Recevoir les sacrements


La confirmation : la croissance de l'Esprit Saint

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Pour recevoir le sacrement de confirmation, il faut d'abord recevoir le baptême. «Le baptême, c'est la naissance de l'Esprit Saint qui nous rend enfant de Dieu. La confirmation, c'est la croissance de l'Esprit Saint qui nous consacre à une mission.» Paroles de Lilette Rousseau, catéchète attachée à la paroisse Notre-Dame-de-Mont-Roches. Elle prépare actuellement une cinquantaine d'élèves de l'école du gouvernement de Roches-Brunes au sacrement de confirmation.

Le sacrement de confirmation est l'achèvement du baptême. Ce sacrement, plus souvent administré par l'évêque, nous donne les dons de l'Esprit Saint et nous fait confirmer notre désir de grandir dans la foi avec l'aide de l'Esprit Saint, explique Romane Carver, responsable de catéchèse à l'école du Centre. La confirmation est, en effet, une démarche personnelle importante. La préparation comporte plusieurs temps forts. Les catéchètes font réfléchir les jeunes sur la signification des gestes symboliques de la célébration : imposition des mains et onction du Saint Chrême aussi bien que le sens du sacrement de confirmation et le renouvellement de la profession de foi de leur baptême.

Expérience spirituelle

En l'église Saint-Pierre-ès-Liens, le sacrement de confirmation aura lieu au mois de juin. Il rassemble tous les élèves des écoles primaires de la loca-lité ainsi que ceux de l'école du Centre. Dans les écoles primaires catholiques et gouvernementales, le sacrement est donné aux enfants de Std V, âgés de dix ans. Alors que ce sacrement est conféré aux enfants à l'âge de la raison ­ plutôt dans la période de préadolescence ­ vers les 12/13 ans à l'école du Centre.

A cet âge, le jeune est plus mûr et peut être plus apte à vivre ce moment important dans le cheminement de sa foi, à vivre une réelle expérience spi-rituelle, explique Romane Carver. De plus, ajoute-t-elle, les jeunes sont invités à écrire une lettre de demande à l'évêque. Dans cette lettre, le jeune formule ses motivations pour recevoir le sacrement de confirmation. Il peut aussi faire part à l'évêque de sa découverte dans sa vie chrétienne.

La préparation démarre au mois d'avril par une marche, le plus souvent sur une montagne. Par exemple, on part souvent à Rivière-Noire ou dans le Sud, relatc Romane Carver. Là, les élèves sont placés en carrefours de huit à dix, accompagnés d'un parent. Ils sont invités à réfléchir sur un texte évangélique. Cette marche se termine par une messe. D'autre part, pendant le mois de mai, une retraite de deux jours est organisée au Thabor.

A la paroisse de l'Immaculée-Conception, les élèves des différentes écoles primaires (catholiques et gouvernementales) vont préparer ensemble le sacrement de confirmation, prévu en octobre prochain. Une première rencontre sera organisée en juillet prochain entre les catéchètes et les enseignants des écoles RCEA. Un mois avant la cérémonie, les élèves sont

invités à répéter, à l'église, les chants axés sur l'Esprit Saint. Une retraite a lieu la veille de la confirmation. Même chose à la paroisse de Notre-Dame-de-Mont-Roches, où le sacrement de la confirmation aura lieu en juillet prochain. Les élèves font d'abord une retraite d'une demi-journée avec une religieuse et ensuite une retraite de deux jours précédant le sacrement de confirmation, et ce en présence des parents. Cela se passe dans la salle d'œuvre de la paroisse.

Déroulement de la cérémonie

La cérémonie débute toujours par une liturgie de la Parole, explique Lilette Rousseau. La confirmation étant une nouvelle Pentecôte, ce qui explique que le récit de cet événement (Actes des apôtres 2, 1-11) est, le plus souvent, la lecture qui est faite au cours de la messe de confirmation, poursuit-elle. Ce texte est choisi parce que l'Esprit accomplit dans les confirmands ce qu'il a réalisé dans les apôtres le jour de la Pentecôte, précise Lilette Rousseau. De plus, un thème est décidé chaque année par l'évêque. La liturgie du sacrement de confirmation se poursuit par l'appel. Comme au baptême, chaque confirmand est appelé par son nom. Les confirmands font ensuite leur profession de foi, qui renouvelle celle de leur baptême.

Puis, l'évêque ou le prêtre étend les mains sur l'ensemble des confirmands en demandant à Dieu de leur donner la plénitude des dons de l'Esprit. Pendant l'imposition des mains, l'évêque ou le prêtre demande à Dieu de donner en plénitude l'Esprit qui reposait sur son fils Jésus : l'esprit de sagesse et d'intelligence, l'esprit de conseil et de force, l'esprit de connaissance et d'affection filiale et l'esprit d'adoration. Ce geste de l'imposition des mains renouvelle le geste par lequel les apôtres confèrent à l'origine le don de l'Esprit Saint.

Ensuite chaque confirmand est présenté à l'évêque par un parrain et une marraine (désignés par la paroisse représentant tous les parrains et marraines des enfants présents), explique Lilette Rousseau. Ces derniers sont placés à côté de l'enfant mettant la main sur son épaule. L'évêque ou le prêtre marque son front en traçant une croix avec l'huile parfumée, qu'on appelle le Saint Chrême. A la confirmation, l'onction du Saint Chrême (parfum fait d'huile d'olive additionnée de baume parfumé consacré par l'évêque chaque année, le Jeudi Saint) symbolise le don de l'Esprit Saint qui pénètre au plus intime du cœur. En même temps, l'évêque prononce le nom de l'enfant et lui dit : «Soit marqué de l'Esprit Saint, le don de Dieu.»

Le rite du sacrement s'achève par une petite tape amicale qui symbolise un geste d'amitié. Alors que la chorale entame un chant dédié à l'Esprit Saint, l'enfant retourne à sa place et s'agenouille en gardant le silence.

Une bougie et une médaille de l'Esprit Saint sont aussi offertes aux enfants par la paroisse, conclut Lilette Rousseau.

Sandra Potié

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