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Ecole rebaptisée pour ses 75 ans

Antoinette Prudence
Ste-Famille RCA

Le vendredi 29 juin dernier, les élèves de l'école Ste-Famille, Lataniers, ont eu un jour de repos ­ ceci pour permettre à leurs parents de participer à une journée de réflexion sur Ensemble, nous travaillons pour notre école.

Le chef de département de la commission de l'Éducation, Mme Alix, a expliqué que cette entité avait pris note du calendrier d'activités dans le cadre du centenaire des écoles catholiques locales. Elle a salué l'initiative d'organiser cette journée de travail entre partenaires œuvrant dans ce secteur. Pour Mgr Alain Harel, la présence des parents témoigne de leur intérêt à l'éducation de leurs enfants. Il s'est dit fier du rôle fondamental joué par l'éducation catholique à Rodrigues. «Si pa ti gagn sa, kot nou ti pou ete?» L'évêque de Rodrigues a rendu hommage à ses prédécesseurs, tout en faisant mention de sa lettre pastorale 2007 sur l'éducation. L'école portera désormais le nom d'Antoinette Prudence Ste-Famille RCA. Institution où la disparue a fait ses études primaires. Et en hommage à toute sa contribution active dans le secteur éducatif. Hommage lui a aussi été rendu pour toute son aide dans le projet de la pédagogie inclusive. Ronald Milazar, maître d'école, a déclaré que cette journée était pour les parents, pour leur permettre de prendre la parole. Pour lui, tous les partenaires de ce secteur ont la responsabilité de faire grandir les écoliers. Car l'éducation commence d'abord dans la famille. «Il faut tout faire pour permettre aux enfants de grandir dans de bonnes conditions pour qu'ils puissent affronter les réalités de la vie et être autonomes.»

La présidente de l'Association des parents/enseignants, Marie Laine Perrine, a dit que l'école est divisée en quatre catchment areas : Sainte-Famille, Lataniers, Dans-Bébé et Mont-Lubin. Elle a rappelé la constitution de comités de coordination pour faire le pont entre l'école et les villages. Elle a fait appel aux parents pour qu'ils encouragent leurs enfants dans leurs différentes activités. L'assistante directrice, Ferline Etienne, a fait l'historique de l'école. En carrefours, les parents ont traité de trois questions : Ki kalite lekol nou anvi pou nou zanfan? Ki bizin fer pou gagn sa kalite lekol la ? et Ki nou rev pou sa kalite lekol la ? Les éléments de réponse ont été en enseignements et un plan de travail sera élaboré. La journée a été agrémentée de sketches et de danses interprétés par les écoliers.

Jean-Gérard Gaspard

Visite pastorale


Mgr Harel à Anse-aux-Anglais
et à Caverne-Provert

Les 3 et 4 juillet dernier, Mgr Alain Harel a effectué une visite pastorale dans les villages d'Anse-aux-Anglais et de Caverne-Provert. Deux villages limitrophes à vocation touristique. Accompagné du curé de la paroisse, le père Jocelyn Patient, et de Sr Aline Vivien, membre de l'Equipe d'animation pastorale (EAP), cela a été l'occasion pour l'évêque de Rodrigues de mieux connaître les réalités de la région.

La localité d'Anse-aux-Anglais est connue grâce au roman Le chercheur d'or, de Jean-Marie Le Clézio. C'est dans ce village que le grand-père du romancier est allé à la recherche d'un trésor. Ce qui a fait dire à Mgr Harel que le véritable trésor se trouve dans chaque famille et dans la présence de Jésus-Christ, qui est dans chacun des villageois. C'était au cours d'une messe, occasion pour les chrétiens de se rassembler au cœur du village pour écouter la Parole de Dieu. «C'est une joie pour moi d'être avec vous pour vous annoncer une Bonne Nouvelle: Jésus est plus fort que le mal. C'est à nous de l'accueillir. Jésus vient nous libérer de toutes les forces du mal, comme la division, l'égoïsme», a dit l'évêque au cours de son homélie.

Mgr Alain Harel a également eu des rencontres avec les différents groupes d'âge afin d'être mieux à l'écoute des préoccupations de chacun. A chaque fois, le thème de l'éducation a été abordé, en lien avec la lettre pastorale de carême de cette année.

Les jeunes ont réfléchi sur les causes de l'échec scolaire et de ses conséquences sur la vie de la société. Mais l'éducation ne passe pas uniquement par l'école. Il y a le rôle primordial de la famille et ensuite la nécessité pour les jeunes de se regrouper. «Vous avez un choix devant vous: se donner les moyens de construire votre vie ou de vous laisser aller à la dérive», a déclaré l'évêque de Rodrigues. «Soit nou laisse nou la vie fletri, soit nous prend li dans nous la main.»

Tempête apaisée

Apres la lecture de l'évangile de la tempête apaisée, Mgr Alain Harel a fait comprendre aux jeunes qu'au cœur des différentes situations difficiles qu'ils font face dans leur vie quotidienne, Jésus est présent avec eux. Il faut lui faire confiance et garder l'espérance.

Lors d'une rencontre avec les femmes entrepreneurs, ces dernières ont eu l'occasion de dire ce qui leur fait peur et inquiéte. Il y a des inquiétudes par rapport à l'avenir des enfants, le manque de soutien de la part des hommes, la manière d'éduquer les garçons et l'insuffisance des regroupements dans le village. L'évêque les a encouragées à être créatives pour regrouper davantage les enfants et les hommes.

Lors de la rencontre avec les hommes, les mêmes sujets ont été abordés. Ils ont aussi parlé de leur inquiétude quant à l'éducation des enfants. L'autorité parentale est en crise. Certains sont déboussolés par le comportement des enfants. La nécessité de se rencontrer pour parler et réfléchir en profondeur sur ces sujets qui touchent de très près la famille se fait sentir. Une fois de plus, l'évêque les a fortement encouragés à trouver les moyens pour se regrouper afin de s'entraider et de se sentir plus forts ensemble.

Benoit Jolicœur

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