Formation


Théologie, mystagogie
et liturgie

La pédagogie consiste à conduire un enfant ou un jeune à son épanouissement humain. La mystagogie a le même but, mais pour la rencontre avec Dieu. La mystagogie concerne tous les baptisés, adultes, jeunes ou enfants. Elle s'exerce dans la liturgie.

Le roi David voulait offrir à Dieu une maison digne de Lui, Lui qui se rendait présent par l'arche d'alliance. David pensait: «Vois donc ! J'habite une maison de cèdre et l'arche de Dieu habite sous une tente de toile.» (2 Samuel, 7,2). Dieu avait eu une pensée semblable pour l'humanité. Il se disait: «Vais-je rester seul dans ma grande maison du ciel ? Non, j'irai demeurer parmi les hommes ! Et je les comblerai de tous les dons de ma présence.»

Dans les religions anciennes et dans le temple de Jérusalem, on pensait plaire à Dieu, à la manière de David, en lui offrant des quantités de sacrifices et en Lui construisant des temples grandioses (Marc 13,1). Mais dans la liturgie chrétienne, dans la messe, le mouvement est inversé: c'est Dieu qui prend l'initiative, il est venu habiter chez nous et c'est lui qui offre le repas: «Prenez et mangez, prenez et buvez.» (Matthieu 26, 26-28).

Dans la mise en œuvre de la messe, la tension est permanente entre, d'une part, notre volonté d'offrir à Dieu le meilleur et, d'autre part, l'accueil de ses dons. On se dit que rien n'est trop grand ni trop beau pour Dieu: grands édifices, prouesses vocales et musicales, ciboires et calices d'or...

Le catholicisme a entretenu pendant des siècles un travers plus insidieux. Il a été une religion du «faire», voire de l'activisme. On poussait les fidèles à faire de bonnes œuvres et des sacrifices, à gagner des indulgences qu'on comptabilisait. Même l'apostolat en était imprégné: «Nous referons chrétiens nos frères.» Aujourd'hui, on pousse à l'engagement, on veut des liturgies missionnaires. J'avoue ne pas bien comprendre de quoi il s'agit... car notre religion est avant tout une religion du «recevoir». Il s'agit d'abord d'accueillir la venue de Dieu, sa Parole, ses appels, ses dons, qui sont si généreux et si grandioses, puisqu'il va jusqu'à se donner lui-même et nous combler de son Esprit. C'est dans la messe que le don atteint son sommet: Dieu s'y donne dans un repas, qui nous met à l'écoute de Dieu et qui nous partage le pain et le vin sanctifiés par l'Esprit-Saint, corps et sang du Christ, c'est à dire lui-même, sa Vie. La pastorale liturgique consiste donc à initier (la messe est mystagogie) les communautés et leurs membres à avoir faim et soif, puis à goûter, à savourer le Repas du Seigneur: trouver ses délices à écouter sa Voix et à s'asseoir à sa table. Devenir, en communauté, un fin connaisseur ! La créativité liturgique se déploie (ou devrait en ce sens) favoriser l'accueil des dons de Dieu, par le chant, la décoration, les lectures, les attitudes corporelles... et familiariser l'assemblée avec le langage de la liturgie qui, comme tout langage, s'apprend.

Daniel Muff, CSSp


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Ghislaine Nursoo à la retraite


39 ans au service

des enfants

Le vendredi 8 juin dernier était jour de fête à l'école Notre-Dame-du-Refuge. Ghislaine Nursoo, qui s'est dévouée pendant 39 ans au service des tout petits, était entourée de sa famille, des responsables du Bureau de l'éducation catholique et de ses amis pour rendre grâce à Dieu pour sa riche carrière.

Après la messe, célébrée par le père Jean-Claude Desjardins, on a pu apprécier le mini spectacle préparé par les élèves en l'honneur de maîtresse.

Le personnel de l'école Notre-Dame-du-Refuge et tous les élèves souhaitent une heureuse et paisible retraite à Mme Nursoo.

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