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100 ans pour
Neliane Bernard

Groupe CRAC antidrogue


La lutte contre la toxicomanie s'intensifie

Le village de Lataniers était en fête le jeudi 5 juillet dernier. Les proches, les autorités de l'île ainsi que les villageois étaient réunis dans le centre communautaire de la localité pour célébrer, dans la joie et la fierté, les cent ans de Neliane Bernard (née Jolicœur).

La fête a débuté par une cérémonie religieuse présidée par le père Eddy Coosnapen, qui a mis l'accent sur le témoignage de la centenaire, une femme forte dans la foi, accrochée au Christ et à l'Eglise. Cela a été l'occasion de rappeler l'engagement de la centenaire au niveau de l'Eglise jusqu'à l'âge de 95 ans. Les membres du mouvement Mère chrétienne étaient présents en force pour lui témoigner leur reconnaissance. Selon ses proches, «li content faire la prière, rane service dimoune. Li ti faire parti Mère chrétienne et légionnaire. Li bien intéresse avec l'éducation so banne ti zenfants».

Marie-Thérèse Clair, commissaire à la Sécurité sociale, a exprimé sa joie de célébrer cet événement en lien avec Neliane Bernard, qui a 10 enfants, 55 petits-enfants et 111 arrière-petits-enfants.

Pour l'adjoint au Chef-commissaire, Gaetan Jabheemissar, le secret d'une longue vie se trouve dans le mode de vie et la manière de s'alimenter. Il a souhaité que la jeune génération se laisse inspirer par les valeurs vécues par Tante Neliane.

Soulignons qu'à ce jour, Rodrigues compte trois centenaires : Odilia Bégué, de Mangues ; Roselia Casimir, de Coromandel ; et Naliane Bernard, de Lataniers.

Pour marquer le 20e anniversaire de la Journée contre l'abus de drogue et les trafics illicites, le groupe CRAC antidrogue a convié une cinquantaine de travailleurs sociaux pour un séminaire d'une journée le vendredi 29 juin dernier au Senior Citizen Centre, Mont-Lubin. Le thème retenu par les Nations unies pour cette journée est Do drugs control your life ? Your community ? Pour le directeur de l'organisme, Jean-Noël Samoisy, «tous les jours, c'est la journée contre l'abus de drogue».

Selon lui, «nous voulons créer une Rodrigues sans drogue. Pour cela, il faut mettre toutes les facilités à notre disposition pour atteindre nos objectifs». La drogue modifie le comportement de la personne humaine et a des conséquences graves sur la société, l'économie et la santé. Pour lui, Rodrigues doit être prête pour une prise en charge plus professionnelle dans la lutte contre la pandémie du sida. Il a salué l'effort de tous les partenaires qui s'unissent dans cette noble lutte. Tout en renouvelant son engagement, le directeur a dit qu'il fallait demeurer éveillés.

Le président du Monitoring Committee de CRAC, Rujobert François, a exhorté chacun à contribuer dans la lutte contre la drogue et la toxicomanie. Il faut éviter les stigmatisations, car toute maladie peut être soignée, a-t-il avancé. Le gouvernement dépense beaucoup d'argent dans le traitement de personnes alcooliques. Il a proposé que la police intensifie ses patrouilles, car les trafiquants sont des gens ingénieux. Il s'est dit contre l'octroi de patentes pour la consommation et la vente de boissons alcoolisées à l'intérieur des boutiques on and off.

La responsable de l'Action familiale, Marie-Thérèse Samoisy, a parlé du comportement et des attitudes que les gens doivent adopter pour ne pas succomber à la tentation qu'est la drogue. Pour sa part, Noëlla Pierre-Louis, Senior Probation Officer, a accentué son exposé sur le style de vie et la spiritualité. Selon elle, le maître mot est la volonté et l'envie de réussir sa vie.

Jean-Paul Samoisy a présenté les quatre axes d'intervention du CRAC : la prévention, le traitement, la réhabilitation et l'insertion. Le président de l'Association pour la protection des emprunteurs abusés (APEA), Francis Clair, s'est appesanti sur le rôle de son organisme et la nécessité de planifier un budget familial. Clarel Bégué, ancien alcoolique, a témoigné de sa volonté de sortir de l'enfer de la boisson. Suzette Milazar, de l'Association des conjoints des anciens buveurs, a expliqué le soutien qu'elle accordait à son époux. Le CRAC antidrogue intensifiera ses projets de formation.

Jean-Gérard Gaspard


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