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SOS-Poverty/Microsoft


L'informatique
à la portée de tous

Grâce à une collaboration SOS-Pauvreté/Microsoft, quelque deux cents personnes de régions défavorisées ont pu bénéficier d'une formation en informatique. Une manière d'aider certains à mieux apprivoiser l'outil informatique et pour d'autres d'augmenter leurs chances de trouver un emploi.

Voilà deux ans que SOS-Pauvreté et Microsoft travaillent en étroite collaboration pour donner accès à l'informatique à un plus large public, plus particulièrement ceux issus des quartiers défavorisés. Comme l'explique Luc Rakotonjanahary, Citizenship Programme Manager chez le géant de l'informatique, ce type de collaboration est une manière pour la compagnie Microsoft de faire preuve de responsabilité sociale et de transmettre son savoir-faire.

US $ 41 000, c'est la somme que Microsoft a mise à la disposition de SOS-Pauvreté pour cette première tranche de formation. Trois modules ont été proposés à des détenteurs de SC et de HSC, selon leur niveau de connaissance en informatique : Unlimited Potential, Digital literacy et enfin Microsft Office Academic Course. Dans le concret, les participants apprennent à utiliser des programmes tels que Word, Excel, Powerpoint et Internet. A ce jour, deux cent-vingt-cinq personnes ont été formées gratuitement. Une trentaine d'autres sont actuellement en train de suivre le cours.

Pour Yousoof Dohoo, président de SOS-Pauvreté, ce premier cours a remporté un grand succès. Non seulement parce que les personnes sont venues des quatre coins de l'île, mais aussi par rapport au changement que cette formation a apporté dans leur vie. «Beaucoup de participants ont eu la chance de trouver un emploi par la suite. D'autres ont repris confiance en eux et ont finalement choisi de poursuivre des études. Vu la manière dont sont dispensés les cours, nous leur avons aussi

appris la solidarité et le mauricianisme.»

Plusieurs formateurs assurent la formation des participants. Microsoft contribue pour sa part sur le plan financier, offre les softwares et un programme d'études. Le certificat obtenu à la suite du cours est reconnu par les autorités mauriciennes.

Heureux du succès de cette cuvée, Yousoof Dohoo s'attelle à planifier d'autres formations dans d'autres régions de l'île, notamment le Nord, l'Ouest et le Sud. Il est d'ailleurs déjà en négociations avec des habitants de Plaine-Magnien afin de trouver une salle adéquate.

Dans un souci de progrès, le responsable de SOS-Pauvreté pense aussi à augmenter la qualité de la formation et la quantité de personnes pouvant être admises. «J'aimerais beaucoup proposer des modules traitant de communication, apprenant à ceux qui recherchent un emploi de rédiger un CV, de participer à un interview.... Bref, de se rendre employable. Nous avons aussi des demandes de personnes n'ayant que la Form III et je souhaite trouver un moyen pour les accueillir.»

Cependant, les moyens font quelque peu défaut. Comme l'explique Yousoof Dohoo, l'ONG a besoin d'ordinateurs (minimum Pentium III) pour pouvoir lancer les cours. Des tables manquent également. «Nous aurons besoin d'une vingtaine d'ordinateurs pour le Sud et la même quantité pour le Nord. Pour le projet que nous avons sur Rivière-Noire, une quinzaine d'ordinateurs seront nécessaires.» L'ONG compte donc sur la solidarité de chacun.

Martine Théodore


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