Mouvement d'aide
à la maternité
(MAM)

Fondée en 1995, MAM est une association ouverte à tous ceux qui partagent le respect de la vie dès sa fécondation. Depuis 1998, MAM a ouvert un Centre pour la vie prodiguant plusieurs services gratuits : écoute et permanence ; accompagnement et formation pour une maternité épanouie ; préparation pour l'accueil de bébé par des infirmières diplômées ; sessions d'information sur l'éducation à la sexualité sur demande pour les jeunes ; responsabilisation du jeune dans sa relation amoureuse ; projection de vidéos et livres à consulter sur place. Pour tous renseignements veuillez contacter Cléante Crédo, responsable de la permanence, sur le 466-20-80. Adresse : 6 rue Notre-Dame-de-Lourdes, Rose-Hill.

Foyer La Clairière

Le Foyer La Clairière de Bonne-Terre est une maison d'accueil maternelle pour les jeunes mères célibataires depuis 57 ans déjà. Il reçoit des filles de toutes les couches sociales, de toutes communautés et de tout milieu ainsi que leurs bébés. Ce foyer est géré par la congrégation des Filles-de-Marie, avec Sr Marie Damien comme responsable. Sa capacité d'accueillir est un maximum de quatorze mères. Pour plus de renseignements, téléphoner au 466-4097.

Pas facile d'être mère et grand-mère,
mais heureuse aujourd'hui

Je suis mère de deux filles et deux garçons qui sont aujourd'hui de jeunes adultes. J'ai commencé à les élever seule et avec l'appui illimité et combien précieux d'une grand-mère, aujourd'hui septuagénaire. Mon aînée avait à peine douze ans. La vie pendant toutes ces années ne m'a pas fait de cadeau. Le réveil à 5h00 pour aller me coucher pas avant 23h00. Journée partagée entre l'usine, les petits boulots pour arrondir les fins de mois difficiles et le «travay lakaz». Tout ceci afin que mes enfants aient leurs besoins quotidiens. Zame zot finn al dormi vant vid.

Deux ans de cela, en apprenant que Karine, ma fille de 16 ans est tombée enceinte, tout a basculé autour de moi. Mo dir Bondie-la pas kontan moi ek mo fami. Après tous ces efforts pour leurs études et pour leur donner une vie décente, voilà ce que je reçois comme récompense. J'étais désemparée, pa kone ki pou fer. Ki kantite kapav kasiet et la nouvelle se répand vite au sein de la famille. Vous savez dans ce genre de situation, vous avez toutes sortes de conseils, des bons comme des mauvais. Je ne cache pas que moi aussi à un certain moment j'ai eu des mauvaises pensées lorsque je me disais à moi-même : «To pe gagnn difikilte pou zoinn les debout kouma to pou nouri enn lot labous.» J'ai pleuré, j'ai prié et j'ai imploré le Seigneur d'ouvrir mon chemin et celle de ma fille. Mo bien kroir ki mo lafoi ki finn sov moi.

Tout de suite après, je rencontre Sr Maud, une religieuse que j'estime beaucoup. Et je lui fais part de mon problème. Elle me parle alors de l'existence de MAM et du travail de cette organisation auprès des jeunes qui se trouvent dans de telles situations de détresse. Mo pa finn tarde pou al tap zot laport. Dès le premier jour que ma fille et moi avons mis les pieds dans leur bureau, nous avons senti qu'il y avait des gens qui nous voulaient du bien et qui n'allaient pas nous laisser tomber. Ce jour-là, en quittant ce bureau, j'avais le cœur un peu plus léger, même si l'épreuve était toujours là. Mo dir Bondie tou dan to lamin e mo fer toi confians.

Aujourd'hui, je suis convaincue que nous n'avons pas eu tort de nous tourner vers MAM. Noah aura deux ans le mois prochain. Après les neuf mois d'angoisse et d'incertitude, nous avons enfin retrouvé le sourire et l'espérance dans la famille. Enn maler finn amenn enn boner. Le passage chez MAM nous a fait du bien. De plus, j'ai appris beaucoup de choses sur mon rôle de mère et de grand-mère. Nou pa fini apran dan lavi malgre nou laz e mo trouv sa formidab.

Ma plus grande joie, c'est que Karine a repris goût à la vie et a recommencé toutes les activités qu'elle avait cessées pendant sa grossesse. A commencer par son travail à l'école maternelle. Elle a aussi recommencé à étudier tout en prenant soin de son enfant. Je l'admire. Elle assume son rôle de jeune maman avec beaucoup de sérieux et de joie, même si elle est consciente que la vie ne sera pas facile pour elle. Cet enfant est sa raison de vivre et la motive à aller plus loin. Je ne finirai jamais de remercier toute l'équipe de MAM pour leur soutien. C'est à moi maintenant d'être la messagère auprès de toutes celles faisant face au même problème. Je demande aux mamans de ne pas laisser tomber leur fille. Mais cela ne veut pas dire que parce que MAM existe que les adolescentes peuvent avoir une vie sexuelle active. En tant que mère, je demande aux jeunes filles et jeunes gens de vivre l'amitié saine. Ayez une discipline dans la vie et ne gâchez pas votre avenir par des actes irresponsables. Prenez bien soin de votre corps, terminez vos études, préparez votre vie professionnelle. Ne brûlez pas les étapes de la vie. Quand vous vous sentirez prêts à assumer d'autres responsabilités, alors vous déciderez en connaissance de cause à fonder une famille et à être des parents attentifs aux besoins de leurs enfants.

Marie-Ange


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