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Marcher pour les vocations


La mobilisation enclenchée

Le 17 juin, c'est la Marche pour les vocations, ex-Marche de charité. Pour cette 25e édition, ce grand rendez-vous annuel du diocèse de Port-Louis a changé de look, de formule, de slogan et de logo. Depuis quelques semaines déjà, différents comités se réunissent pour les préparatifs de cette journée ­ qui se fera en deux temps : dans la matinée à 9h30 au collège St-Mary's, Rose-Hill, et au Thabor, dans l'après-midi, à partir de 13h30 ­ afin de mobiliser les gens pour que, le 17 juin prochain, personne «pa res lipie krwaze».

Depuis le 27 avril dernier, les cartes ont été distribuées aux responsables des groupes de paroisses et dans les écoles primaires et secondaires. Les annonces en chaire se font entendre depuis le week-end dernier au cours des différentes messes dominicales.

Cette année, c'est la Pastorale de la famille qui a la responsabilité de mobiliser les participants à la Marche. La cellule familiale étant celle où naissent les vocations, c'est en famille que les participants sont invités à être présents au collège St-Mary's le 17 juin dans la matinée, où est prévue une animation avant la marche vers le Thabor pour la messe et l'après-midi festif.

Ainsi, un sous-comité comprenant des couples engagés dans des mouvements tombant sous la tutelle de la Commissions de la famille ­ CANA, Ligue ouvrière d'action catholique (LOAC), Equipes Notre-Dame, Foi et lumière, Marriage Encounter et Service famille ­ a été constitué afin de rencontrer d'autres couples et leurs familles pour les inciter à participer à la Marche. «On fait des visites dans différentes paroisses, on distribue les cartes et on motive les services/mouvements en place», explique Myrna Lapierre. «Comme l'évêque nous le dit si bien, on a pris notre bâton de pèlerin.»

En compagnie de son mari, Philippe, ils mobilisent les paroissiens de la région de Port-Louis. «Nous avons préparé un petit topo pour expliquer le pourquoi de la Marche et l'importance d'éveiller la conscience de nos enfants à la vocation missionnaire» raconte-t-elle. Une mission qui peut être un simple engagement dans la paroisse dans les différents services/mouvements en place. Pour elle, il ne faut jamais cesser de prier pour les vocations.

Appel

Myrna Lapierre tire sa motivation de la présente lettre pastorale qui, affirme-t-elle, l'a beaucoup touchée. «J'ai senti plus intensément un appel à m'engager, car j'ai senti, plus que d'habitude, que l'évêque a besoin de nous tous.» Elle lance aussi un appel à tous pour se mettre au service, ce qui est la mission de tout baptisé.

C'est pour s'engager un peu plus dans le service de l'Eglise que Judex et Marie-France Violette ­ engagés dans le mouvement Foi et Lumière - ont accepté la mission de motiver d'autres couples et familles pour la Marche du 17 juin. Il en est de même pour Pierre et Liliane Rivet, qui sont doublement motivés dans la mesure où leur fils, Laurent, sera ordonné prêtre en août prochain à Rivière-Noire. «On explique aux gens qu'il ne s'agit pas simplement de participer en donnant quelques sous, mais aussi de réfléchir sur les vocations», dit Pierre Rivet.

Engagé au sein de la Communauté du Chemin-Neuf, il estime qu'il est important de discuter en groupe (quartiers, famille...) sur les vocations. «La vocation sacerdotale n'est pas l'apanage d'un groupe, cela concerne tout le monde. Dieu appelle tout le temps et chaque parent a le devoir de faire en sorte que cela grandit dans le cœur de son enfant.» Il utilise comme support l'arbre des vocations, sur lequel tout le monde devrait réfléchir, selon lui.

Mobilisation

Hervé et Jocelyne de Baize, du Service famille, tout comme le couple Roger et Yolande Husseiny, de la LOAC, sont ravis de pouvoir apporter leur contribution pour mobiliser les participants pour la Marche pour les vocations. Le couple de Baize explique à ceux qu'ils rencontrent les changements apportés et le déroulement de la journée. Pour le couple Husseiny, motivé par le fait que la famille est plus impliquée dans l'organisation, c'est dans ce sens que les réunions sont organisées à l'intention d'autres parents et leurs enfants en les invitant à être présents ensemble le 17 juin.

Les deux couples trouvent très bien les innovations apportées cette année pour cet événement annuel. «Il était temps après 25 ans», déclare Jocelyne de Baize. «Auparavant, les familles n'étaient pas aussi impliquées et on donnait l'impression que cette Marche ne concernait que les jeunes. Je suis ravie que cette année on a choisi de mettre l'accent sur la famille, car c'est de la famille que viennent les prêtres et les religieuses.» De son côté, Roger Husseiny note que certains parents étaient démotivés et laissaient la place aux jeunes. Avec la nouvelle formule, les parents ont pris conscience qu'ils doivent aussi participer à la Marche.

Regain d'engouement

L'implication des familles semble avoir donné naissance à un regain d'engouement chez d'autres couples, qui se sentent ainsi valorisés. «Auparavant, on ne faisait de participer à la Marche mais là, on incite d'autres à y participer également», affirme Myrna Lapierre. Il en est de même pour les autres couples, qui trouvent excellente la nouvelle formule. Pierre Rivet souhaite que la mouvance qui s'est installée avec les préparatifs de la Marche perdure jusqu'à l'ordination de son fils, en août prochain. Il se dit heureux qu'il ait choisi cette voie et espère, comme les autres couples, que dans chaque famille, le dialogue, l'écoute et la prière soient présents pour que puissent naître les vocations.

Bien que recevant nombre de félicitations pour le choix de leur fils, Pierre Rivet estime que sa «famille n'est pas plus spéciale» que les autres. «On a nos pauvretés. C'est l'ambiance familiale et la prière qui peuvent aider à éveiller les vocations. On fait en sorte que le Christ soit présent dans chaque instant de notre vie. C'est un service que le Seigneur nous demande et on essaie de répondre à son appel».

Jean-Marie St-Cyr

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