Homélie de la Saint-Louis


Mgr Maurice E. Piat : «Prions pour que l'Eglise sache relire son histoire pour apprendre les leçons de l'histoire»

Cette année nous avons la joie de célébrer la fête de saint Louis dans une cathédrale restaurée. C'est en fait la troisième restauration de l'histoire de notre cathédrale, la première ayant été entreprise par sir Robert Farquhar, premier gouverneur anglais en 1814, et la deuxième à l'initiative de Mgr Leen en 1930. Grâce à l'initiative énergique et soutenue du père Jean-Maurice Labour, vicaire-général et administrateur de la cathédrale, secondé par la vaillante équipe de la Fabrique, grâce aussi au savoir-faire et à la technicité non moins énergique de M. Jean-Paul Adam, et grâce enfin à la contribution généreuse du gouvernement, des entreprises mauriciennes et de multiples donateurs anonymes, la cathédrale fait peau neuve pour la troisième fois à l'occasion de son 160e anniversaire.

Au cours des travaux de restauration, nous avons découvert, cachée derrière un confessionnal, la pierre de fondation de la première église St-Louis, qui date de 1752. L'inscription sur la pierre nous dit qu'elle a été posée en présence de M. Gabriel Igou, alors préfet apostolique pour les îles de France et de Bourbon. Une heureuse coïncidence a voulu que quelques mois auparavant, lors de travaux entrepris derrière le Musée, à l'endroit où se situait autrefois le cimetière dit de «l'Enfoncement», la pierre tombale de ce même Gabriel Igou fut découverte. Grâce à la bienveillance du ministère des Arts et de la Culture, cette pierre tombale reposera désormais à côté de la cathédrale, à quelques mètres seulement de la pierre de fondation.

Présence au cœur de la cité

Ces deux pierres évoquent la naissance de notre cathédrale et les premiers pas de sa présence au cœur de la cité. En effet, la cathédrale a été, tout au long de son histoire, le témoin de la présence de l'Eglise dans la société mauricienne. Témoin non seulement de par les dimensions physiques du bâtiment pour signaler la présence tout simplement d'une communauté chrétienne à Port-Louis ; mais témoin surtout de par la succession des événements qu'elle a abrités sous son toit et qui montrent comment l'Eglise a évolué dans sa manière de se situer dans le pays au long de l'histoire de l'île Maurice.

Quelques épisodes seulement suffiront pour illustrer cette évolution.

1. Durant le XVIIIe siècle, au temps de la colonisation française, l'église St-Louis était à la fois un

lieu de culte et un lieu de rencontre avec les autorités civiles, au moins une fois l'an pour la St-Louis, fête du patron de la ville, mais aussi du Roi. Et lorsque le gouverneur général Guiran de La Brillane meurt alors qu'il est en poste à l'île de France, spontanément on l'enterre dans l'église St-Louis. Les traces de son ensevelissement étaient encore visibles sous la forme d'une plaque commémorative dans la chapelle dite «sous le vent» jusque dans les années 50. Cette plaque a disparu en faveur d'un médaillon en l'honneur de Mgr Leen.

Ce rôle d'espace officiel de l'église St-Louis va plus loin au début de la Révolution française : après les premières élections de notre histoire, celles d'avril 1790, l'Assemblée coloniale tient ses Cette année nous avons la joie de célébrer la fête de saint Louis dans une cathédrale restaurée. C'est en fait la troisième restauration de l'histoire de notre cathédrale, la première ayant été entreprise par sir Robert Farquhar, premier gouverneur anglais en 1814, et la deuxième à l'initiative de Mgr Leen en 1930. Grâce à l'initiative énergique et soutenue du père Jean-Maurice Labour, vicaire-général et administrateur de la cathédrale, secondé par la vaillante équipe de la Fabrique, grâce aussi au savoir-faire et à la technicité non moins énergique de M. Jean-Paul Adam, et grâce enfin à la contribution généreuse du gouvernement, des entreprises mauriciennes et de multiples donateurs anonymes, la cathédrale fait peau neuve pour la troisième fois à l'occasion de son 160e anniversaire.

Au cours des travaux de restauration, nous avons découvert, cachée derrière un confessionnal, la pierre de fondation de la première église St-Louis, qui date de 1752. L'inscription sur la pierre nous dit qu'elle a été posée en présence de M. Gabriel Igou, alors préfet apostolique pour les îles de France et de Bourbon. Une heureuse coïncidence a voulu que quelques mois auparavant, lors de travaux entrepris derrière le Musée, à l'endroit où se situait autrefois le cimetière dit de «l'Enfoncement», la pierre tombale de ce même Gabriel Igou fut découverte. Grâce à la bienveillance du ministère des Arts et de la Culture, cette pierre tombale reposera désormais à côté de la cathédrale, à quelques mètres seulement de la pierre de fondation.

Présence au cœur de la cité

Ces deux pierres évoquent la naissance de notre cathédrale et les premiers pas de sa présence au cœur

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