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Bientôt un quart de siècle

à l'école St-François-Xavier

Notre hebdomadaire commémorera, cette année, son premier quart de siècle de cohabitation avec l'école diocésaine Saint-François-Xavier, à la rue Périmbé, Port-Louis. A la mi-juin1982, l'Imprimerie Père-Laval et la rédaction de La Vie Catholique annoncent, en effet, qu'ils traverseront bientôt la route Nicolay, pour occuper en partie cet établissement scolaire, ne comptant, à l'époque, que 89 élèves. Auparavant, elles occupaient une partie des locaux de l'Orphelinat Père-Laval, en face des Forges Tardieu.

Ce transfert est dû à l'expansion du Foyer Père-Laval qui compte, alors, une quarantaine d'internes. L'école se contentera d'une douzaine de classes auxquelles s'ajouteront le bureau de la directrice, la salle des instituteurs, le magasin, la cantine. Un mur séparera la cour de récréation des écoliers et le parking de l'Imprimerie Père-Laval/La Vie Catholique. Le Foyer Père-Laval pourra alors se doter de nouveaux ateliers et parfaire ainsi la formation professionnelle de ses stagiaires.

«Mémoire Miroir»

Dans son livre Mémoire Miroir, qu'on relit toujours avec un plaisir renouvelé, Monique Dinan situe ce transfert de siège social entre le jubilé d'or de La Vie Catholique, célébré en février 1980, et l'installation d'une presse offset pour imprimer notre hebdomadaire. Elle salue, à cet effet, l'initiative prise par le directeur d'alors de l'Imprimerie Père-Laval, Karl Offmann, futur ministre et futur président de la République. La Vie Catholique ne manquera pas, en juin 1982, de saluer sa récente élection comme député de Vacoas/Floréal (No 16).

Karl Offmann n'est d'ailleurs pas le seul député et ministre à avoir participé au bon fonctionnement de La Vie Catholique, puisque notre hebdomadaire a compté au sein de sa rédaction, dans les années 1970, Sylvio Michel, futur ministre des Sports, des Administrations régionales, du Logement, des Terres, de la Pêche, tout comme d'autres journalistes s'illustrant présentement au sein d'autres rédactions, à l'instar de Noël Koowaree, rédacteur en chef de Business Magazine, Jean-Marc Poché (Le Mauricien), de Françoise Yaw Kan Tong et Conchiano Mootoosamy (Aurore).

Imprimerie

Pendant longtemps, La Vie Catholique a occupé une partie des locaux de l'Union catholique, à l'angle des rues Pope-Hennessy et Lislet-Geoffroy, (emplacement actuellement occupé par les cours Intermédiaire et Criminelle). Une partie de sa rédaction a aussi travaillé dans une partie des locaux du Centre Misereor et des Ecoles ménagères, à la rue d'Estaing. A la mi-juin 1975, Imprimerie Père-Laval et Vie Catholique quittent le centre de Port-Louis pour s'installer à l'Orphelinat Père-Laval.

La Vie Catholique succède, en février 1930, à l'hebdomadaire L'Action Catholique, dirigé par

Loïs Lagesse, futur directeur de l'Ecole des aveugles. Jusqu'en février 1978, l'Imprimerie coopérative Père-Laval, fondée par Edwin de Robillard, imprime notre hebdomadaire. Cette coopérative devient compagnie et Imprimerie Père-Laval en mars 1978. A partir de 1999, La Vie Catholique s'imprime d'abord chez Le Mauricien puis à La Sentinelle Ltée, à Riche-Terre.

Raison d'être

Le quart de siècle passé à l'école Saint-Fançois-Xavier nous fournira l'occasion de rendre grâce à tous ceux et celles qui se sont dévoués à consolider les assises de La Vie Catholique au sein de la presse mauricienne et du diocèse de Port Louis. Nous pensons plus particulièrement à François de Langavant, son premier directeur et futur évêque de Saint-Denis-de-La-Réunion ; à Tonton Pierre Pichon ; à Jean-Marie Pivault, le biographe du Père Laval ; à Edwin de Robillard; à Roger Dussercle ; à Maurice Merven ; à Eugène Dethise ; à France Boyer de la Giroday ; à Fernand Pannel, pour ne mentionner que ceux qui ne sont plus.

Un quart de siècle s'écoulera bientôt depuis l'installation de La Vie Catholique à l'école Saint-François-Xavier, mais le message d'encouragement de Mgr Jean Margéot, prononcé à l'occasion du jubilé d'or de notre hebdomadaire, conserve toute son acuité : «La presse catholique n'a de raison d'être que si elle proclame le message évangélique... non pas dans l'abstraction théologique... mais dans son incidence sur les faits d'actualité... La fonction du journaliste catholique est donc d'éveiller la conscience chrétienne à propos d'un événement et sur toute l'actualité.» Il précise toutefois qu'on n'achète pas un journal «pour sauver son âme, mais pour s'informer». Il insiste sur la double mission de toute presse catholique : «Présenter le monde à l'Eglise et l'Eglise au monde.» Il s'appesantit sur ce point : «Je vous invite à informer vos lecteurs de l'intensité de la vie de notre Eglise qu'ils ne soupçonnent peut-être pas. Ceux, qui connaissent cette richesse, aiment la retrouver exprimée chaque semaine.» Il rappelle que le Christ invite particulièrement les journalistes à être «sel de la terre» et «lumière du monde».

Yvan Martial

A Benjamin Moutou

M. Benjamin Moutou de LUC se répète sans répondre à ma question fondamentale : qu'est-ce qui le gêne autant à appeler l'organisation qu'il préside «Union Créole» plutôt que «Union Chrétienne». Cela m'évite d'avoir à lui répondre, en pure perte d'ailleurs. On pourrait s'étonner des quatre communautés distinctes de Trustam Eve qui se révèlent cinq ou encore des «différentiations qui séparent la communauté chrétienne». Comprenne qui pourra ! Qu'on me permette seulement de préciser que je n'ai jamais prétendu à l'infaillibilité qu'il m'attribue généreusement, que je n'ai pas de maîtres anglais et que, par conséquent, je n'éprouve aucun scrupule à «insulter leur intelligence». Le colonialisme n'est plus, M. Moutou. Vive l'île Maurice indépendante !

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