Rencontre avec Manfred et Désirée Ducasse, coordonnateurs diocésain des couples


Nous devons tous prier pour les vocations

* La journée du 17 juin se fera en deux temps. Rendez-vous est donné à tous les marcheurs à 9h30 pour une rencontre avec Mgr Maurice E. Piat autour de la lettre pastorale. A 12h30, les participants vont marcher vers Le Thabor pour la messe prévue à 13h30. La journée prendra fin avec une animation festive à partir de 15h30.

* L'objectif de Marcher pour les vocations est de récolter des fonds pour le financement des études de séminaristes en France. Une partie de l'argent sera utilisée pour payer les frais du séminaire interdiocésain à Beau-Bassin et ceux du Foyer La Source. La somme attendue pour cette 25e édition est de Rs 4 millions. Différents supports médiatiques invitent, depuis plusieurs semaines déjà, à participer à cette Marche.

* Comme expliqué précédemment, la nouvelle appellation : «Marcher pour les vocations» dit le pourquoi de marcher et relance l'idée que les personnes présentes marchent pour soutenir et se sentent concernées par les vocations dans l'Eglise. «Pa res lipie krwaze» invite à marcher, mais aussi à s'engager à ce que l'arbre à vocation fleurisse et que c'est l'affaire de tous. Les «Pa» invitent chaque personne à faire un petit pas.

* Cette année, Marcher pour les vocations se veut être une démarche à deux poumons : la pastorale et l'aspect technique ; deux entités claires et distinctes qui peuvent avoir des retombées pastorales au niveau des paroisses, des services et des mouvements. En sus de lever des fonds, la Marche veut sensibiliser les catholiques sur leur rôle au sein de l'Eglise comme communauté de croyants. Elle ne s'adresse pas uniquement aux jeunes, mais aussi à la famille.

* Les cartes ont déjà été distribuées dans les écoles primaires et secondaires. La collaboration entre la Commission de la pastorale de la famille et le Comité de l'éducation se passe bien. La mobilisation se passe bien pour le grand rendez-vous du 17 juin, affirme Gilberte Cheung, directrice du Bureau de l'éducation catholique.

Pour mobiliser les participants pour la 25e édition de Marcher pour les vocations et les inciter à réfléchir sur les vocations, un noyau de 12 couples a été constitué pour visiter les services et mouvements dans les paroisses. Les personnes contactées font, à leur tour, passer le message à leur entourage afin que, le 17 juin, ce soit la rencontre de la grande famille de l'Eglise. Manfred et Désirée Ducasse, responsables du noyau, nous donnent des détails.

Line

Cela fait 25 ans cette année que vous êtes engagés dans les préparatifs de cet événement annuel du diocèse. Rappelez-nous les objectifs de ce qui est maintenant
connu comme la Marche pour les vocations ?

Manfred Ducasse (MD) : Le but de la Marche est de recueillir des fonds pour le financement des études des séminaristes. Pour cette présente édition, il a été décidé d'amener les gens à réfléchir également sur l'éveil des vocations dans la famille. Depuis septembre dernier, plusieurs personnes, dont les pères Adrien Wiehe, Georgy Kenny, responsable de la Pastorale des Vocations, et Steves Babooram, responsable de la Pastorale des jeunes, ont commencé à réfléchir sur cet événement.

Vu que cette année nous fêtons le jubilé de la Marche, des innovations ont été apportées pour insuffler un nouveau dynamisme à l'événement. Avec le concours de l'agence Maurice Publicité Ogilvy, un nouveau logo et un nouveau slogan ont été trouvés. (Voir détails plus loin).

La Marche veut aussi susciter les vocations. Nous avons invité les paroisses à puiser leur motivation de la Lettre pastorale 2007 de Mgr Maurice E. Piat. Cette année, c'est la Pastorale de la famille - à travers les couples engagés dans les mouvements tombant sous sa tutelle (Marriage Encounter, CANA, Foi et lumière, LOAC, Equipe Notre-Dame) - qui a été choisie pour mobiliser les participants. On espère tous que ce sera une grande fête des vocations le 17 juin.

Quel est le rôle des couples ?

MD : Pour la mobilisation, le pays a été divisé en 12 régions, avec, pour chacune d'elle, un couple responsable pour coordonner les activités dans les différentes paroisses. Chaque couple a pour mission de galvaniser les fidèles afin que le 17 juin, les participants viennent en famille et que tous prennent conscience de l'importance de prier davantage pour les vocations.

Désirée et moi faisons le suivi avec le noyau pour voir si tout se passe bien. Certains ont vu que ce n'était pas facile, mais ils ont osé relever le défi. L'accueil dans les différentes paroisses a été excellent.

Désirée Ducasse (DD) : Les couples responsables ont pour mission de rencontrer toutes les instances de chaque paroisse (forces vives, groupes/mouvements/services), de les motiver et de faire le suivi des activités. On leur a demandé, à travers les chaînes de prières, de prier pour les vocations dans l'espérance que le Seigneur les entend et que les jeunes répondent à son appel. Cela a commencé depuis le mois dernier.

Nous encourageons aussi les familles à écrire leur réponse à l'évêque, suite à la Lettre pastorale, dont l'essentiel sera lu lors du rassemblement au collège St-Mary's. On sent que les familles sont motivées pour la Marche.

Vous parliez de nouvelle formule. Comment voyez-vous ces changements et comment cela a été-il été accueilli dans les paroisses ?

DD : La nouvelle formule est intéressante. Les couples se sentent concernés, tout comme les familles. Il y aura certainement plus de monde au Thabor le 17 juin. Nous allons vers les gens, il y a une grande proximité et les gens se sentent valorisés. La nouvelle formule a bien été accueillie dans les paroisses.

MD : C'est une très belle expérience. Cela met plus de personnes dans le coup. Chaque responsable dans les paroisses dispose d'un manuel de travail comprenant des fiches pour une veillée, pour la chaîne de prières, pour prier avec les saints, pour prier pour les vocations. Partout, les gens sont invités à réfléchir sur le texte de Mgr A.T. Sanon, évêque de Bobo-Dioulasso, sur l'arbre à vocation. (Voir plus loin).

Ce manuel vise à conscientiser davantage les fidèles et que tous se mettent en marche pour être présents au collège St-Mary's dans la matinée et au Thabor par la suite. Ce rendez-vous est précieux pour écouter les remontées venant des paroisses. (Voir détails plus loin).

Cette mobilisation dans les quartiers sera utile même après la Marche, car ce qui se passe dans les paroisses actuellement va certainement favoriser la pastorale des vocations et inciter les gens à collaborer pour d'autres activités.

Qu'est-ce qui vous motive pour donner encore de votre temps après ces nombreuses années ? N'êtes-vous pas découragés par le départ de certains au bout de quelques années de prêtrise ?

MD : Nous sommes heureux de ce que nous faisons et heureux que nos efforts profitent aux jeunes prêtres. La Lettre pastorale de cette année nous conforte davantage à continuer à nous mettre au service de l'Eglise. Certains nous ont demandé si nous n'avons pas été découragés par le départ de certains prêtres, mais même dans les couples et les familles, il y a des problèmes. C'est l'évêque qui doit se faire plus de soucis, car il s'agit des membres du clergé qui s'en vont alors que les fidèles perdent, dans le départ d'un prêtre, un berger.

Malgré ces désistements, nous devons, comme le dit Mgr Piat, avoir toujours le courage d'espérer. Le manque de vocations religieuses est partout, pas seulement à Maurice. Nous ne sommes pas découragés, car nous avons une grande espérance.

La lettre pastorale nous a donné un coup de pouce et offert un temps de réflexion. Ce serait bien que dans chaque famille, il y ait un partage dessus et que chacun comprenne le message de l'évêque. J'invite les gens à écouter le CD de la lettre.

DD : Nous avons reçu gratuitement - il est normal que nous donnons gratuitement. Le serviteur ne peut être plus grand que le maître. Ces épreuves ne peuvent que nous aider à grandir. Tout le monde doit prier pour qu'il y ait plus de vocations.

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