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PRB 2008

La GSA pour une Rodriguan COLA

Dans le cadre de la publication de leurs recommandations 2003, les responsables du Pay Research Bureau (PRB) étaient dans l'île début août pour des consultations avec diverses personnalités. La branche locale de la Government Servants Association (GSA) a réuni la presse à son siège, à Port-Mathurin, le mercredi 1er août dernier, pour rendre public le mémoire qu'elle avait déposé devant le PRB. Selon Johnny Augustin, l'allocation d'une Rodriguan Cost of Living Allowance (COLA) est plus que jamais une nécessité, car le coût de la vie est plus élevé à Rordrigues qu'à Maurice. Il a dit que le Bureau central des statistiques (CSO) fait un Household and Budget Survey pour voir si le coût de la vie est réellement élevé à Rodrigues.

Création de nouveaux postes

La GSA est d'avis qu'il faudra remplir les postes vacants et créer d'autres postes au sein de la fonction publique. Quelques propositions : l'allocation de 50%de Disturbance Allowance aux fonctionnaires locaux qui vont en formation à Maurice, l'octroi de facilités hors taxes pour l'achat de véhicules et l'allocation de piétons aux Valve Operators. Le syndicat souhaite la création de nouveaux postes comme les Senior Labour Industrial Officer et Senior Probation Officer.

La GSA est pour récompenser des laboureurs qui effectuent de bons travaux malgré leur manque de qualification. Avec la libéralisation de prix de certains articles, cette instance syndicale propose de renforcer le bureau des officiels de la protection des consommateurs. Selon Benjamin Leste, il est important que les fonctionnaires aient accès à la formation, comme mentionné dans le rapport du PRB 2003. Car ces fonctionnaires doivent avoir les mêmes facilités que leurs homologues mauriciens. Steeve Meunier a déclaré que la directeur du PRB avait dit que les acquis des fonctionnaires ne vont pas être abolis, mais seront améliorés.

Jean-Gérard Gaspard

Transport public


La LOAC
accentue ses actions

Le samedi 4 août dernier, la Ligue ouvrière d'action catholique (LOAC), l'Équipe responsable de la pastorale à La Ferme et quelques paroissiens de la région Sud ont réfléchi sur le problème du transport en commun du public voyageur. Louisana Spéville, de l'Équipe nationale du mouvement, rappellera les deux objectifs de cette réflexion : voir ensemble ce qui peut être fait pour résoudre ce problème, surtout dans la région Sud, et l'extension du mouvement sur la paroisse. Elle a également présenté les responsables de la LOAC et parlé des diverses actions menées jusqu'ici dans ce secteur.

Jean-Claude Tolbize, permanent du mouvement, a présenté un questionnaire qui a ensuite été travaillé en carrefours pour élaborer sur les problèmes rencontrés sur différents trajets : étudier les causes et les conséquences des doléances tout en formulant des propositions.

Les conclusions des carrefours ont été riches en enseignements. Les horaires non respectés ont été dénoncés ainsi que le mauvais état général des véhicules et la connivence entre chefs de gare et chauffeurs. Il y a un manque d'arrêt d'autobus dans la région Sud et un non-respect des lois ­ par exemple, jouer de la musique - ainsi que le mauvais comportement de certains voyageurs.

Il a été proposé d'augmenter la flotte d'autobus. Pour cela, le directeur du centre Carrefour, Christian Raboude, a proposé que le gouvernement accorde des mesures incitatives aux propriétaires d'autobus. Les participants ont proposé que les deux associations de propriétaires d'autobus collaborent dans l'intérêt public. Il a été noté certaines améliorations sur certaines lignes. Des actions seront menées pour une meilleure prise de conscience du public voyageur sur les problèmes déplorés et des rencontres seront sollicitées avec les propriétaires d'autobus, les chauffeurs et aide-chauffeurs, la section locale de la National Transport Authority (NTA) ainsi que la commission de tutelle. Pour avoir une action forte et concertée, un comité a été créé pour le suivi des propositions.

Jean-Gérard Gaspard


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Exode des Rodriguais


La JOC et la LOAC
tirent la sonnette d'alarme

Les responsables de la Ligue ouvrière d'action catholique (LOAC) et de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), deux mouvements d'action catholique spécialisée, ont réuni la presse le jeudi 2 août dernier pour parler de leur inquiétude du départ de jeunes et de chefs de famille pour l'île Maurice et pour l'étranger ­ dans le but d'aller trouver du travail. Une situation qui découle de la fermeture de plusieurs chantiers de construction et des licenciements massifs ces derniers temps.

Selon André Emillien, de la JOC, cette démarche s'inscrit dans la philosophie des deux mouvements d'être attentifs aux différentes réalités de la vie. Il précise que ce problème de départ ne date pas d'hier. Dans les années 80 également, beaucoup de Rodriguais sont partis pour Maurice à la recherche d'emplois. A cette époque également, la JOC avait fait tout un travail de conscientisation sur les conditions de logement des jeunes à Maurice. Il affirme que les mouvements ne sont pas contre le déplacement de personnes, mais que qu'il est mieux de créer des emplois pour que les ressources humaines demeurent à Rodrigues.

Jean-Claude Tolbize, de la LOAC, a annoncé que les mouvements avaient écrit une lettre, le 13 juillet dernier, pour solliciter une rencontre avec le commissaire de l'Emploi. Lettre demeurée jusqu'ici sans réponse. Le but de la rencontre était d'essayer de trouver ensemble des solutions à ce problème affectant aujourd'hui nombre de familles. Les mouvements sont toujours disposés à rencontrer le commissaire concerné, car ils pensent que la solution réside dans le dialogue.

La JOC et la LOAC demandent aux autorités locales de faire de la création d'emplois à Rodrigues la priorité des priorités. «Il faut que les déplacements de nos élus à l'étranger soient porteurs de création d'emplois directs dans l'île, comme c'est souvent le cas après le déplacement du Premier ministre», affirme André Emillien. Il propose également que des subventions soient accordées à ceux qui créent des emplois à Rodrigues.

Selon les responsables de ces deux mouvements, cette situation risque de créer des problèmes sociaux très graves, avec pour résultat des enfants laissés à eux-mêmes parce que leurs parents doivent aller travailler ailleurs. D'où leur profonde inquiétude devant cette situation.

Benoit Jolicœur


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