice. Tournée au cours de laquelle ils ont rencontré les principaux partis politiques de Maurice ainsi que la MBC et le commissaire de police.

Cette tournée d'information a été l'occasion pour le leader, Serge Clair, d'exprimer ses vives inquiétudes quant à l'avenir du pays et de réaffirmer la vision de son parti de faire de Rodrigues une île écologique.

Selon Arlette Perrine-Bégué, Rodrigues est dans une situation catastrophique avec le Mouvement rodriguais (MR) au pouvoir. Selon elle, la MR n'a pas apporté le changement attendu par la population. «L'indépendance économique est toujours un rêve.»

Daniel Speville a pour sa part dressé une liste de projets mis en chantier par l'OPR, alors au pouvoir. «Il y avait une dynamique et il y avait de l'emploi dans la construction.» L'OPR déplore la situation du chômage et le départ massif des Rodriguais à Maurice. Selon le député Robert Speville, les Rodriguais sont nombreux à vivre dans des conditions de logement difficiles à l'île Maurice.

Les dirigeants de l'OPR ont été très critiques quant au déroulement des travaux à l'Assemblée régionale et à l'indiscipline qui règne dans plusieurs secteurs, plus particulièrement dans celui de la santé.

Lutte contre le sida


Pour la création
d'une ONG spécialisée

Une délégation engagée dans la lutte contre le sida à l'île Maurice était en visite d'une semaine à Rodrigues, du 20 au 25 août. La délégation se composait de Homa Mungapen, du Conseil des religions ; du père Gérard Mongelard, responsable de la question du sida dans le diocèse de Port-Louis ; de Nicolas Ritter et Dhiren Moher, respectivement fondateur et président de PILS (Prevention, information, lutte contre le sida).

Cette visite s'inscrit dans le cadre d'une campagne de formation et d'information en vue de sensibiliser la population rodriguaise sur la grande menace du sida, véritable bombe à retardement si rien n'est fait pour aider chacun à prendre ses responsabilités.

Se mettre ensemble

La délégation a eu l'occasion d'avoir des séances de travail dans les cinq établissements secondaires de l'île. Les membres ont également rencontré le gouvernement régional, les partis politiques, les responsables sociaux et le corps religieux.

Au cours d'une conférence de presse le 24 août à la salle de conférences de l'hôpital Queen Elizabeth, la délégation a exprimé sa satisfaction devant la réceptivité des Rodriguais devant l'urgence du travail à faire pour barrer la route au sida.

Pour le père Mongelard, «vingt cas à Rodrigues, c'est beaucoup et c'est grave». D'où la nécessité, selon lui, de se mettre ensemble «pour mener ce combat, car il y va de notre survie à tous». Il a souligné l'importance du rôle des religions dans cette lutte qu'il ne faut pas banaliser.

Force et faiblesse de Rodrigues

Nicolas Ritter parle d'une «semaine vibrante» pour lui, ayant été vraiment touché par la soif des Rodriguais de mieux comprendre la situation pour mieux s'engager dans la lutte. Il souhaite la création à Rodrigues d'une structure spécialisée pour diffuser la bonne information afin de lutter efficacement contre ce fléau. «Le plus grand danger, ce sont ceux qui ne sont pas dépistés par manque d'information. L'ennemi N° 1, ce sont les préjugés et les peurs non-fondées.» Nicolas Ritter pense que la force de Rodrigues, c'est sa petite taille, car il est plus facile de faire passer l'information. Une force qui est aussi une faiblesse, car le virus peut se répandre facilement si chacun ne prend pas ses responsabilités.

Collaboration Maurice / Rodrigues

Homa Mungapen a plaidé pour une plus grande collaboration avec les médias afin que la population soit correctement informée.

Dhiren Moher souhaite faire un travail avec les malades dépistés à Rodrigues.

La délégation mauricienne compte poursuivre la collaboration avec les partenaires de Rodrigues, car cette lutte ne peut se faire de manière isolée. La collaboration sera efficace à condition qu'un collectif rodriguais se mette en place pour orienter tout le travail de conscientisation et de lutte contre ce fléau, une vraie menace pour notre survie.

Benoit Jolicœur

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