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20e anniversaire du jumelage Souillac, France/Souillac, Maurice

Jean-Claude Trippier : «Un bilan positif
et riche en amitié et solidarité»

L'amitié entre Souillacois (habitants de Souillac, Maurice) et Souillagais (habitants de Souillac, France) fête cette année ses vingt ans. Deux villages qui pavoiseront incessamment aux couleurs du quadricolore et du tricolore, nous confie Jean-Claude Trippier, président de l'Association Souillac, France/Souillac, Maurice.

Comment se prépare la célébration du
20e anniversaire du jumelage entre Souillac (France) et Souillac (Maurice) ?

D'abord, je dois dire que c'est, à mon avis, le jumelage qui a le plus tenu la route. Nous comptons, entre autres, marquer l'événement par l'érection d'un buste du vicomte de Souillac, celui-là même qui a beaucoup œuvré pour le développement de Souillac et la région. Et nous sommes heureux d'annoncer que le projet va aboutir plus tôt que prévu : fin juillet au lieu de septembre prochain. La conception de ce buste a bénéficié du soutien financier de l'ambassade de France à Maurice ; il sera placé à proximité du batelage. Ce dévoilement sera l'occasion pour Souillac, Maurice, de pavoiser aux couleurs du quadricolore et du tricolore.

Autrement, il y aura chez nous d'autres activités pour sensibiliser à l'amitié entre Souillacois et Souillagais, notamment par le biais de concours littéraires et de chants.

L'anniversaire sera aussi fêté en France. Au programme : concert de cuivres, animation dans les rues par un défilé mauricien, vente de produits mauriciens, bal...

Quel bilan de ces vingt années de collaboration entre les deux localités ?

Un bilan positif et riche en amitié et solidarité ! Les Souillacois ont beaucoup bénéficié de la générosité des Souillagais, qui ont grandement soutenu le développement des clubs sportifs, de la paroisse, des structures socioculturelles, d'un environnement propre...

Pour ce 20e anniversaire, les Souillagais ont voulu aller plus loin en parrainant une trentaine d'élèves défavorisés fréquentant les écoles primaires de Souillac. Et ce, en termes de soutien alimentaire, de soutien moral... Les parrains sont venus à Maurice en février dernier, ils ont apprécié ce qui est en cours et je pense que ce projet a un bel avenir.

Ce très étroit lien entre nos deux villages a aussi permis à des jeunes qui aiment la cuisine de profiter d'un perfectionnement au Lycée polytechnique de Souillac, France. C'est une formation gratuite qui offre la perspective d'être chef-cuisinier.

Toutefois, il faut reconnaître qu'au cours de ces vingt ans, les Souillagais sont matériellement plus généreux que nous. D'où notre ferme volonté de dévoiler ce buste qui rend honneur à un des leurs, le vicomte de Souillac, un grand homme de Souillac, France.

Comment faire pour que la jeune génération

se sente partie-prenante de ce jumelage ?

Nous travaillons au recrutement de nouveaux membres. De même, nous encourageons l'amitié, à travers la correspondance électronique, entre les jeunes des deux villages. Garder l'amitié vivante et dans la durée est certes une de nos préoccupations.

C'était d'ailleurs la raison d'être derrière ce jumelage...

Certainement. Ce jumelage est l'histoire d'une rencontre, d'une amitié entre deux hommes: le Mauricien Armand Maudave et Alain de Chastagnol, alors maire de Souillac, France. Ils ont longtemps évoqué ce projet, qui a finalement pu se concrétiser en 1987. Avec comme objectifs : consolider l'amitié, favoriser les échanges et s'encourager mutuellement dans les projets de développement intégral.

Dimanche dernier à Cité-Batimarais

Le couvent
des SSMI inauguré

Les Sœurs salésiennes missionnaires de Marie-Immaculée (SMMI) ont, depuis dimanche dernier, un couvent flambant neuf, au cœur de Cité-Batimarais. Un lieu de résidence et de rayonnement, fruit de l'intuition du père Maria Paschal, alors curé de Rivière-des-Anguilles, de la persévérance des curés qui lui ont succédé, du soutien de l'évêque, de l'encouragement de la maison-mère des SMMI et aussi de la solidarité des paroissiens et des Œuvres pontificales missionnaires, entre autres.

Procédant à l'inauguration des locaux, Mgr Maurice E. Piat a invité l'assistance «à rendre grâce pour la présence missionnaire des sœurs». Des religieuses qui, comme François de Sales, leur fondateur, vient rappeler «le bonheur d'être aimées, de connaître et de suivre Jésus». Et dont l'apostolat s'apparente à celui de saint Jean-Baptiste : «Montrer l'Agneau de Dieu et les inciter tous à le suivre.» D'où le souhait en ce jour de joie pour la paroisse du Sacré-Cœur et pour la communauté de Batimarais en particulier : que surgissent aux quatre coins de la paroisse des «pied vokasyon».

Un «pied vokasyon» qui, d'ailleurs de l'avis de Dario Vincent, président de la Fabrique, s'annonce sous de bons auspices. Car Batimarais a su maintes fois démontrer sa générosité a l'Eglise ; en lui donnant un prêtre, le père Jocelyn Grégoire ; un diacre, Jean-Bernard Fricot, ordonné la veille à Nantes; et un couvent à la hauteur de la mission des SMMI, qui est de travailler, entre autres, à l'empowerment des pauvres et des femmes en particulier.

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