Alain Doulub, secrétaire de la RCEA


«Les personnes sont-elles à la recherche d'une école catholique ou d'une école qui donne de bons résultats ?»

Loreto College Bambous-Virieux

La musique pour une
bonne cause

Pour célébrer la Journée de la musique, le collège Lorette de Bambous-Virieux a choisi comme thème «Zéro drogue, HIV/Sida et zéro alcool.» Tous les chants, témoignages et sketches ont traité du combat contre ces fléaux chez les jeunes. Une initiative très appréciée par les parents présents lors de cette journée.

Cette activité a été préparée par le personnel de l'établissement, le Student Council, les élèves et a bénéficié de la collaboration du Centre de solidarité et de Pils. Ont également participé à cette activité : les élèves de l'école primaire de Ste-Cécile-RCA et du collège Lorette de Mahèbourg.

«C'est la première fois que nous célébrons la Fête de la musique dans ce nouvel établissement. La direction, le personnel, les membres de la PTA et les élèves se sont donnés à fond pour que cette journée soit une réussite. Merci à tous ceux qui ont contribué au succès de cette fête de la musique», a souligné la rectrice, Chantal Dijacques. Rappelons que le collège Lorette de Bambous-Virieux est le premier établissement Lorette à accueillir des filles et des garçons. Il accueille les élèves du minstream (F I-V) et des élèves du pré-vocationnel (F I-III).

Sylvio Sundanum

Line

Les écoles catholiques sont toujours très demandées. La preuve ? Les longues queues qui se forment dès le petit matin pour les inscriptions. Le point avec la secrétaire de la RCEA, Alain Doulub.

Etes-vous au courant qu'il y a foule très tôt le matin devant certaines écoles catholiques pour l'inscription en Std I pour l'année prochaine ?

Tout à fait. Ce n'est pas nouveau. Parmi les personnes qui viennent tôt, il y a ceux qui sont dans la Catchment Area et qui sont donc certains d'avoir une place ; et ceux qui viennent tenter leur chance. Nous avons aussi des personnes qui, face à des contraintes professionnelles, sont obligées de se présenter tôt de sorte à avoir leur journée. Le problème c'est que tout ce beau monde se présente en même temps et que nous ne pouvons faire le tri.

Nous avons toutefois remarqué que les Head Teachers peuvent traiter, en moyenne, 25 dossiers par jour. Nous distribuons donc 25 cartes chaque jour. Ces personnes sont certaines de voir leur cas traité. Les autres sont invitées à repasser le lendemain, tout en leur donnant l'assurance qu'elles seront parmi les premiers reçus. Ceux qui le désirent peuvent aussi bien attendre, mais sans aucune garantie d'être reçus.

Toutes nos écoles ne sont pas submergées de parents, mais cet engouement concerne particulièrement les établissements très prisés comme Notre-Dame-de-Lorette, Philippe Rivalland, Notre-Dame-de-Lourdes, N.-Dame-des-Victoires et La Visitation

Comme nous avons énormément de demandes pour ces écoles et que nous n'arrivons pas à satisfaire tout le monde, il y a inévitablement des déçus.

Quels sont les critères appliqués ?

Nous appliquons le critère du ministère de l'Éducation, à savoir la Catchment Area. Les places restantes sont offertes selon d'autres critères établis par le BEC. Ainsi, des places sont offertes aux enfants du personnel de l'école, aux enfants du personnel du BEC et à des cas recommandés par des reliable persons. Ce sont les hardship cases, c'est-à-dire des cas particuliers. Des familles en difficulté, par exemple. Il faut dire que, là encore, nous avons toujours des personnes qui, au bout du compte, sont insatisfaites et frustrées.

Qu'en est-il des pressions et des fausses factures ?

Il y a des gens qui viennent avec des recommandations de politiciens et autres. Il y a d'autres qui trichent. Certains présentent de fausses factures, d'autres louent une maison dans la Catchment Area temporairement, mais n'y habitent pas ; d'autres ayant le même patronyme qu'un membre de leur famille habitant la localité font admettre l'enfant en faisant croire que c'est leur adresse,... Nous avons même des personnes qui vont jusqu'à jurer de faux affidavits.

Quelles sont les sanctions préconisées dans de tels cas ?

Quand nous sommes certains que le dossier a été faussé, on fait comprendre aux parents que l'enfant ne sera pas admis. Certains parents réagissent bien et comprennent. D'autres deviennent alors agressifs verbalement. Nous restons fermes. Tricher est le meilleur moyen de se voir refuser une place. Il faut toutefois dire qu'il y a aussi des parents qui font preuve d'honnêteté et qui disent, dès le départ, que l'enfant n'est pas dans la Catchment Area.

Peut-on dire que l'éducation catholique a la cote ?

C'est une question que je me pose. Si on se base sur l'affluence qu'il y a pendant la période des inscriptions, on peut dire que oui. Mais qu'est-ce qui pousse les gens à venir vers ces écoles ? La grosse majorité des gens sont satisfaites de l'éducation générale qu'on donne. D'autres n'aiment pas l'école qui se trouve dans leur localité.

Mais s'il y a une école réputée dans les environs de leur lieu de résidence, est-ce qu'ils viendraient toujours vers nous ? Les personnes sont-elles à la recherche d'une école catholique ou d'une école qui donne de bons résultats ? Souvent, les personnes cherchent des écoles qui ont la cote. Même parmi les écoles catholiques, il y a une hiérarchie. Certains parents vont préférer que leurs enfants fréquentent telle école catholique au lieu d'une autre, alors que la spécificité est la même.

Martine Théodore


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