Formation de gestion des conflits à St-Pierre

Mieux vivre sa relation avec les autres, que ce soit dans sa famille, au travail ou dans la société en général, c'est l'expérience qu'a vécue une trentaine de participants à la formation «Gestion des conflits». Les sessions ont été animées par Noël Macaque et Sophie Galea, au collège Lorette de St-Pierre, du 22 janvier au 4 avril derniers. Au cours de la soirée d'évaluation, le 15 mai dernier, chacun a pu s'exprimer du changement qui s'est opéré dans sa vie à l'issue de la formation. Ci-dessus le témoignage de quelques participants.

Jean-Philippe Bernard et Jenna Boutia :

«On a choisi de suivre la formation suite à de nombreuses disputes entre nous. Même si ce n'était pas trop grave, on voulait y remédier avant de se marier. On retient surtout la méthode OSBD (observation, sentiment, besoin, demande) à la laquelle les animateurs nous ont initiés. Après avoir suivi la formation, c'était surprenant les changements qu'on a notés quand nous avons des divergences d'opinions. En appliquant la méthode OSBD, les choses se passent plus calmement, alors qu'auparavant, on avait l'habitude de répondre du tac au tac à l'autre - ce qui n'arrangeait pas les choses. Même si ce n'était pas facile d'accepter tout cela au départ, pour nous c'est un changement positif. Nous conseillons aux fiancés et aux couples de suivre cette session de formation.»

Danielle Tanner :

«Cette session de formation m'a beaucoup apporté, surtout dans ma relation avec mes enfants. Avant, je me considérais comme la maîtresse de maison, celle qui sait tout, qui dominait les autres et il fallait faire ce que je disais. La formation m'a permis de comprendre davantage mes enfants et de prendre conscience qu'ils aussi des besoins. Souvent, les parents ont tendance à croire qu'ils ont aussi le monopole du savoir en faisant l'impasse sur les besoins des enfants. Quand on a des adolescents à la maison, ce n'est pas facile, mais la formation m'aide beaucoup. Je l'ai fait surtout pour ma famille et maintenant, on a d'excellentes relations. Aujourd'hui, je réfléchis avant d'agir, que ce soit à la maison ou au travail, pour ne pas blesser les autres. C'est super, je conseille à ceux qui n'ont pas encore suivi la formation de le faire.»

Annick Surnois :

«Bien que j'aie entendu parler de la formation, je n'étais pas intéressée à la suivre. Ce sont deux collègues qui ont fini par me convaincre. Vu les problèmes

que j'avais eus avec mon ex-mari et ma fille, je pensais que la formation pouvait m'aider. Et cela m'a rapporté beaucoup de fruits, en effet. J'arrive à mieux comprendre ma fille et à me mettre à sa place sans juger. Etant divorcée, j'ai compris qu'il fallait que je revoie mon passé et me soigner avant de porter de jugement sur les autres. J'ai pris conscience qu'il fallait trouver une solution à tout ce que j'avais mis de côté et enfermé au fond de moi. Pour continuer à vivre, il fallait enlever cette haine que j'avais et qui m'étouffait. Aujourd'hui, je peux avoir de l'empathie et rejoindre l'autre dans ce qu'il vit. J'avais pris l'habitude de donner des ordres, mais maintenant, je prends la peine d'écouter, de m'arrêter, d'attaquer les problèmes, de trouver des solutions au lieu de dire ses quatre vérités à l'autre. La formation terminée, j'envisage l'avenir avec plus de sérénité.»

Christine Précieux :

«On m'a souvent parlé de la formation et de ses bienfaits. J'ai découvert qu'il y a d'autres façons de résoudre les conflits que par la violence - qu'on croit souvent plus simple et plus pratique. Contrairement à avant, je prends le temps de comprendre l'autre et de me mettre à sa place. J'essaie de comprendre ses sentiments et ses besoins. En tant qu'enseignante, cela me permet aujourd'hui d'avoir de meilleures relations avec mes élèves. J'ai pu faire la distinction entre punition et sanction. La punition ne fait pas grandir l'enfant, mais le blesse ; tandis qu'une sanction lui fait prendre conscience que quand il ne fait pas bien quelque chose, il y a une conséquence à son acte et c'est cela qui est sanctionné - pas la personne.»

Nadège Sirope :

«J'ai voulu suivre la formation parce que j'avais noté quelques conflits avec moi-même. Je ne me comprenais pas et je n'arrivais pas à me situer. J'étais imbue de moi-même à la maison. Cela générait des conflits et je ne me rendais pas compte que le problème venait de moi. Je n'aime pas faire la vaisselle et je réprimandais à chaque fois mes enfants pour le faire. Mais aujourd'hui, nous sommes arrivés à un arrangement. Mes enfants font la vaisselle à tour de rôle et moi je nettoie leur chambre. Je suis heureuse qu'on ait pu trouver un compromis. Je vis très bien ce changement dans ma relation avec les autres et je ne leur mets plus la pression. Avant, j'étais toujours pressée, je ne me rendais pas compte des répercussions que cela avait sur mes interlocuteurs. Ma façon de parler a aussi changé, que ce soit avec mon mari ou avec mes enfants. J'ai appris à écouter.»

Jean-Marie

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