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Tamriv+ : pour que l'union

soit la force de l'Ouest

Afin de mieux comprendre la région s'étalant de Baie-du-Cap à Bambous, Tamriv + chapeaute tout un travail de recensement. Les données compilées seront répertoriées et le document, sous forme d'annuaire, sera publié. Ce sera ainsi un outil efficace pour celui qui s'intéresse à cette région de l'île.

Recenser et répertorier les différentes forces vives et les différents acteurs du social présents dans la région Ouest (de Bambous à Baie-du-Cap) : voilà à quoi s'attaque la Fondation Tamriv +. Le projet, intitulé Rezo West, a démarré au mois de mars suite à la signature d'un Memorandum of Understanding (MOU) entre la Fondation et le ministère de l'Education. L'objectif de ce projet, comme l'explique Geneviève Appadoo, présidente administrative de Tamriv +, est ainsi de fédérer les acteurs sociaux de la région en réseau afin de s'assurer d'une meilleure coordination et de plus de professionnalisme. «Une part du travail se fera auprès des enfants en difficulté scolaire des écoles Zep et de leurs familles. Cela dit, nous n'excluons pas ceux qui ont des difficultés, mais qui sont hors de ces écoles. Nous allons aussi nous occuper d'eux», précise-t-elle. Rezo West est financé par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

Projeter l'avenir

Pour l'heure, trois coordonnateurs de terrain ont été recrutés. Ces derniers ont la responsabilité d'aller vers les familles, les associations qui proposent aux enfants des activités autres qu'académiques et des organisations œuvrant déjà sur le terrain. Le travail sur le terrain se fait par investigation directe, par personnes relais ou par distribution de fiches/questionnaires. Déjà, quelques partenaires, à l'exemple des SEED de Chamarel, de Bambous, de Rivière-Noire et de la Zep aident à recueillir les données.

D'ailleurs, l'équipe recueille aussi bien des informations concernant les problèmes de la région que les atouts. «Nous voulons aussi savoir sur quoi on pourra se baser pour projeter l'avenir», explique Geneviève Appadoo. Après le recensement des informations, ces données seront rassemblées dans un document. Lequel, tel un annuaire, sera publié et mis à la disposition de ceux qui œuvrent dans cette région.

Fédérer les énergies

La région Ouest a été choisie pour ce programme parce que, selon un constat de Tamriv + en 2006, elle accueille depuis quelques années d'importants développements économiques. Parallèlement, les poches de pauvreté ont augmenté avec l'apparition de squatters, de bidonvilles et, par la même, de problèmes sociaux liés à des situations familiales précaires. Et, malgré les interventions ponctuelles ou des programmes définis par des associations, cela est loin d'être suffisant pour résoudre ces problèmes.

Pour Tamriv+, il est aujourd'hui plus qu'essentiel de se donner les moyens pour intégrer les familles dans le développement qui s'opère dans cette région. Une manière «de leur redonner leur place dans une vie citoyenne». Ayant le souci de l'éducation et du bon développement de l'enfant, Tamriv + pense également qu'il faut qu'il y ait des «liaisons fonctionnelles de l'école vers la famille - et inversement». Enfin, et non des moindres, que «c'est maintenant ou jamais qu'il est nécessaire de fédérer les énergies et de donner plus de force et de durabilité aux projets des uns et des autres par la mise en cohérence des initiatives mises en œuvre jusque-là». Le programme aura donc trois axes principaux: a) Le développement de l'enfant : son épanouissement, l'accompagnement scolaire ; b) Les parents, leur implication dans le développement et la réussite de l'enfant ; et, c) L'amélioration des conditions de vie des familles.

Tamriv+ a jusqu'à août pour compléter Rezo West et espère lancer l'annuaire au mois de septembre. D'autres projets de la Fondation, en préparation, seront lancés ultérieurement. Parmi: l'initiation à l'informatique, la création d'unités de soutien psychologique et le service de préparation et de distribution de repas équilibrés dans les écoles.

Martine Théodore

Vin Art Nu


L'art, un remède à nos maux

L'ambiance était à la fête le dimanche 15 avril dernier à Tamarin à l'occasion du «Vin Art Nu Youth Festival». Petits et grands ont pu assister à divers ateliers et même profiter d'un spectacle assuré par des artistes locaux. Cette manifestation s'insère dans le cadre d'un programme du British Council et auquel participe le jeune Mauricien Abdool Kadell. «Identities» vise, en effet, à encourager les jeunes à créer une conscientisation sociale à travers l'art.

Atelier de sculpture, de peinture, de body art, de face painting,... Spectacle assuré par Jean-Jacques Arjoon, Negro Pou Lavi, Menwar et Jean-René Bastien... Voilà l'essentiel de la journée de dimanche 15 avril au Centre socioculturel d'art et de musique La Pointe Tamarin. Tout ceci n'a certes pas manqué d'attirer l'attention des habitants de Tamarin et de Rivière-Noire, qui se sont fait une joie de venir y assister.

Le Vin Art Nu Youth Festival, comme l'explique son initiateur, Abdool Kadell, est un projet conçu dans le cadre du programme Identitites, du British Council. Lancé en 2006, le projet Identities vise à encourager des jeunes à faire de la conscientisation sociale dans leurs pays à travers l'art, et ce afin de combattre les stéréotypes, les préjudices et les présupposés. Une vingtaine de jeunes de pays africains avaient été sélectionnés et ont eu l'occasion de participer à des séminaires à Cape Town, en Afrique du Sud (octobre 2006), et à Londres, en Angleterre (décembre 2006).

De retour dans leurs différents pays, les participants ont eu pour tâche de lancer des projets, d'où celui de Vin Art Nu. Comme l'explique Abdool Kadell, «ce projet vise à conscientiser les gens que l'art peut contribuer au développement intellectuel des jeunes des régions défavorisées. Nous souhaitons aussi encourager les jeunes de milieux aisés à venir en aide à ceux qui sont dans le besoin. Enfin, le projet a aussi pour objectif de promouvoir le travail d'autres organismes».

Vin Art Nu comprend deux autres projets qui ont également été lancés le dimanche 15 avril dernier: un site Web (http://www.vinartnu.org) et un clip vidéo de cinq minutes. Tous les projets réalisés dans les différents pays seront exposés à Lusaka, en Zambie, du 30 avril au 5 mai, à l'occasion d'un séminaire pour les jeunes.

Martine Théodore

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