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Jean-Maurice Labour, nouvel élu du Comité Suprême des OPM :

«J'aurai à défendre le point de vue
de l'ensemble des pays d'Afrique»

Le père Jean-Maurice Labour, vicaire-général du diocèse de Port-Louis, a été élu membre du Comité suprême des Œuvres pontificales missionnaires (OPM). C'est la première fois qu'un Mauricien accède à cette responsabilité de l'Eglise universelle. «La Vie Catholique» a rencontré le père Labour.

Qu'est-ce que les Œuvres pontificales missionnaires (OPM) ?

Les Œuvres pontificales missionnaires (OPM) gèrent des fonds de soutien à la mission des Eglises du monde entier. A Rome, à la réunion des OPM, il est question, chaque année, de solidarité dans le soutien financier de la mission universelle de l'Église. Cette rencontre a deux axes importants : organiser d'une part la réflexion spirituelle et pastorale ; et, d'autre part, la solidarité dans le soutien financier de la mission universelle. Le deuxième aspect comprend le rassemblement des collectes universelles et la redistribution. Il faut savoir que toutes les Églises du monde, si petites soient-elles, doivent apporter une contribution financière à cette grande solidarité universelle. Ce n'est pas parce qu'une Église est jeune et récente qu'elle ne doit pas assumer sa part de souci de la mission, concrètement traduit en contribution financière. Certes, il est clair que les États-Unis, l'Europe ou encore le Canada contribuent le plus et demandent moins aux OPM. Mais chaque pays, chaque diocèse est encouragé à se prendre en charge, à s'organiser et à s'autofinancer.

Vous avez été appelé à quelle responsabilité au sein des OPM ?

Tous les directeurs nationaux des OPM se réunissent en Assemblée générale ordinaire une fois l'an, normalement en mai, à Rome. Ils con

stituent le Conseil supérieur des OPM. J'ai été nommé directeur des OPM pour les diocèses de la Conférence épiscopale de l'océan Indien (CEDOI) en 2004 et c'est donc pour représenter les Eglises de l'océan Indien que je siège sur le Conseil supérieur des OPM. Ce Conseil supérieur est régi par un Comité suprême des OPM, qui a pour principal objectif de faire respecter le cadre institutionnel légal dans lequel les fonds sont récoltés et distribués. Le Comité suprême se compose de 18 membres, représentatifs de l'Eglise universelle. Le Comité suprême doit inclure, entre autres membres, cinq directeurs nationaux des OPM choisis sur chaque continent pour une période de cinq ans. A ma grande surprise, j'ai été élu pour représenter la région Afrique.

Comment allez-vous vous acquitter de votre mission ?

Le Comité suprême se réunit en principe une fois par an. J'aurai donc à assister à une réunion annuelle où j'aurai à défendre le point de vue de l'ensemble des pays d'Afrique. A ce titre, je devrai garder un contact régulier avec les directeurs de ces pays pour représenter au mieux leurs intérêts.

Quel signe d'Eglise votre nomination transmet-il au monde?

Le président des OPM à qui je transmettais mon étonnement concernant mon élection, m'a dit que «l'île Maurice est perçue comme une passerelle entre l'Asie et l'Afrique». L'Eglise dit toujours qu'elle est signe de communion entre les hommes. Voilà un appel à le vivre concrètement. J'en suis très heureux.

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