Au Collège BPS, le mercredi 9 mai


Bénédiction et ouverture d'un bâtiment dédié à mère Augustine

A l'école RCA de Belle-Rose


Le père Eugène Dethise à l'honneur

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Le vendredi 4 mai n'a pas été un jour comme les autres à l'école RCA de Belle-Rose, où, en cet après-midi ensoleillé, a été dévoilée une plaque commémorative en hommage au père Eugène Dethise. Cette cérémonie marquait aussi le changement de nom de cet établissement scolaire : la Belle-Rose RCA est désormais connue comme Père-Eugène-Dethise RCA.

Le souvenir du père Eugène Dethise - prêtre, héros de la Deuxième Guerre mondiale, co-fondateur de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) à Maurice, aumônier de l'Indo-Mauritian Catholic Association (IMCA), enseignant au collège du Saint-Esprit et rédacteur en chef de La Vie Catholique, entre autres - était omniprésent lors de cette cérémonie en son honneur à cette école primaire qui porte aujourd'hui son nom.

Parmi les personnes qui l'ont côtoyé et qui, pour l'occasion, lui ont rendu hommage, il y a Clément Arnasalon. Cet ancien jociste a parlé de la vie du père Dethise. Une existence essentiellement mise au service des autres. Pour lui, le père Eugène Dethise a été un grand travailleur social qui a inspiré bon nombre de ceux qui ont croisé sa route. L'ancien président de la République et également ancien jociste, Karl Offman, a aussi témoigné de son respect et de son admiration pour le père Dethise. Un homme qui l'a beaucoup inspiré, qui l'a guidé et qui, à travers la JOC, lui a permis d'acquérir le savoir-faire nécessaire pour progresser dans la vie. «Je suis fier aujourd'hui d'affirmer que si je n'avais pas été jociste, je n'aurais probablement pas eu le parcours que j'ai eu

Selon Karl Offman, à une époque où les ouvriers n'étaient pas bien considérés, le père Dethise, à travers la JOC, leur a appris à reconnaître et à affirmer la valeur de leurs métiers. Grâce à cela, a-t-il poursuivi, bon nombre d'ouvriers ont pu progresser et être des professionnels de valeur. Karl Offman est d'avis que c'est une bien belle manière de rendre hommage au travail du père Dethise que de donner son nom à une école, car le prêtre a aussi été un grand formateur et enseignant. «Il aidait les gens à acquérir les compétences nécessaires pour progresser dans la vie.»

L'évêque de Port-Louis, Mgr Maurice E. Piat, également présent à la cérémonie, a émis le souhait que cet établissement scolaire fasse des projets autour «de ce grand enseignant, ce grand éducateur» afin que les enfants puissent mieux le connaître et «qu'à l'avenir le souvenir du père Dethise demeure toujours vivant». Pour Mgr Piat, le père Dethise a aussi été un homme prophétique de par ses prises de positions à travers La Vie Catholique (1951 à 1970). Ainsi, à l'époque de l'indépendance, alors que l'impression était que la plupart des chrétiens étaient contre, le père Dethise «écrivait article après article pour dire les bienfaits de l'indépendance».

Dharam Gokhool, ministre de l'Education, a profité de l'occasion pour souligner qu'il a noté que les résultats du Certificate of Primary education (CPE) de bon nombre d'écoles primaires catholiques sont en progression. Il a ainsi encouragé le maintien d'une étroite collaboration entre école, parents, élèves et enseignants. Il a également parlé de la collaboration entre le Bureau de l'éducation catholique (BEC) et le gouvernement et a fait un appel pour qu'elle se poursuive dans le dialogue et le partenariat.

Outre le côté protocolaire, un spectacle préparé et présenté par les élèves et les enseignants et des numéros de danse et d'expressions gestuées ont aussi été proposés.

Martine Théodore


Le collège BPS dispose désormais de plus d'espace pour accueillir ses élèves et leur permettre de s'adonner à diverses activités. Le nouveau bâtiment a été béni et inauguré le mercredi 9 mai, en présence de l'évêque de Port-Louis, Mgr Maurice E. Piat, et du vice-Premier ministre, Rashid Beebeejaun.

Quatre grandes salles de classe, une bibliothèque, une salle informatique, un laboratoire de biologie, une salle pour le Home Economics, un gymnase et des toilettes : voilà les nouvelles infrastructures dont disposent désormais les élèves et le personnel du collège BPS. Les travaux de construction avaient débuté en 2006 et sont le fruit d'une collaboration entre les parents, la PTA, l'établissement secondaire et des sponsors (anciennes élèves et autres). «Ce bâtiment dédié à la fondatrice de la congrégation du Bon-et-Perpétuel-Secours (BPS), mère Marie Augustine, vient répondre à un besoin de l'établissement, explique Michaël Ah-Tow, recteur du collège. La population de l'école est en constante augmentation. Dans le sens où nous avons toujours eu à cœur d'offrir une éducation de qualité, il va de soi que les infrastructures doivent être améliorées. Il y a encore beaucoup à faire.»

Et à Michaël Ah-Tow de bien préciser que ces nouveaux locaux seront utilisés aussi bien par les élèves du mainstream que ceux du prévocationnel. «Ceci rejoint quelque part le philosophie de mère Augustine, qui a toujours tenu à l'éducation des plus pauvres. Et rejoint aussi la philosophie de l'éducation catholique d'être centrée sur la personne.»

Si ces travaux de construction ont pu être accomplis, c'est grâce à la collaboration de tous et le recteur du collège a tenu à saluer le dévouement du personnel enseignant et non-enseignant. «Ils ont tous mis la main à la pâte, principalement pendant les deux semaines de vacances scolaires. Certains ont aidé à faire le finish des travaux alors que des enseignants ont été acheter des livres pour la bibliothèque. Je dois saluer la bonne volonté de toutes ces personnes», devait confier le recteur. «Je crois que ce dévouement vient de notre devise qui est : Vivre et construire ensemble.»

La cérémonie d'inauguration et de bénédiction a eu lieu au collège le mercredi 9 mai à 10h00, à Beau-Bassin. Le programme avait été divisé en trois temps : l'accueil des invités et les mots de bienvenue ; la procession des enseignants et la présentation d'un tableau vivant par les élèves et ayant pour titre Une institution née d'une vision et les différents discours ; et, enfin, le dévoilement de la plaque commémorative et la bénédiction et la visite des nouvelles salles. Nous y reviendrons la semaine prochaine.

Martine Théodore


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