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Mouvement


Vie montante : début d'une nouvelle ère

Après des hauts et des bas, le mouvement Vie montante connaît actuellement un nouvel essor, et ce avec l'arrivée du père Gérard de Fleuriot comme aumônier. Un nouveau bureau est en place depuis février dernier et se compose de Dominique Grenade (président), Antoine Sirope (secrétaire), Sr Gertrude et Noël Joson (trésorier).

«Le mouvement Vie montante a pour objectif de s'occuper du bien-être spirituel, moral, matériel et social des personnes âgées», explique Dominique Grenade, président. Les membres du mouvement rendent visite aux malades à domicile ou dans les institutions charitables. Certaines équipes organisent régulièrement des déjeuners à leur intention.

Bien-être

«Nous nous occupons de la pastorale des personnes âgées et veillons à ce que nos membres arrivent à accepter que, même s'ils vieillissent, ils ont des choses à apporter à la société et à l'Eglise de par leur expérience. La spiritualité, l'apostolat et l'amitié sont les maîtres mots», nous explique Dominique Grenade.

Selon l'aumônier du mouvement, le père Gérard de Fleuriot, les personnes âgées forment un vivier extraordinaire de compétences et comptent dans leurs rangs des compétences multiples, des professionnels de divers secteurs. «C'est un âge qui n'a pas été exploité à sa juste valeur, une communauté qu'on n'a pas assez valorisée.»

Le mouvement étant en pleine expansion, le Bureau souhaite la création de groupes dans les quartiers des différentes paroisses. Pour le père de Fleuriot, il sera ainsi plus facile aux équipes de se réunir, d'organiser et de gérer leurs activités. Avec sa longue expérience comme aumônier des mouvements d'action catholique spécialisée, il souhaite que la Vie montante puisse prendre position dans des situations touchant les personnes âgées et défendre leurs causes. «Il nous faut d'abord bien nous structurer», déclare-t-il, confiant d'être sur la bonne voie eu égard de l'engouement nouveau pour ce mouvement.

Nouvelles structures

Dominique Grenade partage cet optimiste. «Avec la nouvelle structure que nous a proposée le père de Fleuriot, les choses bougent et il y a un nouveau dynamisme. Il a beaucoup d'idées et il a une longue expérience de paroisse et des mouvements d'action catholique.» Avec les nouvelles structures d'expansion actuellement en cours, les choses ne peuvent qu'aller bien.

Un bulletin est tiré chaque deux mois. Afin de bien faire comprendre le mouvement, le dernier numéro donne des détails de son fonctionnement, des activités à venir et des priorités : la création de nouveaux groupes de base et l'organisation de réunions régionales. La Vie montante a deux activités communes auxquelles les membres aiment bien participer : la retraite annuelle au Foyer de l'Unité, à Souillac, et le pèlerinage à Ste-Croix, en septembre. Le Bureau se prépare aussi à célébrer les 25 ans du mouvement à Maurice.

Depuis sa création, Vie montante a connu plusieurs aumôniers et chacun y a apporté une touche particulière. Quelques noms retiennent encore l'attention de la doyenne du mouvement, Sr Gertrude. Elle se souvient du père Bowe (voir hors texte), qui a aidé le mouvement à se structurer et a organisé des sessions de formation pour ceux susceptibles de diriger des équipes. «Ce qui a fait la force du mouvement, c'était nos réunions mensuelles et les journées de formation. Les membres trouvaient, dans notre bulletin, les indications nécessaires pour la tenue des réunions». Nul doute qu'elle souhaite que cela perdure.

Dans le cadre de son projet d'expansion, le mouvement recrute de nouveaux membres. Toutes les personnes d'un certain âge sont invitées à y faire partie. Le bureau souhaite la création de groupes le plus homogène possible.

Jean-Marie St-Cyr

La Vie montante à Maurice

Le Vie montante a été introduite à Maurice par sœur Lucile Girardot, religieuse réunionnaise des Filles de Marie arrivée à Maurice en 1980. Après avoir largement contribué au lancement du mouvement à La Réunion, elle a entrepris d'en faire de même à Maurice.

Affectée à la paroisse de Ste-Croix, elle s'est jointe à Caritas pour aider les pauvres. C'est ainsi qu'elle créa la «Caisse des pauvres» pour tirer les personnes âgées des griffes des casseurs. Voulant les aider aussi sur le plan spirituel, elle lança une petite équipe de la Vie montante. Plusieurs autres suivront par la suite.

C'est en 1982, au cours d'un grand rassemblement le 19 septembre à Ste-Croix, que fut lancé officiellement le mouvement. C'était au cours d'une messe présidée par l'évêque de Port-Louis, à l'époque Mgr Jean Margéot. Le père Gérald Bowe fut le premier aumônier du mouvement. Ses successeurs ont été les pères Jean-Claude Alleaume, Henri Petit-Jean et Cyrille Nallétamby.

Comme c'est le cas pour de nombreux mouvements, après le succès des premières années, la Vie montante a connu un déclin. De plus d'un millier de membres à ses débuts, il n'en reste que quelques centaines. Le mouvement est présent dans les différentes régions pastorales du diocèse. Le Bureau souhaite la création de nouvelles équipes, plus particulièrement dans la région ouest, où le mouvement est peu présent. Il n'existe actuellement qu'une quarantaine d'équipes, soit environ 700 membres. Outre Maurice, le mouvement est présent à l'île de La Réunion.

La Vie montante s'adresse aux personnes âgées. Le mouvement a pour objectifs de les aider à apprendre à mieux connaître le Seigneur, à vivre l'amitié, à être au service des autres et de toujours se sentir utile.

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