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Caritas Afrique


Jacques Dinan
au secrétariat

Le 14 juillet dernier a eu lieu à Lomé, Togo, la passation de services entre Nicolas Degboué, secrétaire exécutif sortant de Caritas Afrique, et Jacques Dinan, nouveau secrétaire exécutif, qui, à la demande de la Commission régionale Afrique de Caritas Internationalis, assure bénévolement la suppléance à ce poste.

Caritas Afrique, qui regroupe les Caritas de 45 pays répartis en 7 zones géographiques, est présentement présidée par Mgr Cyprian Kizito Lwanga, archevêque de Kampala, Ouganda. La priorité pour le nouveau secrétaire exécutif est l'élaboration du plan d'action pour l'application, au cours des quatre prochaines années, du plan stratégique récemment adoptée par l'Assemblée générale de la région Afrique de Caritas Internationalis.

Jacques Dinan, président de Caritas Ile Maurice, explique que sa nouvelle mission consiste, entre autres, à faciliter la mise en œuvre des services qui aident au développement intégral de chaque organisation membre; à assurer la coordination de leurs actions liées au secours d'urgence, à l'action de plaidoyer, aux questions de développement, de justice et paix dans la Région Afrique ; à collaborer avec les structures épiscopales et ecclésiales de la région afin d'assurer que leurs intérêts soient représentés et qu'elles soient informées du travail de Caritas Afrique, à nouer et à maintenir des liens solides avec d'autres organisations compétentes aux échelons national, régional et international.

Document du Vatican


L'œcuménisme
toujours vivant

«Rome rappelle que l'Eglise catholique est la véritable Eglise du Christ» titrait notre confrère «La Croix» après la parution, le 10 juillet dernier, d'un document de la Congrégation pour la doctrine de la foi sous forme de cinq questions/réponses. Les réactions ne se sont pas fait attendre tant au sein de l'Eglise qu'en dehors de l'Eglise.

Une lecture de la presse internationale est sans équivoque : l'Eglise catholique renie l'ouverture œcuménique voulue et soutenue par le concile Vatican II, peut-on s'y faire comme opinion. Selon le service de presse du Vatican, le texte de la Congrégation pour la doctrine de la foi ­ cinq questions/réponses ­ ne fait que reprendre des affirmations déjà contenues dans la déclaration Dominus Iesus, signée du cardinal Joseph Alois Ratzinger, aujourd'hui Benoît XVI.

Le but de ce document, selon ses auteurs, se veut réponse aux «erreurs et ambiguïtés [de] certains aspects de la doctrine de l'Eglise» depuis Vatican II. Manière de réagir, selon ses propres termes, contre des «confusions» et des «malentendus présents dans le débat théologique» qui tendent à relativiser toutes les prétentions des diverses communautés à se dire des Eglises. D'où l'affirmation, que beaucoup trouvent trop lapidaire, que «l'Eglise du Christ ne subsiste que dans l'Eglise catholique», alors que, ajoute le document, les autres confessions chrétiennes sont accusées d'être «victimes de déficiences».

Plusieurs théologiens estiment que le document du Vatican risque d'être contraire à l'esprit et à la lettre de certains documents conciliaires, en particulier la constitution dogmatique Lumen Gentium. Ils affirment que l'insistance sur le fait que ce n'est que dans l'Eglise catholique que le fidèle peut avoir pleinement et parfaitement part à la vie même du Christ rejette d'un trait de plume le dialogue et l'avancée œcuménique en cours depuis 40 ans.

Accusation que rejettent plusieurs acteurs œuvrant pour le dialogue interEglises chrétiennes. Dans un courrier adressé à notre confrère Week-End, Mgr Ian Ernest, archevêque de la province anglicane de l'océan Indien, relativise en rappelant que l'Eglise catholique a toujours tenu ce discours et que le dialogue n'a jamais été aussi présent sur le terrain.

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