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Apeim, Mahébourg


Avec amour, accueillir et aider les enfants

connaissance, patience et amour - et les éducateurs seront bien les derniers à dire le contraire ! Répartis en trois groupes d'âge, les élèves ont aussi l'occasion de faire des activités avec ceux ayant les mêmes capacités. Ainsi, certains arrivent à apprendre à lire quelques mots, à compter, à gérer un peu d'argent,... de quoi pouvoir se débrouiller.

Etre plus ou moins autonome. C'est un stade que plusieurs arrivent à atteindre après quelques années passées au centre. D'ailleurs, si bon nombre d'élèves venant au centre sont accompagnés de leurs parents ou sont en transport scolaire, il reste qu'un petit groupe s'y rend tout de même en transport public. Quelle fierté pour eux que de pouvoir voyager tout seul! D'autres, plus âgés, arrivent même à trouver un petit boulot pendant les vacances et à gérer leur argent de poche.

Au bout du compte, pour beaucoup, le centre finit par devenir le point central de leur existence pour être un lieu d'accueil, de liberté (ils sont acceptés comme ils sont) et d'épanouissement. «Li pa le ress lakaz», raconte une maman, dont le fils est atteint d'IMC. «Kan gagne konze tousala, li demann moi kan pou ena lekol (...) Depi ki li vinn isi mo trouv li bien ere ek li plis interess ek bann zafer.»

Atelier

Un pas de plus vers l'autonomie

Depuis mai 2005, les jeunes âgés de 16 ans et plus peuvent fréquenter l'Atelier de l'Apeim. Situé dans une petite maison, non loin du centre, l'Atelier accueille actuellement 17 jeunes souffrant de divers types de handicap mental.

Ici, les cours durent de 9 à 16h00 et les jeunes adultes y apprennent l'artisanat, le jardinage, la couture, la broderie, la cuisine et les travaux de bois. Des formations humaines leur sont aussi proposées à travers l'apprentissage des valeurs, la discipline et la sexualité, entre autres. Outre ces activités à l'intérieur du centre, les jeunes ont aussi l'occasion de faire des sorties : parties de pêche, camping, spectacle,... De quoi les éveiller au monde.

Depuis juin 1999, les enfants porteurs d'un handicap habitant Mahébourg et les localités avoisinantes ont un lieu d'accueil et d'épanouissement, l'Apeim de Mahébourg. Un lieu où, au rythme d'un amour inconditionnel et de beaucoup de patience, des personnes apprennent à ces enfants à donner un sens à leur vie.

Infirmité motrice cérébrale (IMC), trisomique, autiste... l'Apeim de Mahébourg n'a rien à envier à d'autres centres du même genre. Bien au contraire, situé non loin de la cure de Notre-Dame-des-Anges (il faut passer par la cour de l'Eglise pour y accéder), le centre est une petite maison au toit pointu avec quatre pièces donnant sur un hall principal.

La création de cette école est le fruit d'un long cheminement. En effet, tout a commencé en 1977, quand un groupe de volontaires a rassemblé des personnes handicapées, une fois la semaine, pour des activités récréatives. Appelé Groupe de jeux, ces rencontres durèrent jusqu'en 1984 - année où, avec la prise en charge de l'Apeim, le service est devenu plus constant et mieux structuré.

Logés dans deux salles généreusement prêtées par les religieuses de la congrégation Marie-Réparatrice, les enfants et les jeunes adultes ont alors bénéficié d'un encadrement par des éducateurs spécialisés. En 1999, grâce à la générosité de la paroisse Notre-Dame-des-Anges, qui fit don d'un terrain, et à celle du Rotary Club de Mahébourg, qui offrit un soutien financier, l'actuel centre de l'Apeim a vu le jour.

D'une trentaine d'élèves en 1999, l'école accueille aujourd'hui cinquante-et-un élèves. Sans compter ceux de l'Atelier.

Avec neuf éducateurs, la moyenne d'élèves par éducateur est de 1 à 7. Tout comme les autres centres de l'Apeim, le centre de Mahébourg a également une pléiade de professionnels au service des élèves et de leurs parents: psychologue, psychopédagogue, orthophoniste, ergothérapeute, kinésithérapeute,... des personnes qui visitent le centre régulièrement et qui peuvent rencontrer les parents sur rendez-vous pour discuter de choses personnelles par rapport au handicap de l'enfant ou pour parler de l'enfant lui-même.

Plus ou moins autonome

L'objectif du centre est clair, comme l'explique la directrice, Marie-Claire Maingard: «Apprendre à l'enfant à être le plus autonome possible dans la vie.» Une tâche nécessitant

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