p.5foto1

Messe à l'occasion de la fête du Travail


«Apele pou la misyon dan travay,
la misyon komans dan nou lipie»

La traditionnelle messe pour marquer la fête du Travail s'est déroulée, ce mardi 1er mai, au collège Saint-Mary's, à Rose-Hill. Les habitués de ce rendez-vous, dont de nombreux membres des mouvements d'action catholique spécialisée (JOC, LOAC, ACE...) ont tenu à participer à cette eucharistie présidée par Mgr Maurice E. Piat. Il était entouré des pères Silvio Lodoïska et Jean Michaël Durhone, entre autres.

Alors que de nombreux Mauriciens avaient choisi de consacrer leur 1er mai aux rassemblements politiques et à la plage, quelques centaines de chrétiens ont fait le déplacement au collège Saint-Mary's pour prier avec et pour les travailleurs en ce jour qui leur est dédié. Apele pou la misyon dan travay. La misyon komans dan nou lipie fut le thème choisi pour cette célébration. Comme l'a expliqué Mario Jolicœur, président de la Commission diocésaine du monde ouvrier (CDMO), ce thème est inspiré de la dernière lettre pastorale de Mgr Piat, Ayez le courage d'espérer.

«Dan sapit 3, li koz 'l'appel pour la mission'. Nou pe inkiltir li avek nou bann realite. Linkiltirasyon, li pa zis pran enn langaz lokal apre kol kol bann kuler lokal lor la. Pena inkiltirasyon lamess, pena inkiltiratyon levanzil, si lavi, realite dimoun pe viv napa aparet.»

Mgr Piat a, pour sa part, rappelé que la mission ne commence pas à des kilomètres de chez soi, mais bien dans sa famille, dans son quartier, «là où vit la personne». Il a invité les fidèles à faire de la mission une manière d'être, une manière de vivre intensément. «Pran kont bann frer,

ser kinn perdi travay, lazoi bann antreprener, ekout leker nou bann frer ser bate,...»«L'évangile, a-t-il ajouté, est un trésor pour nous. Nous devons demander au Seigneur de nous donner la joie de partager l'évangile et d'être missionnaire.»

Le père Silvio Lodoïska, aumônier de la Ligue ouvrière d'action catholique (LOAC), a, lors de l'homélie, rappelé comment le monde du travail est aujourd'hui en rapide mutation, comment des métiers disparaissent et d'autres émergent et surtout comment, au milieu de ces trains à grande vitesse, Jésus est toujours présent avec les hommes et pour les hommes. «Li dir nou fer li konfians, zet to filet!»

Pour le père Lodoïska, il n'y a pas de sot métier. «Nou bizin dabor apresye travay ki nou pe fer. Tou travay ena so valer. Il faut valoriser ton travail et celui de ton ami. Sakenn parmi nou pa enn kopi pirat me enn orizinal.» Faisant le lien avec la mission, il a aussi tenu à faire ressortir que celle du chrétien commence là où il est - dans son travail, dans sa famille.

L'aumônier de la LOAC a également parlé de la solidarité parmi les travailleurs : «Ena ase manze lor later pou tou dimoun, me pa ase pou satisfer gourmandiz tou dimoun.» Cette célébration a été aussi marquée par plusieurs témoignages (voir encadré) et une forte présence d'enfants de l'Action catholique de l'enfance (ACE). La LOAC y fêtait également ses 50 ans d'existence.

Martine Théodore


retour aller