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Jeunesse ouvrière chrétienne


Déclaration de Rodrigues :
pour un changement de mentalité

Line

Bonne Nouvelle

La Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) de Rodrigues a accueilli la rencontre interîles de la sous- région océan Indien la semaine dernière. C'était l'occasion de réfléchir sur la précarité de l'emploi dans notre région. La précarité de l'emploi est d'ailleurs une réalité mondiale. Quelle attitude avoir devant cette situation ? A Rodrigues, à Maurice et dans le monde, cette situation engendre souvent découragement et fatalité chez beaucoup de jeunes et adultes.

Il est intéressant de constater que la Déclaration de Rodrigues, qui est l'aboutissement d'une semaine de délibérations par les jeunes, jette un regard différent sur l'avenir.

«Nou croire ki nou capave faire kitchose par nou mem», affirment les jeunes de la JOC de Maurice et de Rodrigues. Ils ont décidé d'agir au lieu d'attendre et de se laisser aller à la fatalité. Ils ont décidé de changer de mentalité pour pouvoir exploiter les ressources du pays. Voila une Bonne Nouvelle en ce temps pascal. Croire dans la résurrection, c'est croire qu'il n'y a pas de fatalité et qu'il y a en soi le potentiel pour s'en sortir.

Au cours de cette même session, James Baptiste, jeune Rodriguais, redit sa fierté d'être jociste à travers un chant que ses camarades n'ont pas tardé à s'approprier. Encore une fois, le message est clair et plein d'espérance. «Tous les jours sur ma route je rencontre des obstacles : paresse et découragement essayent de faire surface, mais aujourd'hui ils ne me font plus peur, car maintenant dans ma vie, moi j'ai compris. J'ai appris à être plus créatif, j'ai appris à être plus responsable. Je vis dans une vie fleurie ensemble avec tous mes amis.»

La JOC est consciente qu'elle nage à contre-courant. Beaucoup de leurs jeunes amis ne veulent pas changer de mentalité. Ils attendent d'être embauchés dans les secteurs privé ou public pour avoir la garantie d'un emploi stable pour la vie. Ils comptent beaucoup sur l'allocation de pêcheurs. Ils n'ont pas le sens de la débrouillardise ; le goût d'entreprendre et de s'organiser avec d'autres. Mais la JOC est consciente qu'elle doit influencer les autres jeunes dans cette mouvance afin qu'ils se mettent debout. Mais l'influence passe d'abord par l'action. C'est en voyant la réussite des projets concrets que d'autres vont croire que l'avenir se trouve dans une mentalité de débrouillardise.

Dans la Déclaration de Rodrigues, la JOC dit aussi qu'elle a besoin de la confiance des autorités et des adultes pour réaliser son projet. Sommes nous prêts à ramer à contre-courant avec eux ou préférons-nous cultiver la fatalité, la facilité et l'assistanat ?

Benoît Jolicœur


A la fin de la rencontre sous-régionale de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) tenue à Rodrigues du 15 au 21 avril et ayant pour thème «Jeunes travailleurs de l'océan Indien face à la précarité de l'emploi», les participants de Maurice et de Rodrigues ont fait la déclaration suivante :

Suite à sa rencontre la, nou fine découvert comment banne zenn pe faire face a sa situation la .C'est-à-dire, ki fer, so gravité et so bann conséquences ki sa enan lors bann zenne.

Dans nou bann discussion, nou fine découvert banne causes, par exemple ;

* Contrat à court terme

* Fermetire bann lotels ek firmes

* Licenciement travailleurs

* Bann zenne travailleurs pas kone zot droit

* Qualification ek certaine formation pas adapté avec réalité pays.

Banne consequences précarité qui nou fine trouve

* Ena beaucoup zenne quit pays pou alle rode travail ailleurs

* Manque participation dans bannes activités, sociales, Eglises ek fami

* Bann zenne tombe dans la délinquance, la drogue, l'alcool ek prostitution

* Surendettement

* Individualisme

Apres banne intervention, nous fine prend conscience qui pas travail qui penan, mais l'emploi. Ene lot point qui fine ressorti, c'est ki enan beaucoup l'espace pou investi. Et pou capave exploite sa banne ressource la, nou besoin change nou mentalité par rapport a nou facon pense eck faire.

Dans manière qui JOC réfléchi , nou fine trouve situation comment été et nou fine prend l'engagement pou agir.

Premier étape nou l'action c'est gagne ene rencontre avec banne zenne travailleurs pou ene échanger lors droit et condition travail. Pou gagne plis l'éclaircissement nou pou zoine eck l'autorité locale. Par contre certains points nou pas fine enan réponse parcequi l'économiste ki nou ti invité pas ti present pou nou brosse ene tableau situation économique nou région.

Quand nou pe guet banne zenne qui pe lutter contre la précarité de l'emploie dans nou pays, nou demande nou si ena ene l'avenir pou banne zenne qualifié?

Pou l'ouverture nou rencontre dimanche dans discours commissaire zeness ek travail finn dire «La Jeunesse c'est une Chance». Ca dire nou ki le gouvernement compte beaucoup lors la jeunesse pou encourage nou dans ceki nou pe faire.

Pendant nou session travail nou finne remarquer ki beaucoup zenne faire face probleme précarité travail, mais zotte pas deseperer. Nou aussi nous croire qui nou capave faire quitchose par nou meme. D'ailleurs nou fine lance plusieurs projet mais bien des fois découragement arriver parcequi banne autorité et banne adulte pas croire dans nous.

Nou question c'est comment arriver change sa mentalité la cot zenesse c'est ene vrai chance pou zordi ek demin.

Résolution signée par :


Joelle Herrisson et Christopher Bothe (Ile Maurice)


Prisca Labour / Casimir et Georges Eric Jolicœur (Ile Rodrigues)


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