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Meetings politiques


Le MR: s'unir pour le progrès du pays

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Pour un débat d'idées

C'est le droit légitime de chaque être humain d'accéder à la propriété privée. Proposer aux Rodriguais de devenir propriétaires de leurs terrains résidentiels répond à une aspiration légitime. Mais devant cette proposition, tout le monde à Rodrigues n'est pas sur la même longueur d'onde, à commencer par les deux principaux partis politiques.

Je fais partie des personnes qui ont des réserves par rapport à cette mesure. Tout en offrant des opportunités, elle comporte également des risques. On n'a pas le droit de ne pas les regarder en face. C'est une mesure qui peut donner de résultats contraires à son objectif premier si elle n'est pas accompagnée d'une campagne de formation et de sensibilisation, et s'il n'y a pas de garde-fou solide pour protéger les éventuels nouveaux propriétaires, spécialement les plus pauvres.

Parlons tout de suite de cette crainte très légitime de ceux qui sont contre ce changement. Avec raison, ils ont peur que les Rodriguais vendent facilement leur terre à des personnes qui ne sont pas d'ici. Il y a quelques années, nous avons assisté à une spéculation foncière quant aux terrains privés. Certains Rodriguais ont vendu leurs terrains pour deux sous, essentiellement à des acheteurs qui ne sont pas d'ici ou à de riches courtiers qui, jusqu'aujourd'hui, continuent à faire fortune sur leur tête. Dans beaucoup de cas, la condition de vie des vendeurs de terrains ne s'est pas améliorée de manière durable. Ce sont des faits qui doivent nous aider à bien réfléchir.

Ceux qui sont pour et ceux qui sont contre ce changement sont sûrement sincères dans leurs démarches visant à améliorer la qualité de la vie des Rodriguais. Il n'y a pas les modernes d'un coté et les rétrogrades de l'autre. La question de la gestion des terres est une question cruciale pour notre avenir. Personne ne peut prétendre avoir le monopole de la vérité sur cette question très sensible. C'est pourquoi le débat est essentiel.

Il est vraiment malheureux que ce débat n'ait pu avoir lieu dans notre Parlement local. Nombreux sont ceux à l'intérieur et en dehors du parti qui ne comprennent pas la décision de l'Organisation du peuple de Rodrigues (OPR) de boycotter un débat aussi important. Cette position vient affaiblir notre Assemblée régionale, qui est le bébé de ce même parti. Cette Assemblée a pour objectif de permettre aux Rodriguais de montrer leur capacité de décider de l'orientation du développement du pays ici, à Port-Mathurin. Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal avaient deux visions différentes quant à la gestion de la France. Mais ils ont accepté de faire un exercice démocratique pour confronter leurs idées. Pour réussir son autonomie, Rodrigues a besoin de débat d'idées. Et les expressions de haine et de mépris des politiciens des deux camps ne nous mèneront pas bien loin.

Benoît Jolicœur


Le Mouvement rodriguais (MR) a convié ses partisans à Malabar pour célébrer la fête du Travail. La chanteuse mauricienne Cathy Martin avait fait le déplacement pour l'occasion. Les dirigeants du parti ont exhorté leurs partisans à faire preuve de patience. Divers projets de développement sont à venir. «Nous parlons toujours un langage de vérité», a soutenu Nicolas Von Mally, leader du parti. Le Chef-commissaire, Johnson Roussety, a réitéré son souhait de faire de Rodrigues un peuple d'entrepreneurs. Nos priorités, a-t-il dit, sont la création d'emploi et la relance de l'investissement. M. Roussety a aussi fustigé l'Organisation du peuple de Rodrigues (OPR) pour n'avoir pas pris la parole au Parlement sur le projet de faire des Rodriguais des propriétaires de leurs baux résidentiels. L'ex-conseiller au Tourisme Willy Auguste a expliqué sa démission de ses fonctions pour des raisons professionnelles. Le député Christian Léopold a invité le peuple de Rodrigues à s'unir pour le progrès du pays.

Incohérence

Robertson Mercure, actuel attaché de presse de l'Assemblée régionale et ex-commissaire de l'Oganisation du peuple de Rodrigues (OPR), a affirmé que «Rodrigues inn degrade» suite à la mauvaise gestion des vingt-quatre ans de règne de l'OPR, sous Serge Clair. De septembre 2002 à juillet 2006, M. Mercure était membre du premier Conseil exécutif de l'île. Si, selon ses propos, le pays s'est dégradé, c'est avec sa complicité, car il avait la responsabilité d'alerter l'exécutif d'alors ou les instances de son ex-parti pour remédier à la situation. Nos politiques gagneraient à être cohérents dans leurs discours politiques.

J-G G


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Ambiance 100% rodriguaise pour l'OPR

L'ambiance était à la fête lors du rassemblement du 1er-Mai, à Araucaria, de l'Organisation du peuple de Rodrigues (OPR). «On renoue avec nos fêtes culturelles où le Rodriguais est valorisé.» L'OPR, selon Serge Clair, reprendra les rênes du pouvoir.

Serge Clair, leader de l'OPR, a critiqué la MBC. Sur le plan du travail, Rodrigues est en deuil, a confié Franchette Gaspard Pierre-Louis. Daniel Baptiste a dénoncé le fait que certains collégiens n'ont pas encore reçu leurs livres de classe. Nicolson Lisette affirmera que les bases du sport ont été jetées par son parti et s'est dit contre la libéralisation des prix de certains articles. Alex Nancy a parlé de l'allocation de mauvais temps aux pêcheurs. L'OPR a été très critique envers le gouvernement régional. D'autres politiciens ont adressé des messages à l'assistance.

Darcet St Pierre, une agricultrice, a fait un plaidoyer pour que les Rodriguais retournent vers la terre. «Malgré mes soixante ans, je cultive toujours la terre», a-t-elle déclaré fièrement.

L'OPR a de nouveau rendu un vibrant hommage à feue Antoinette Prudence.

Jean-Gérard Gaspard


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